Végétal hétérotrophe
From Wikipedia, the free encyclopedia
L'hétérotrophie est rare dans le règne végétal, alors qu'elle est courante dans le règne animal. Certains végétaux ont évolué pourtant avec différentes adaptations nutritives inhabituelles au cours du temps. Les végétaux hétérotrophes sont des végétaux qui utilisent uniquement ou en partie une source de carbone organique pour se développer (sous forme d’association, hôte ou capture). Contrairement aux végétaux autotrophes, les plus communs, qui utilisent le carbone inorganique et l'eau pour se développer, souvent par le processus de photosynthèse (photoautotrophes). Les végétaux hétérotrophes prélèvent leurs nutriments soit par symbiose, soit par parasitisme, soit par prédation.
Les mycorhizes
La symbiose est l'association de deux organismes qui bénéficient mutuellement de leur vie commune[1]. Les végétaux symbiotiques sont impliqués dans une relation symbiotique avec un autre organisme.

Les mycorhizes sont formées par l'association des racines d'une plante et des hyphes d'un champignon. Le champignon bénéficie de la matière organique qui circule dans les racines de la plante, tandis que la plante bénéficie d'une plus grande surface de contact au sol, et donc d'un meilleur accès à l'eau et aux nutriments[1].
Les lichens
Les lichens sont formés par l'association d'un champignon et d'une algue. L’algue chlorophyllienne produit la matière organique nécessaire aux deux organismes grâce à la photosynthèse, tandis que le champignon fournit l’eau et les éléments minéraux aux deux partenaires[2].
Les végétaux parasites
Le parasitisme chez les végétaux est une relation biologique chez laquelle un des protagonistes (la plante parasite) tire profit en se nourrissant aux dépens de l’hôte (la plante parasitée). Les végétaux parasites absorbent des glucides et des minéraux d’autres plantes afin d'assurer leur survie.
La cuscute (genre Cuscuta) est un exemple de plante parasite non photosynthétique, qui dépend entièrement d’autres plantes pour se nourrir. Comme la plupart des plantes parasites, la cuscute n’a pas de véritables racines. Elle a plutôt un suçoir, l'haustorium, ressemblant à des racines, qui permet de se fixer sur l’hôte et de pénétrer dans ses tissus pour y extraire des nutriments. La cuscute peut ainsi absorber la sève élaborée contenue dans le phloème de la plante hôte[3].
Le monotrope uniflore (Monotropa uniflora) est également une plante parasite non photosynthétique, qui parasite, non pas directement une plante, mais plutôt des mycorhizes qui lient un champignon et une plante photosynthétique. Cette herbacée absorbe les éléments nutritifs qui circulent dans les hyphes du champignon allant vers les racines de la plante photosynthétique hôte[4]. Sa couleur blanche s'explique par le fait qu'elle ne possède pas de chlorophylle, puisqu'elle n'effectue pas de photosynthèse pour se nourrir.
Les végétaux semi-parasites
Les végétaux semi-parasites sont des végétaux chlorophylliens, qui effectuent la photosynthèse pour fabriquer leur nourriture. Mais ils sont dépourvus de racines, et doivent donc puiser l'eau et les sels minéraux chez une autre plante hôte, en absorbant sa sève brute[1]. Après avoir pompé la sève brute de la plante hôte, la plante semi-parasite peut ensuite compléter son processus de photosynthèse avec les molécules d'eau et les minéraux qu'elle a retirés. Elle utilise cette matière première pour fabriquer sa propre nourriture par photosynthèse.
Le gui (genre Viscum) est un exemple de plante parasite photosynthétique qui parasite des arbres pour en retirer l'eau et les sels minéraux nécessaires à son propre processus de photosynthèse. Le gui infiltre ses suçoirs jusqu'aux vaisseaux du xylème de son hôte pour en extraire la sève brute. Il pousse en touffes, notamment sur les branches d'arbres tels que les pommiers, les peupliers, les aubépines, les poiriers, les sapins, etc.[1],[3],[4],[5]
