En 1949, l’expulsion de Wadi Fukin conduit à un changement du tracé de la ligne verte et à un échange de terres fertiles vers Bethléem, sous contrôle israélien, contre le village de Wadi Fukin passant sous contrôle jordanien. Le 15 juillet 1949, l’armée israélienne expulse la population de Wadi Fukin, après que le village lui ait été transféré par les accords d’armistice. La commission mixte d’armistice décida, le 31 août, à un vote majoritaire, qu’Israël avait violé les termes de l’armistice en expulsant les habitants de Wadi Fukin et que ceux-ci devaient être autorisés à rentrer chez eux. Cependant, quand les villageois retournèrent à Wadi Fukin sous la supervision des observateurs des Nations unies, le 6 septembre, la plupart de leurs maisons avaient été détruites et furent, à nouveau, forcés par l’armée israélienne à retourner dans les territoires sous contrôle jordanien. Le président de la commission mixte, appartenant aux Nations unies, le colonel Garrison B. Coverdale (US), insista pour qu’une solution à ce problème soit trouvée au sein de la commission, dans un esprit amical et onusien. Après quelques hésitations, un ajustement à la ligne verte est accepté et un accord conclu selon lequel la ligne d’armistice est modifiée pour placer Wadi Fukin sous autorité jordanienne, Jordanie qui accepte de transférer quelques zones inhabitées mais fertiles au sud de Bethléem à Israël[2]
La colonie israélienne de Betar Illit, fondée en 1985, a été construite en partie sur des terres palestiniennes confisquées du village de Wadi Fukin (ou Foquin)[3],[4].
Les flots d'eaux usées de Betar Illit contaminent les terres agricoles du village palestinien voisin de Wadi Fukin, selon des sources de 2006[3], 2012[5], 2013[4] et 2016[4].