Walter Firpo
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Walter Firpo, né le à San Juan (Porto Rico) et décédé le à Créteil, est un peintre cubiste français, élève d'Albert Gleizes.
Il arrive en France en 1914. Après sa participation à la Première Guerre mondiale en tant que soldat américain[1], il trouve un emploi de clerc de banque à Nice. En 1929, il rencontre Albert Gleizes[2] et s'installe dans le sud de la France en 1930[3]. Albert Gleizes écrira au sujet de cette rencontre : « Notre amitié, fondée sur l'esprit, fut immédiate »[2].
En 1930, il rencontre Henri Matisse et Giorgio de Chirico avec qui il devient ami[2]. En juillet de la même année, il s'installe pour quelques jours chez Georges Manevy à Moly-Sabata.
En 1931, Firpo séjourne à la communauté de Moly-Sabata, fondée par Gleizes en 1927. En 1939, Matisse achète une œuvre de Firpo représentant la chapelle d'Esteinc aux enchères à Nice[4],[5]. Après quelques années d'indépendance, il renoue définitivement avec Gleizes en 1946[2].
En 1946, il expose des dessins et des huiles sur toile dans les salons du Ministère de l'Information (au 2e étage du 25 rue Longue-des-Capucins)[1].
En 1947, Firpo effectue une exposition conjointe avec Albert Gleizes et Max Papart intitulée 30 peintures non-figuratives. En 1950, Edgar Mélik répond à cela par l'exposition Ponts coupés. 30 peintures réalistes inobjectives. Firpo avait visité Mélik à la fin de l'été 1947 avec des amis américains[6]. Il était ensuite venu à l'exposition privée organisée par Mélik à Cabriès le samedi 25 octobre 1947[7].
De 1950 à 1953, il s'installe dans une communauté protestante, ce qui constitue une période d'art sacré (La création du monde ; La lutte de Jacob ; Le signe de Jonas). En 1952, il expose avec Matisse qui lui écrit à l'occasion : « Je suis certain que vos œuvres harmonieusement expressives feront une jolie salle très appréciée. Je vois vos belles valeurs sur les murs chauffés par le soleil de Marseille »[5].
En 1968, au sujet de la vie quotidienne d'un port, Firpo écrit : « J'ai considéré le port et son activité comme un système vibrant polarisé et oscillatoire qui pouvait se relier à la genèse même des formes »[5].
Son fonds d'atelier (environ 300 œuvres) est vendu aux enchères chez Me François Fleck le à Marseille. Une autre vente a lieu le . Walter Firpo avait déposé ses œuvres dans un conteneur au sein d'un garde-meuble.
Œuvres
- Musée Cantini (Marseille) : Femmes, grappes et poissons[8] ; Chant pour l'Espagne (1960)[9].
- Musée de Kobé (Japon)
- Musée d'État de Wuppertal (Allemagne)
Analyse
En juin 1947, Albert Gleizes écrit : « Si on regarde attentivement les œuvres de Firpo, on en pénétrera le sens éminemment humain, et on y discernera ce drame de notre époque, qui met aux prises deux attitudes contradictoires pour nous : celle subjective héritée de la Renaissance, et celle objective, oubliée, perdue, qui fut celle du Moyen Âge chrétien. »[5]