Après des études à Bordeaux dans les années 1970, Véronique Selleret se lance dans un long périple à travers le monde. Pendant cinq ans, la jeune diplômée des Beaux-Arts part à la découverte du Moyen-Orient, de l'Asie du Sud-Est, du Japon puis de la Californie[1].
À son retour, elle s'engage dans la voie du stylisme et entame une carrière internationale en 1982 avec une exposition chez Bloomingdale's, à New York. Sélectionnée pour les "Nouveaux Talents" en 1983-1984 du groupe des Halles au salon du prêt-à-porter de Paris, elle obtient une bourse du ministère de la Culture pour un séjour d'un an à Milan, puis réalise simultanément défilés de mode, scénographies et expositions[2]. On la retrouve alors au musée des arts décoratifs de Bordeaux, à la foire internationale d'art contemporain de Nice, au Grand Palais, au centre Beaubourg ou au musée des arts décoratifs de Paris.
À la fin des années 1980, Véronique Selleret se fixe à La Rochelle et son travail s'oriente davantage vers la sculpture, les installations plastiques ou la scénographie. Elle inaugure en 1989 une collaboration avec le salon Vinexpo de Bordeaux, réalisant à chaque fois des œuvres monumentales sur plusieurs centaines de mètres carrés et reçoit des commandes d'entreprises. À partir de 1991 et jusqu'en 2003, elle conçoit l'affiche et les installations de la Foire écologique d'Aytré. Elle effectue de nombreuses interventions dans l'espace public : on fait appel à elle pour de grands évènements locaux ou nationaux : la Foire internationale de Bordeaux, le Millénaire de La Rochelle ou le 400e anniversaire du Québec[3]. Elle réalise la scénographie d'opéras[4], de pièces de théâtre[5] ou de manifestations culturelles. En parallèle, les installations et expositions se succèdent, d'une exposition de sculptures à Budapest aux six tonnes de coques bleues déversées dans la Corderie royale de Rochefort, en passant par une exposition personnelle "Facilement inflammable"[6] à l'espace d'art contemporain de La Rochelle.
Depuis 1992, Véronique Selleret consacre une part importante de son travail aux interventions artistiques en milieu scolaire[7], de la maternelle à l'université, initiant des générations de jeunes picto-charentais à la pratique d'une expression plastique et à la curiosité pour l'art.