Chièvres

ville de Wallonie (Belgique) From Wikipedia, the free encyclopedia

Chièvres (en wallon Chieve) est une ville francophone de Belgique située en Région wallonne dans la province de Hainaut.

Faits en bref Administration, Pays ...
Chièvres
Chièvres
L’hôtel de Croÿ et l’église Saint-Martin
Blason de Chièvres
Héraldique
Image illustrative de l’article Chièvres
Drapeau
Administration
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Région Drapeau de la Région wallonne Région wallonne
Communauté Drapeau de la Communauté française de Belgique Communauté française
Province Drapeau de la province de Hainaut Province de Hainaut
Arrondissement Ath
Bourgmestre Zoë Delhaye (MR)
Majorité Commune En Vie
Sièges
PS
Commune En Vie
19
7
12
Section Code postal
Chièvres
Grosage
Huissignies
Ladeuze
Tongre-Saint-Martin
Tongre-Notre-Dame
7950
7950
7950
7950
7950
7951
Code INS 51014
Zone téléphonique 068
Démographie
Gentilé Chièvrois(e)
Population
– Hommes
– Femmes
Densité
7 145 (2025)
49,8 %
50,2 %
150,83 hab./km2
Pyramide des âges
– 0–17 ans
– 18–64 ans
– 65 ans et +
()
21,2 %
60,97 %
17,83 %
Étrangers 4,31 % ()
Taux de chômage 11,82 % (2022)
Revenu annuel moyen 19 583 €/hab. (2021)
Géographie
Coordonnées 50° 35′ nord, 3° 48′ est
Superficie
– Terr. non-bâtis
– Terrains bâtis
– Divers
47,37 km2 (2023)
86,11 %
5,77 %
8,13 %
Localisation
Localisation de Chièvres
Situation de la ville au sein de l'arrondissement d'Ath et de la province de Hainaut
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Chièvres
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Chièvres
Liens
Site officiel www.chievres.be
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    Toponymie

    Le nom « Chièvres » est dérivé du latin Cervia, c'est-à-dire Parc aux cerfs, ou même bois aux cerfs/biches/chevreuils.[réf. nécessaire] Mentionnée en 828 dans une œuvre d'Eghinhard[Laquelle ?] : « Quarta die post patrationem huius miraculi, id est 7 kal octobris, iuvenis quidam surdus et mutus, sinistra quoque manus contractus, nomine Hunwaldus de villa Cervio munucupata, cum ante sacras matyrum reliquias venisset atque ibi suppliciter orasset, statim per virtutem Christi, depulsis omnibus quibus afficiebatur, aut ex contractione nervorum in manu fuisset aliquo (...). » Cette graphie réapparaît vers 869-75.

    On trouve plus tard[Où ?]

    – Scirvia (1093-1110) ;
    – Cirvia (1127) ;
    – Cirve (1194, dans la charte-loi) ;
    – Chilvia (1200)- Chirvia (1210).

    « Chievres » est moderne. La forme est apparue dans le dernier quart du XVIe siècle, et s'est généralisée au XVIIe siècle[réf. nécessaire].

    Géographie

    Situation

    Chièvres présente une altitude variant de 52,2 m au seuil de l’église à 80 m au hameau de Vaudignies. Son terrain est presque uni et son sol est argileux.

    Elle est desservie par la route nationale N56 reliant Ath à Mons, étant située à 6 km d’Ath et à 18 km de Mons.

    Elle est également traversée par plusieurs cours d’eau : au nord, la Dendre, affluent de l’Escaut, la Hunelle et, à l’ouest, le canal Blaton-Ath.

    Sections de commune

    Davantage d’informations #, Nom ...
    #NomSuperf.
    (km²)[1]
    Habitants
    (2025)[1]
    Habitants
    par km²
    Code INS
    1Chièvres21,943.52216151014A
    2Tongre-Saint-Martin2,541646551014B
    3Ladeuze5,661.09719451014C
    4Grosage5,893646251014D
    5Huissignies6,121.33121851014E
    6Tongre-Notre-Dame5,2366712851014F
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    Démographie

    Démographie: Avant la fusion des communes

    • Source: DGS recensements population

    Démographie : Commune fusionnée

    En tenant compte des anciennes communes entraînées dans la fusion de communes de 1977, on peut dresser l'évolution suivante :

    Les chiffres des années 1831 à 1970 tiennent compte des chiffres des anciennes communes fusionnées.

    • Source: DGS , de 1831 à 1981=recensements population; à partir de 1990 = nombre d'habitants chaque 1 janvier[2]

    Histoire

    Un domaine gallo-romain et un alleu médiéval

    Après la conquête de la Gaule belgique par les Romains, Ambiorix, roi des Éburons, se révolta. Jules César revint en Belgique, tint son quartier général à Mons, plaça cinq cohortes à sa gauche, sur les hauteurs de Fani-Mereurii (Blaton) et cinq autres à sa droite, au château de Chièvres. C'est ainsi qu'il vainquit, non loin de Blaton, les Nerviens commandés par Turnus, dont le camp se trouvait établi dans un endroit appelé Hériaumont[3]

    Le site de Chièvres fut certainement occupé par les Romains (notamment au hameau de la Neufville, aux environs de la ladrerie). Des indices nous permettent de penser qu'il était habité à l'époque mérovingienne.

    Chièvres est citée pour la première fois dans la Translatio et Miracula SS. Marcellini et Petri, d'Éginhard (830). On y trouve la mention « de villa Cervo ».

    Sous Charles le Chauve (869-875), Chièvres jouissait du droit de battre monnaie au nom du roi. On connaît au moins une pièce d'un denier, datée de 877, où l'on peut lire l'inscription « + CERVIA MONETA » (moneta était le terme utilisé pour désigner une ville frappant monnaie).

    Jusqu'à la fin du XIIe siècle, Chièvres est un vaste alleu, propriété d'un important lignage connu depuis au moins 936 (Egbert de Chièvres). Les premiers membres de cette noble famille, probablement apparentée aux comtes de Hainaut, sont mal connus. La dernière héritière de la famille, qui est aussi la plus connue est Ève de Chièvres.

    En 1076, Chièvres est une des douze pairies du Hainaut

    Histoire religieuse

    L'église Saint-Martin de Chièvres relevait jadis partie du diocèse de Cambrai. En 1108, son autel fut donné à l'abbaye d'Eename par Odon, évêque de Cambrai. Nicolas de Chièvres, fils de Ide de Chièvres, fut évêque de Cambrai.

    Le doyenné de Chièvres était fort étendu au XVe siècle ; il comportait près de 80 paroisses parmi lesquelles : Ath, Belœil, Condé (France), Flobecq, Herchies, Lessines, Sirault, Soignies… En 1559, plusieurs de ces paroisses furent détachées du doyenné de Chièvres pour former le décanat de Lessines.

    En 1802, le nouveau doyenné de Chièvres fut formé des paroisses de : Arbre, Attre, Blicquy, Brugelette, Chièvres, Fouleng, Gages, Gibecq, Gondregnies, Grosage, Husseignies, Irchonwelz, Maffles, Mévergnies, Moulbaix, Ormeignies, Tongre-Notre-Dame, Tongre-Saint-Martin avec Ladeuze, Villers-Saint-Amand avec Villers-Notre-Dame.

    Aujourd'hui, le doyenné de Chièvres est formé des paroisses de : Attre, Brugelette, Chièvres, Gages, Gondregnies, Grosage, Huissignies, Ladeuze, Mévergnies, Tongre-Notre-Dame, Tongre-Saint-Martin, Vaudignies et relève du diocèse de Tournai.

    Le stade pré-urbain

    En 1180, à la mort d'Ève de Chièvres, les familles de Gavre et de Rumigny présidérent aux destinées de la ville de Chièvres.

    Une première enceinte urbaine réduite est édifiée en 1181 et il existe un tonlieu sur des marchandises en 1186.

    Nicolas de Rumigny, second fils de Hugues de Fagnolle, fut seigneur de Chièvres en partie ; il fut l'un des chefs du parti des Ronds. Il mourut sans postérité, laissant sa terre de Chièvres à son neveu Nicolas le Bègue. Celui-ci la vendit à son cousin Jean d'Avesnes, comte de Hainaut le 7 décembre 1289.

    La « bonne ville »

    Dotée d'une charte-loi (1194) qui lui accorde un statut juridique privilégié, Chièvres est désormais une « franche ville » du comté de Hainaut. La taille de 92 livres, qui était perçue à la Saint-Rémy (ler octobre), subsista longtemps, au moins jusqu'au XVIIIe siècle.

    Chièvres va évoluer vers le stade urbain. Un marché du mardi est attesté depuis 1336. Une foire aux chevaux est établie en 1363. La ville compte 470 foyers (1365). Entre 1366 et 1388, la ville reçoit une seconde enceinte urbaine et est défendue par des archers et des arbalétriers (attesté en 1382).

    La nouvelle draperie (1389) apporte la prospérité. On constate l'existence de nombreux métiers et la présence de Lombards à la halle au grains.

    En 1406, Chièvres devient une des « bonnes villes » du Hainaut.

    1411 voit l'affranchissement des bâtards et des aubains de la mortemain.

    La ville est admise aux États du Hainaut en 1413.

    Le déclin

    C'est à ce moment que les calamités s'abattent sur la ville : la peste de 1414, trois incendies (1439,1459 et 1476). Deux tiers des maisons sont détruites, la draperie disparaît, la pauvreté fait son apparition. Chièvres retourne petit à petit au stade rural, d'autant plus qu'Ath polarise toute l'activité économique de l'époque.

    En 1430, la duchesse Jacqueline de Bavière cède sa part de Chièvres à Antoine de Croy, premier chambellan du duc de Bourgogne. Celui-ci achète au duc d'Orléans une moitié de la ville de Chièvres et, en 1473, l'autre moitié lui fut donnée par le duc de Bourgogne. C'est ainsi que Chièvres entra dans la maison de Croÿ.

    Petit-fils d'Antoine de Croÿ, Guillaume de Croÿ fit entrer le nom de Chièvres dans l'histoire : archétype du grand seigneur "Bourguignon", il fut nommé précepteur du futur Charles Quint. Sachant apporter son affection au jeune prince esseulé, il en devint son conseiller le plus écouté.

    La terre de Chièvres passa dans la maison d'Egmont par le mariage, en 1659, de Marie Fernande de Croy, chanoinesse de Sainte-Waudru, à Mons, avec Philippe Lamoral, comte d'Egmont, lequel mourut en 1682.

    Ensuite cette seigneurie appartint à la famille Pignatelli par le mariage de Marie-Claire Angélique d'Egmont avec Nicolas Pignatelli. En 1714, Procope Marie d'Egmont-Pignatelli en hérite.

    Les nombreuses guerres du XVIIe siècle, avec les incendies, les réquisitions, les contributions de guerre, le logement des soldats, achèvent de ruiner la localité. Sa population passe de 1304 habitants en 1636 à 858 dès 1660. Vauban envisagea de la fortifier mais le projet ne sera jamais réalisé.

    En 1789 (révolution française), la seigneurie de Chièvres cessa d'exister et les biens furent vendus à divers particuliers.

    La fin du XVIIIe siècle apporte une certaine stabilité. En 1798, la population est de 2 115 habitants pour une superficie de 2 160 ha.

    Chièvres est vouée à l'agriculture et l'élevage et ne porte plus de ville que le nom, en « considération de sa fortune passée » (arrêté royal de 1825).

    Aujourd'hui, encore, petit centre commercial, malgré la présence de la base militaire de l'OTAN, l'activité économique est réduite et ne rappelle que faiblement la gloire passée de la cité.

    Histoire de l'aérodrome

    Dans les derniers mois de 1917, l'aviation allemande avait commencé à construire un aérodrome à Chièvres. Les appareils de l'époque étant peu exigeants, un simple terrain plat suffisait à leur décollage et atterrissage. Pendant l'hiver 1939-1940, les Belges remirent en état le champ d'aviation de Chièvres.

    Dès le 20 mai 1940, les Allemands, qui se souviennent de leur initiative de 1914-1918, reprennent le même projet et rendent opérationnel l'aérodrome de Chièvres. Du 22 octobre 1940 au 3 janvier 1941, la base accueille le 43° Stormo BT (bombardement, sur Fiat BR.20M) et la 172a Squadriglia RST (reconnaissance stratégique, sur Cant Z.1007bis) du Corpo Aereo Italiano qui est envoyé par Mussolini pour bombarder l'Angleterre. Rapidement, il s'étend sur 500 hectares pour atteindre, en 1944, 1500 hectares. Les pistes en béton, au nombre de deux, ont 56 m de large et 2 km de longueur. Dans l'axe des pistes d'envol, les Allemands font couper le dessus des toits des maisons environnantes car les avions lourdement chargés (bombes et carburant) avaient beaucoup de peine à prendre de l'altitude. De plus, les Allemands établissent une ligne ferrée partant de la station de Mévergnies. Ils construisent également des hangars et des casernes. Une très grande citerne pour carburant est amenée sur la place de Chièvres. Elle ne put passer par la Grand-Place vers l'aérodrome et fut enterrée sur la place même. En juillet 1944, la base est la première de Belgique à recevoir la visite d'avions à réaction allemands.

    En septembre 1944, tous les avions allemands quittent Chièvres et, le lendemain, deux avions de la R.A.F. s'y posent. Les alliés l'occupent jusqu'en 1947.

    Le 6 mars 1947, l'aviation militaire belge reprend la base aérienne de Chièvres. Signalons la présence de la patrouille acrobatique "Les Diables Rouges" à Chièvres pendant plusieurs années.

    Le 1er janvier 1968, la base de Chièvres est cédée au SHAPE.

    L'aérodrome possède un code AITA : CHE.

    code ICAO : EBCV.

    Armoiries

    Blason de Chièvres
    Blasonnement : De gueules à trois lions rampants couronnés d’or posés 2 et 1, les deux du chef adossés[4].



    Politique et administration

    Liste des bourgmestres de 1830 à aujourd'hui

    • Claude Demarez (MR) 2018-2021.
    • Olivier Hartiel (PS) 2021-2024.
    • Zoë Delhaye (MR) 2024-.

    Conseil et collège communal 2024-2030

    Ci-dessous, le tableau des résultats des élections communales de 2024[5].

    Davantage d’informations Parti, Voix (2024) ...
    Parti Voix (2024) Voix (2018) % (2024) % (2018) +/- Sièges +/- Collège
    ECOLO 307 908 6,72% 20,28% en diminution 13.56 %
    0  /  19
    en diminution 3.0 Non
    PS 1.606 1.857 35,13% 41,47% en diminution 6.33 %
    7  /  19
    en stagnation 0.0 Non
    Commune En Vie 2.658 - 58,15% - en stagnation 0.0 %
    12  /  19
    en augmentation 12.0 Oui
    MR - 1.713 - 38,25% en stagnation 0.0 %
    -  /  19
    en diminution 7.0 Non
    Total 4 571 4 478 100 % 100 % 19
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    Collège communal[6]

    Davantage d’informations Collège communal ...
    Collège communal
    BourgmestreZoë DelhayeMR - Commune En Vie
    1er ÉchevinClaude DemarezMR - Commune En Vie
    2e ÉchevinFrédéric JonckersMR - Commune En Vie
    3e ÉchevinRaphaël LabieLE - Commune En Vie
    4e ÉchevineJoëlle TheusMR - Commune En Vie
    Présidente du CPASEglantine GossuinSE - Commune En Vie
    Fermer

    Conseil communal[6]

    Commune En Vie :

    • Réal Duquesne (MR) ;
    • Alexandre Maes (SE) ;
    • Léa Vandenneucker (SE) ;
    • Joëlle Hennemanne (LE) ;
    • Délphine Goossens (MR) ;
    • Eric Vandenbroeck (MR).

    Partie Socialiste :

    • Olivier Hartiel ;
    • Remy Bette ;
    • Anabelle Mahieu ;
    • Kevin Lecomte ;
    • Marie-Claude Leroy ;
    • Valérie Voronine ;
    • Jordan Birlouet.

    Conseil de l'action social [7]

    Commune En Vie :

    • Eglantine Gossuin (présidente du CPAS) ;
    • Alix Lartigue (MR) ;
    • Renzo Bertolutti (SE) ;
    • Véronique Hiolle (MR) ;
    • Carine Decoster (MR);
    • Patrick Tilly (SE) .

    Partie Socialiste :

    • Sophie Dessoignies ;
    • Nicolas Martin ;
    • Inge Paelinck.

    Jumelage

    Patrimoine, musées et traditions

    Curiosités et musées

    • L'église Saint-Martin fut 'entièrement rebastie, accomplie et béniste' en 1543. La tour fut détruite par un colonel français en 1684 et restaurée en 1705. L'église connût diverses campagnes de restauration vers 1750, 1876, 1931[8]. Gravement endommagée durant la Seconde Guerre mondiale, elle fut rouverte au culte en 1950.
    • Rempart adjacent à la tour de Gavre à Chièvres.
      La tour de Gavre.
      Une archère-canonnière située au rez-de-chaussée de la tour de Gavre.
      Les remparts et la tour de Gavre sont les derniers éléments témoignant des différentes phases de fortification qu’a connues la ville[9]. Les remparts sont érigés par la ville entre 1366 et 1388 selon la volonté du Comte de Hainaut, Aubert de Bavière[10]. En 2021, l’élément le mieux conservé est la tour de Gavre qui se situe à proximité de l’église Saint-Martin. La tour est un monument classé depuis le 12 novembre 1954. Dès sa construction en 1436, la tour de Gavre sert de site défensif. Elle est située au nord-ouest de la ville. Elle compte quatre niveaux[11], dont le rez-de-chaussée qui dispose de trois archères-canonnières.
    • La Chapelle Saint-Jean-Baptiste de Chièvres fut érigée par Eve de Chièvres hors les murs de la ville et sa dotation fut faite en faveur de l'Ordre de Saint-Jean de Jérusalem,en dernier lieu de Malte[8]. Cette chapelle a gardé sa forme primitive. On y célèbre la Fête de la Saint-Jean.
    La chapelle Saint-Jean-Baptiste (XIIe siècle)
    • La chapelle Notre-Dame de la Fontaine, consacrée en 1893, remplace une chapelle fondée en 1130, richement dotée, qui fut démolie en 1798[8].
    • La ladrerie fondée en 1126 est une ancienne léproserie. Intégrée à des bâtiments de ferme, elle est composée d'une nef romane du XIIe siècle et d'un chœur ogival du XIIIe siècle.

    Les traditions

    "Crocheux" cholant près d'une tonne.
    Crosseur avec sa crosse et sa cholette lors du crossage à Vaudignies en 2019.
    Crosseur avec sa crosse et sa cholette.
    • « Eul crochage à l’tonne » (en français : le crossage à la tonne) se déroule à Chièvres et à Vaudignies. Il s’agit d’un jeu traditionnel pratiqué le mercredi des Cendres, le premier jour du carême, le lendemain du Mardi gras. « Eul crochage à l’tonne » débute à midi et se termine au coucher du soleil[12]. Lors du crossage, les participants forment deux équipes de deux ou trois « crocheux » (en français : crosseurs) qui s’affrontent d’une tonne à l’autre. D’ordinaire, les tonnes sont des futs de bière métalliques. Le crosseur possède sa propre crosse avec laquelle il frappe, lorsque vient son tour, dans la cholette en bois qui est commune aux deux équipes. L’objectif est, pour l’équipe qui « chole » (vers la tonne), d’atteindre la prochaine tonne en respectant le nombre de coups annoncés au préalable. L’autre équipe aura pour but de « décholer » afin que les adversaires ne valident pas leur objectif. À la tonne suivante, les deux équipes inversent leur rôle. Les tonnes sont nombreuses et disséminées dans plusieurs rues de Chièvres et de Vaudignies. Le jour du crossage  « à l’tonne », les rues où se trouvent les tonnes sont fermées à la circulation[12]. À partir de l’an 2000, des soumonces sont organisées deux semaines avant le crossage. Il s’agit d’un événement visant à élire le roi et la reine pour la nouvelle édition du crossage[13]. Les soumonces sont organisées dès 2015 dans les rues du hameau de Horimetz (entre Chièvres et Vaudignies). Depuis 2018, un nouveau crossage vient s’ajouter à celui de Chièvres et Vaudignies, il est organisé le samedi après le mercredi des Cendres dans le village de Grosage[14]. Pour l’édition 2020, 23 tonnes étaient présentes à Chièvres, 11 à Vaudignies et 14 à Grosage[15]. En raison de la crise sanitaire liée au COVID-19, l’édition du  crossage « à l’tonne » 2021 a été annulée[16].
    • La procession du pèlerin qui remonte à l'année 1570, à la suite d'une guérison jugée miraculeuse[8]. Ensuite, de nombreux miracles[17] amplifient la procession qui se déroule le dimanche entre l'Ascension et la Pentecôte.
    • La ducasse Saint-Jean ou Fête de la Saint-Jean avec l'allumage du feu tous les 23 juin.
    • La ducasse à l'berdouille de Huissignies

    Économie

    Sports et vie associative

    Personnalités

    Notes et références

    Voir aussi

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