Víky Moscholioú
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| Naissance | |
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| Décès | |
| Nom dans la langue maternelle |
Βίκυ Μοσχολιού |
| Nationalité | |
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| Période d'activité |
- |
| Conjoint |
Dimítrios Domázos (de à ) |
| Labels |
Columbia Graphophone Company, Odeon, Philips Records, Lyra (d), HMV |
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| Genre artistique |
Víky Moscholioú (grec moderne : Βίκυ Μοσχολιού), née le 23 mai 1943 à Metaxourgeío et morte le 16 août 2005 à Athènes, est une chanteuse grecque, dont le timbre de voix a laissé une trace exceptionnelle dans la chanson grecque de la fin du XXe siècle.
Née Vasilikí Moscholioú (Βασιλική Μοσχολιού) le 23 mai 1943 à Metaxourgeío, un quartier ouvrier de la banlieue athénienne, elle a grandi dans les années difficiles de l’après-guerre en Grèce ; la famille (trois enfants, les parents et sa grand-mère) vivait dans une pièce ; dans la même cour, deux autres pièces abritaient chacune une autre famille. Son père travaillait au marché aux légumes avec sa mère, qui souffrait de la tuberculose et faisait des lessives pour arrondir les revenus de la famille. Par la suite, la famille achète un lopin de terre à Agia Varvara (Aigáleo) ; ils y construisent eux-mêmes une maison sommaire où ils s’installent. Víky Moscholioú quitte l’école en 1955 (à 12 ans) et commence à travailler en usine comme cordelière dans une fabrique de chaussures, où elle travaille 12 heures par jour pour le salaire de base d’un ouvrier non spécialisé, soit 50 drachmes par jour.
Au début des années 1960, son père est victime d’incidents cardiaques, et la famille voit ses revenus s’amenuiser encore. Un de ses cousins, chanteur dans les bars à bouzouki, parvient à convaincre ses parents réticents de la laisser chanter dans les bouzoukia, pour 150 drachmes la soirée : elle débute au printemps 1962 dans un bar très populaire de l’avenue Syngrou, le "Triana tou Vassili Hila" (Τριάνα του Βασίλη Χειλά), dont les vedettes sont notamment Grigóris Bithikótsis et Doukissa.
En 1967 Víky Moscholioú épouse Mimis Domazos, un joueur de football célèbre du Panathinaïkós, dont elle divorcera en 1979. Le couple a deux filles.
Elle meurt à Athènes en 2005, après deux ans de lutte contre le cancer. En 2008, suite à un différend entre ses filles, sa villa de Thrakomakedónes est vendue avec ses meubles au bijoutier Panagiotis Stylianoudis.
Carrière
Víky Moscholioú obtient la reconnaissance du public en 1964, avec une chanson de Stávros Xarchákos Χάθηκε το φεγγάρι (La Lune a disparu), pour le film Lola de Dínos Dimópoulos. Elle collabore alors avec les plus importants compositeurs et paroliers de la fin du XXe siècle en Grèce, comme Mános Eleftheríou, Yórgos Katsarós ou Yórgos Zambétas.
Deux de ses plus grands succès donnent leur nom à des night-clubs d’Athènes : "Ta deilina" (Δειλινά) et "Ximeromata" (Ξημερώματα). Elle chante également pour les cours royales de Grèce, de Perse et de Jordanie.
Víky Moscholioú a interprété des chansons composées par Apóstolos Kaldáras, Stávros Kouyioumtzís, Georges Moustaki[1], Akis Panou, Mímis Pléssas, Yánnis Spanós, Míkis Theodorákis, Vassílis Tsitsánis, Stávros Xarchákos, Yórgos Zambétas, entre autres.
Víky Moscholioú a interprété des chansons écrites par Dimítris Christodoúlou, Mános Eleftheríou, Níkos Gátsos, Vangélis Goúfas, Iákovos Kambanéllis, Leftéris Papadópoulos, Pythagoras, entre autres.
Chansons célèbres
- 1964 : Χάθηκε το φεγγάρι (Khathike to fengari / La Lune s’est perdue), texte : Vangélis Goúfas, musique : Stávros Xarchákos
- 1965 : Ξημερώματα (Ximeromata / Au lever du jour), texte : Dimítris Christodoúlou, musique : Yórgos Zambétas
- 1966 : Τα δειλινά (Ta deilina / Les soirées), texte : Charálambos Vasiliádis, musique : Yórgos Zambétas