Wabokieshiek est né vers 1794, moitié winnebago et moitié sauk. Principalement connu par les Blancs sous le nom de «Winnebago Prophet», il rassemble dans son village de Prophetstown environ 200 partisans de différentes tribus[1]. Bien qu'il prêche un discours de résistance face à l'empiètement des Blancs sur leur territoire, il ne semble pas avoir approuvé la résistance violente, notamment lors de la guerre des Winnebagos de 1827[1].
Durant l'hiver 1829-1829, Wabokieshiek reçoit la visite du chef Black Hawk, meneur des Sauks et Mesquakies qui contestent la légitimité du traité de 1804 par lequel ces tribus doivent abandonner leurs terres situées à l'est du Mississippi[2]. Il lui conseille de réoccuper son village et lui assure que s'il reste en paix, l'armée des États-Unis le laissera tranquille[2]. Également convaincu par Neapope(en) qu'il recevra le soutien des Britanniques et d'autres tribus en cas de conflit avec les États-Unis —déclarations qui s'avèrent sans fondement—, Black Hawk traverse le Mississippi au printemps 1832, ce que les États-Unis voient comme une invasion. Wabokieshiek demeure son principal conseiller durant la guerre qui s'ensuit, jusqu'à leur reddition à un groupe de Winnebagos qui les remettent aux autorités américaines le [2]. Au cours de leur captivité, Black Hawk et Wabokieshiek rencontrent le président Andrew Jackson à Washington puis sont envoyés au fort Monroe en Virginie avant d'être libérés le [3].
Ayant perdu de son prestige, Wabokieshiek poursuit sa vie dans l'ombre, au sein des Winnebagos et meurt parmi eux vers 1841[3].
(en) John W. Hall, «Wabokieshiek», dans Spencer C. Tucker, James Arnold et Roberta Wiener, The Encyclopedia of North American Indian Wars, 1607–1890: A Political, Social, and Military History, ABC-CLIO, (ISBN978-1-85109-697-8, OCLC871982141, lire en ligne), p.820-821.
(en) Frederick Webb Hodge, «Wabokieshiek», dans Handbook of American Indians North of Mexico, vol.4, Scituate, Digital Scanning, Inc., (ISBN1-58218-751-7, OCLC54398318, lire en ligne), p.885-886.