Walter Weideli
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Wagenhausen, Suisse
Bergerac
Journaliste
Traducteur
Auteur dramatique
| Nom de naissance | Walter Wilhelm Weideli |
|---|---|
| Naissance |
Wagenhausen, Suisse |
| Décès |
(à 93 ans) Bergerac |
| Activité principale |
Écrivain Journaliste Traducteur Auteur dramatique |
| Langue d’écriture | Français |
|---|
Œuvres principales
- Un banquier sans visage (1964)
Walter Weideli, né le à Wagenhausen en Suisse et mort le à Bergerac[1],[2], est un journaliste, critique littéraire, traducteur, écrivain et dramaturge suisse.
Depuis 1978, il vivait en Dordogne[3] (France), où il a rédigé son autobiographie[4] intitulée La Partie d’échecs (2010)[5].
Dramaturge et essayiste, mais aussi traducteur d’auteurs germanophones tels que Friedrich Dürrenmatt[6], Elias Canetti, Robert Walser, Kurt Guggenheim, Ludwig Hohl, Pavel Kohout et Herbert Meier (de), il s’est fait un nom à la charnière des cultures de la Suisse alémanique et de la Suisse romande. Il a contribué à faire connaître Bertolt Brecht en France et a reçu, en 1986, le Prix lémanique de la traduction[7].
Publications

Essais et récits
- Brecht, Éditions universitaires (Classiques du XXe siècle 40), Paris, 1961.
- Moine aujourd’hui, Cerf, Paris, 1986.
- Ces enfants blessés, Construire, Lausanne, 1993.
- La Partie d'échecs[8], L'Aire, Vevey, 2010.
Œuvres dramatiques
- Réussir à Chicago, 1962
- créé par François Simon au Théâtre de Carouge.
- Un banquier sans visage, Lausanne, La Cité, 1964
- créé par Jean Vilar au Grand Théâtre de Genève[9],[10] pour célébrer les 150 ans de l’entrée de Genève dans la Confédération suisse.
- Éclatant soleil de l’injustice, Lausanne, Rencontre, coll. « Sur scène », 1968
- créé par William Jacques à la Comédie de Genève.
- Chicago crime & crash, Paris, 1976
- créé par Jean-Pierre Dougnac au Théâtre de l'Est parisien[11].
Pièces télévisées
- Le Dossier Chelsea Street, 1961, première version créée par Claude Goretta à la Télévision suisse romande (TSR), deuxième version créée par Marcel Bluwal à la télévision française, avec Guy Tréjan et Pierre Vaneck[12]
- Les anges frappent avant l’aube, 1969, créé par Roger Bruckhardt à la TSR
- La Fusillade en réponse à Dostoïevski, 1972, créé par Claude Goretta à la TSR, reprise par les télévisions française, belge et canadienne ; version radiophonique créée par la radio suisse alémanique
- Rumeur, TSR, 1978
- Agonie et résurrection d’Henri Dunant, 1980, créé par Jean-Jacques Lagrange à la TSR
Traductions
- Friedrich Dürrenmatt, « À ma patrie / Le Théâtre est d’abord un jeu », Europe, n° 381, 1961
- Herbert Meier (de), Le Talent au pouvoir. Un manifeste et des discours aux jeunes (allemand : Der neue Mensch steht weder rechts noch links – er geht. Manifest und Reden), Éditions de la Baconnière, Neuchâtel, 1969
- Robert Walser, L’Homme à tout faire (allemand : Der Gehülfe), Livre du mois (tome 15), Lausanne, 1970[13]
- Ludwig Hohl, Tous les hommes presque toujours s’imaginent (allemand : Daß fast alles anders ist), Rencontre, Lausanne, 1971
- Friedrich Dürrenmatt, Play Strindberg (allemand : Play Strindberg. Totentanz nach August Strindberg), Gallimard, Paris, 1973
- Friedrich Dürrenmatt, La ville et autres proses de jeunesse (allemand : Die Stadt. Prosa I–IV), Albin Michel, Paris, 1974
- Friedrich Dürrenmatt, La chute d’A. (allemand : Der Sturz), Albin Michel, Paris, 1975
- Kurt Guggenheim, Mon grain de sable. La rencontre de J.-H. Fabre (allemand : Sandkorn für Sandkorn), Bertil Galland, Vevey, 1975
- Friedrich Dürrenmatt, Sur Israël (allemand : Zusammenhänge. Essay über Israel. Eine Konzeption), Albin Michel, Paris, 1977
- Friedrich Dürrenmatt, Le mariage de monsieur Mississippi (allemand : Die Ehe des Herrn Mississippi), Éditions L’Aire, Lausanne, 1979
- Pavel Kohout, L’Exécutrice en collaboration avec Milena Braud (tchèque : Katyne, allemand : Die Henkerin), Albin Michel, Paris, 1980
- Friedrich Dürrenmatt, « La panne » (allemand : Die Panne), L’Avant-scène-théâtre, n°757, Paris, 1984
- Herbert Meier (de), Bräker ou le Songe d’hiver (allemand : Bräker), L’Age d’Homme, Lausanne, 1984
- Elias Canetti, Jeux de regard. Histoire d’une vie. 1931–1937 (allemand : Das Augenspiel), Albin Michel, Paris, 1987
- Elias Canetti, Le Cœur secret de l’horloge. Réflexions. 1973–1985 (allemand : Das Geheimherz der Uhr), Albin Michel, Paris, 1989
- Friedrich Dürrenmatt, Le Chien, Le Tunnel, La Panne (français-allemand), Éditions Zoé, Carouge, 1994
- Elias Canetti, Le collier de mouches (allemand : Die Fliegenpein), Albin Michel, Paris, 1995
- Michaël Vescoli, Calendrier celtique : le signe de l'arbre/Michaël Vescoli, illustrations par Jean-Claude Senée, Actes Sud, Arles, 1996
- Elias Canetti, Notes de Hampstead (allemand : Nachträge aus Hampstead), Albin Michel, Paris, 1997
Vie privée

Son épouse, Mousse, est longuement évoquée dans son ouvrage La Partie d'échecs[14]. Elle est décrite comme une femme volontaire, qui sait ce qu'elle veut et sait l'obtenir. C'est elle qui le séduit lorsqu'il a 28 ans, puis qui l'incite à quitter le Journal de Genève et vivre de sa plume[15]. C'est en s'appuyant sur elle qu'il quitte la Suisse et va s'installer dans un petit village de Dordogne, Sainte-Innocence, où il reçoit un accueil très peu agréable[15].
Elle meurt le , jour de son anniversaire ; il lui rendra hommage dans La Partie d'échecs[15].
Bibliographie
- Joël Aguet, « Walter Weideli », dans le Dictionnaire du théâtre en Suisse en ligne.
- Walter Weideli, Théâtres d'écritures. Comment travaillent les écrivains ? Enquête auprès d'écrivains suisses, présentation et analyse de Yves Bridel et Adrien Pascali, Berne, Peter Lang, 1993, p. 371-377.
- Walter Weideli, Histoire de la littérature en Suisse romande, tome III, Lausanne, Payot, 1998, p. 226-227.
- Hommage à Walter Weideli par Frédéric Wandelère dans Le Temps du 4 décembre 2020 intitulé « Walter Weideli, un regard affûté, une vista », https://www.letemps.ch/culture/walter-weideli-un-regard-affute-une-vista.