Wikipédia:Sélection/Conakry
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ConakryConakry ⓘ est la capitale et la plus grande ville de Guinée, située sur l'océan Atlantique. Le territoire où se trouve Conakry appartenait au royaume de Dubréka. La région est alors occupée par les Bagas, qui avaient accueilli des Soussous, venus du nord du Mandingue après la destruction de leur capitale sur le Niger en 1236 par Soundjata Keïta. En 1880, Balé Demba, manga (roi) de Dubréka, signe un traité de protectorat avec la France, point de départ de la colonisation de la Guinée. Le 1er février 1885, il cède aux Français un terrain sur l'île de Tombo, près du village de Conakry. En 1887, les Anglais reconnaissent que l'île de Tombo, abritant les quatre villages de Conakry, Boulbinet, Krutown et Tombo, relève des Français. Pendant la période française, Conakry devient la capitale de la colonie des « Rivières du Sud » en 1889, puis de la « Guinée française et dépendances », colonie autonome placée sous l’autorité du gouvernement général de Dakar. En 1890, l’île de Tombo ne compte encore que 150 habitants. Sélectionné par les colons français pour sa capacité à accueillir un port en eau profonde, le site a fait l'objet d’un régime de développement extraverti fondé sur l'exploitation des ressources naturelles, notamment minières. La bauxite fut ainsi exploitée dans le périmètre actuel de la ville de Conakry, puis dans des régions plus éloignées. De 1966 à 1972, l'ancien président ghanéen Kwame Nkrumah y vit en exil et y fonde une maison d'édition. Après une tentative de décentralisation en 1991, Conakry regroupe à partir de 2008 les cinq communes : Kaloum, le centre-ville ; Dixinn, où se trouve l'Université de Conakry et de nombreuses ambassades ; Ratoma, connue pour sa vie nocturne ; Matam ; Matoto, qui héberge l'aéroport ; Kassa avec ses longues plages. Les six communes forment la région de Conakry, l'une des huit régions administratives de Guinée, et elle est dirigée par un gouverneur. Conakry bénéficie d'un climat tropical. La saison sèche est sous l'influence de l'harmattan de décembre à avril. La saison des pluies est intense et rappelle la mousson. La ville de Conakry connaît une croissance démographique rapide. En 1958, elle compte 50 000 habitants ; en 1980, 600 000 ; en 1983, 705 300 ; en 1996, 1 092 936 ; en 2008, 1 857 153 et en 2009 2 160 000 (soit une hausse moyenne annuelle de 4,52 % sur la période de 12 ans 1996-2008). |
Massacres du 28 septembre 2009Les massacres du 28 septembre 2009 font suite à une manifestation de partisans de l'opposition guinéenne au stade du 28 septembre de Conakry, organisée le 28 septembre 2009 contre les projets du chef de la junte militaire au pouvoir de se présenter à l'élection présidentielle. Cette manifestation a été réprimée dans le sang par l'armée. À la suite des actions de l'armée, qui a ouvert le feu sur une foule de 50 000 personnes, selon les observateurs internationaux, au moins 150 personnes sont tuées par des militaires, 1 400 blessées et des centaines violées. Selon les autorités, 57 personnes ont été tuées, la plupart piétinées par la foule. Cependant, le nombre exact de victimes est inconnu. Le capitaine Moussa Dadis Camara, au pouvoir, a blâmé les soldats incontrôlés responsables des événements. Le massacre de civils non armés a été condamné par la communauté internationale, qui a imposé des sanctions aux autorités guinéennes, les a appelées à punir les auteurs et le capitaine Camara à renoncer à ses aspirations présidentielles. Afin d'expliquer en détail le cours des événements, une enquête internationale de l'ONU a été lancée, qui a placé la responsabilité de leur cours sur plusieurs membres supérieurs de la junte, y compris son chef. Les Nations unies et la Cour pénale internationale ont déclaré que le massacre de civils était un crime contre l'humanité. La conséquence de la brutalité de la contestation a été la cause de la montée des tensions politiques dans le pays. Le président du Burkina Faso, Blaise Compaoré, a entrepris une mission de négociation au nom de la CEDEAO afin de résoudre la crise et de trouver un accord entre les autorités et l'opposition. En janvier 2010, après un véritable changement de direction au sommet du pouvoir, les partis parviennent à un compromis et signent un accord pour ramener le pays à un régime civil, former un gouvernement de transition conjoint et organiser des élections dans les six mois. |
Centre de recherche et de formation en infectiologie de GuinéeLe Centre de recherche et de formation en infectiologie de Guinée (CERFIG) est un établissement public à caractère scientifique guinéen créé par le Ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique et placé sous tutelle de l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry. L’Épidémie d’Ebola qu’a connu la Guinée et qui a fait environ 2500 décès en deux ans a montré l’importance capitale de créer des structures de recherche et de renforcement de capacité du personnels de santé. L’idée de la création du CERFIG est le fruit de la collaboration entre les chercheurs de plusieurs disciplines (virologie, épidémiologie, sciences sociales) et de plusieurs institutions, notamment le service des Maladies infectieuses et tropicales de l’Hôpital National Donka (Conakry), l’Institut national de santé publique (INSP) de Guinée au titre du Ministère de la Santé, l’université Gamal Abdel Nasser de Conakry (UGANC) sous tutelle du Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique de Guinée, et l’Unité de Recherches Translationnelles sur le VIH et les Maladies Infectieuse (TransVIHMI) sous la tutelle de l'Institut de Recherche pour le Développement (IRD). Il est né de la collaboration entre des chercheurs guinéens, dont le Pr. Abdoulaye Toure, Dr. Alpha Kabinet Keita, Pr. Mamadou Saliou Sow, des chercheurs de l'Institut de recherche pour le développement (IRD), dont le Dr. Jean-Francois Etard, Dr. Bernard Taverne, Pr. Alice Desclaux, et des chercheurs de l'université de Montpellier, dont le Pr. Eric Delaporte. Depuis sa création, le CERFIG a organisé de nombreuses formations pour permettre à la Guinée d'être mieux préparée aux prochaines épidémies. Ces formations ont porté sur la réponse aux épidémies, l'épidémiologie, et l'anthropologie avec le Réseau Ouest Africain d'Anthropologie des Epidémies Emergentes (RAEE). Le CERFIG a également participé aux côtés de la Faculté des Sciences et Techniques de la Santé à la création au sein de l'Université Gamal Abdel Nasser de Conakry de formations diplômantes, dont le Diplôme interuniversitaire en Santé Globale et maladies émergentes avec l'université de Montpellier et le master en microbiologie- immunologie. Le 04 mai 2022, a débuté au CERFIG, la formation de la troisième cohorte du diplôme interuniversitaire en santé globale et maladies émergentes, une formation intense de six semaines avec l'intervention de plusieurs acteurs de santé et enseignants chercheurs du Sud et du Nord. |
Horoya Athlétic ClubLe Horoya Athlétic Club (H.A.C) est un club de football guinéen fondé en 1978 et basé à Conakry sur la rive droite de la ville ou corniche sud (zone comprise entre Lansébounyi, Coléah, Mafanco, Madina, Matam, Bonfi, Gbessia, Yimbaya et Matoto). Les couleurs du club sont, depuis son origine, le rouge et le blanc. Le rouge, symbole du sang des martyrs, tombés pour la conquête de l’indépendance ; le blanc, pour la pureté et l’espérance en un avenir meilleur. Le nom Horoya signifie la liberté dans plusieurs langues locales ; en arabe, Horoya signifie aussi liberté. Horoya AC voit le jour en 1975, sur les cendres de l'équipe fédérale de Conakry III, comprenant dans le découpage administrative de l'époque, le 5e et 7e arrondissement. En 1978, Horoya Athletic Club remporte, en , la Coupe d'Afrique des vainqueurs de coupes en 1978 face au NAHD d'Algérie. Horoya donne l’ossature de la première équipe nationale guinéenne à participer à une compétition mondiale de football. Les premiers pas se démontrent au Japon, lors de la Coupe du monde de football des moins de 20 ans avec une génération comprenant Combin, Nfansoumane, Abou Daga, Kinani… sous la houlette de D. Mario Diabaté. En 1984, après l’arrivée des militaires au pouvoir, le , l’État se désengage de la gestion directe des clubs désormais affectés aux trois fédérations de Conakry. Horoya AC devient ainsi l’équipe de Conakry 3. À partir de 1985, Horoya AC fournira pendant longtemps, les ossatures des différentes sélections nationales. C'est la belle époque des Fodé Laye Camara, Cissé Zimako, Lobilo Diallo, Boubacar Diawara, Joe Gallé Camara, Ballamodou Condé, Souleymne Oularé, Souaré Mamady Passarella, Abdoul Salam Sow, Hamidou Camara, Lamine Conté-Junior Toumbou, Lamine Bangoura, sous la houlette de Kamal Moukarim, Diaby, Cheick Dem et par la suite Nfamory Touré. Le Horoya entretient des rivalités de longue date avec certains clubs, notamment le Hafia FC et AS Kaloum. En 2012, le Horoya est racheté par un homme d'affaires guinéen Mamadou Antonio Souaré. Le club évolue aujourd'hui au Stade du 28 septembre de Conakry. |



