Waliyato Sowati Clowes, née le à Widama et morte le [1], est une femme politique papou-néo-guinéenne.
Elle naît dans une famille de douze enfants, dans un village sur le fleuve Aramia(en) dans le sud-ouest de la Papouasie-Nouvelle-Guinée, qui est alors une colonie de l'Australie. Elle est scolarisée à l'école de la mission chrétienne à Awaba, puis y devient enseignante en école primaire. Elle épouse en 1974 un petit commerçant australien, et le couple s'installe à Port-Moresby, où Waliyato Clowes demeure enseignante. Elle devient par ailleurs sélectionneuse d'un club de football féminin, ainsi que de son pendant masculin, dans un quartier de la capitale[1].
La Papouasie-Nouvelle-Guinée accède à l'indépendance en 1975, et Waliyato Clowes est candidate pour le parti Papua Besena (qui demande l'indépendance de la région Papouasie, correspondant au sud du pays) dans la circonscription de Middle Fly, qui inclut son village natal, pour les élections législatives papou-néo-guinéennes de 1977. Parcourant les zones humides de la circonscription pour faire campagne, elle tombe malade de la fièvre jaune. Elle est néanmoins élue, et est l'une des trois seules femmes à siéger au Parlement national pour la législature 1977-1982, avec Josephine Abaijah (cheffe du parti Papua Besena) et Nahau Rooney. En 1980, Waliyato Clowes et fonde et dirige l'Alliance nationale papouasienne, qui renonce à la sécession mais demande davantage d'investissements publics pour la région Papouasie[1].
Après avoir divorcé en 1979 et obtenu la garde de ses trois enfants, elle adopte cinq autres enfants. Elle est largement battue dans sa circonscription lors des élections de 1982. Elle devient alors gérante d'un fast-food à Port-Moresby. Elle ouvre par la suite son propre fast-food, mais ce dernier est détruit lors des émeutes et pillages qui accompagnent les funérailles de Sir Iambakey Okuk(en) en 1986. Elle trouve alors un emploi d'adjointe à la gestion d'une boulangerie, puis en 1987 devient formatrice pour une entreprise de transport maritime. Elle démissionne en 1996 pour retourner dans son village natal et y redevenir enseignante en école primaire.
Références
123(en) Theresa Meki, Keimelo Gima et Nicholas Hoare (dir.), Fifty Years of Nation-Making: A Papua New Guinea Dictionary of Biography, vol. 1, université de Papouasie-Nouvelle-Guinée, septembre 2025, pp.14-19