Après 10 ans d’activité pour des entreprises internationales qui la mènent en Europe et aux États-Unis, elle revient en 1991 en Afrique du Sud, au moment de l'abolition des dernières lois de l'Apartheid et se consacre à l'entrepreneuriat social et, notamment, à un fonds d’investissement favorisant le travail des femmes.
En 1991, lorsque les dernières lois de l'Apartheid sont abolies par le président Frederik de Klerk et que se négocie une nouvelle constitution sud-africaine, Wendy Luhabe revient dans son pays natal où elle fonde Bridging The Cap [Combler le fossé], une entreprise de formation facilitant l'insertion en entreprise[3]. En 1993, elle crée avec Louisa Mojela le Women Investment Portfolio Holdings (WIPHOLD) pour aider l’emploi des femmes et la création d’entreprises par des femmes. L’objectif est de favoriser l’indépendance économique des femmes dans la nouvelle Afrique du Sud post apartheid[3],[4]. WIPHOLD devient, en 1999, la première société dirigée par des femmes cotée à la bourse de Johannesburg. Toutefois, l’entreprise se retire de cette cotation en 2003, ces fondatrices souhaitant garder le contrôle de ce fonds d’investissement. Il compte en 2010 200 000 bénéficiaires et est détenu à 50% par des Noirs et à 70% par des femmes[4].
↑ (en) Margie Orford, Life and Soul: Portraits of Women who Move South Africa, Juta and Company Ltd, (lire en ligne), «Wendy Luhabe, social entrepreneur», p.52
1 2 3 Pascale Decressac, «Wendy Luhabe investit dans l’entrepreneuriat social», Actu-cci, (lire en ligne)