Wikov

From Wikipedia, the free encyclopedia

Création22 décembre 1918
Dates clés1922 : Lancement construction automobile
1937 : Fin construction automobile
1946 : Nationalisation
Disparition1946
FondateursFrantišek Wichterle
František Kovářík
Josef Kováříkové
Wikov a.s.
logo de Wikov

Création 22 décembre 1918
Dates clés 1922 : Lancement construction automobile
1937 : Fin construction automobile
1946 : Nationalisation
Disparition 1946
Fondateurs František Wichterle
František Kovářík
Josef Kováříkové
Forme juridique Société par actions
Siège social Prostějov
Drapeau de la Tchécoslovaquie Tchécoslovaquie
Activité Construction mécanique
Produits Machines agricoles, Automobiles
Vue de l'usine de machines agricoles et fonderie de la société F. Wichterle en 1900 à Prostějov

La société Wichterle a Kovářík a.s., abrégée en WIKOV a.s., était une entreprise de construction mécanique tchécoslovaque fondée le 27 octobre 1918, implantée à Prostějov, suite à la fusion de deux entreprises locales, Witerle et Kovařík. Durant la période de la 1re République de Tchécoslovaquie (1918-1938), elle produisait des machines agricoles, des tracteurs et des automobiles. Lors de sa création, la société employait 2 000 ouvriers et 150 employés[1]. Pendant la Seconde Guerre mondiale, elle a du se convertir à la production de guerre pour l'occupant allemand. En 1946, la Tchécoslovaquie devient de facto un pays satellite de l'URSS, membre du pacte de Varsovie, la société est nationalisée[2].

En 1878, František Wichterle crée un atelier à Prostějov pour y fabriquer des machines agricoles et des petits camions. L'entreprise se développe et propose des services de réparation de machines agricoles. En 1888, il rachète une entreprise en faillite et diversifie ses activités en y intégrant une fonderie. En plus des machines agricoles, l'entreprise produisait des moteurs, des chaudières à vapeur, des engrenages, des moteurs électriques, des monte-charges et du matériel pour abattoirs.

Le Dr František Kovařík et son frère Joseph possèdent une entreprise similaire, dans la même ville de Prostějov, et produit depuis 1894 des machines pour des utilisations similaires. Bien que concurrentes, les deux entreprises avaient collaboré pendant la Première Guerre mondiale et, le 22 décembre 1918, décident de fusionner pour former la société par actions Wichterle & Kovářik a.s., ou simplement Wikov a.s.[3].

À partir de 1922, la société Wikov s'oriente vers la construction d'automobiles et commence par réaliser plusieurs prototypes[4]. Le premier est construit sur un châssis Ansaldo Tipo 4 importé d'Italie. Les prototypes suivants sont construits sur le même châssis produit sous licence Ansaldo. La production en série ne débute qu'en 1925 (ou 1927 selon certaines sources), avec le modèle Wikov 7/28. La production de voitures s'arrête en 1937, remplacée par celle de petits camions qui prend fin en 1940, avec l'occupation allemande de la Tchécoslovaquie.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, la société a du se convertir à la production de guerre puis, sous la domination russe, elle est nationalisée en 1948[2].

Les machines agricoles

Tracteurs Wikov 22
Mini tracteur articulé Wikov TZ-4K-14C
Mini tracteur Wikov MT8-132.2, évolution du TZ-4K-14

La société Wikov a.s. a continué à fabriquer ses produits traditionnels, mais, avec le développement technologique, a progressivement diversifié sa production. L'entreprise est devenue le plus important constructeur d'outils agricoles de Tchécoslovaquie. En 1929, elle se lance dans la production de tracteurs agricoles.
Elle a produit principalement le tracteur Wikov 22, équipé d'un moteur bicylindre à pétrole de 3 740 cm³ développant une puissance de 22 ch (16,7 kW) à 1 100 tr/min. Vient ensuite le tracteur plus puissant Wikov 32, doté d'un moteur quatre cylindres en ligne de 5 520 cm³ et d'une puissance de 32 ch (23,52 kW). Les modèles Wikov 25 et 35 ont également été produits.

Outre les tracteurs fonctionnant au kérosène (le démarrage s'effectuait alors avec une manivelle et l'arrivée d'un mélange essence-essence), une petite quantité de tracteurs à moteurs diesel a également été produite. Tous ces tracteurs étaient utilisés pour les travaux des champs, l'entraînement des batteuses et même le transport des récoltes. La production des tracteurs Wikov s'est poursuivie de 1929 à 1939.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, la production de machines et d'équipements agricoles a été limitée et l'entreprise a été contrainte de produire pour l'effort de guerre allemand. En 1946, elle est nationalisée et devient une entreprise d'État dénommée Agrozet k.p., puis Agrostroj Prostějov st.p.. La société va marquer le début de la production de masse de tracteurs agricoles destinés au marché tchécoslovaque et à l'exportation dans les pays du Comecon (bloc soviétique). Agrostroj devient un élément clé de la production industrielle de l'État tchécoslovaque. À partir de 1952, le constructeur développe la production de mini-tracteurs. Le plus célèbre d'entre eux est le TZ-4K-14 qui, produit à partir des années 1970, a fait la renommée d'Agrostroj. Grâce à sa structure articulée, il offre une excellente maniabilité. Après 1989, le secteur a connu des transformations profondes et Agrostroj, comme de nombreuses anciennes entreprises d'État, a rencontré des difficultés. La production a progressivement décliné puis s'est arrêtée avec la faillite de la société en 1997[5].

Tracteur TZ-4K-14

Le TZ-4K-14 est un mini-tracteur à deux essieux et quatre roues motrices de mêmes dimensions. Son châssis articulé lui confère une excellente maniabilité avec un rayon de braquage de seulement 1,9 m. La machine comporte un angle de déport vertical de 11° ce qui lui permet de franchir les terrains accidentés. La voie est réglable en continu de 700 à 1 000 mm. Équipé d'un moteur diesel monocylindre deux temps refroidi par air 1D90TA d'une puissance de 13 ch, il peut être démarré électriquement ou manuellement. La transmission possède quatre vitesses avant et arrière. Les deux essieux sont équipés de différentiels, celui de l'avant est verrouillable. Le tracteur est doté de deux systèmes de freinage indépendants[6].

Plusieurs versions ont été produites : TZ-4K-14-B, TZ-4K-14-D, TZ-4K-14-F et TZ-4K-14-K. En 1998, après la faillite de la société Wikov a.s., la production de petits tracteurs jusqu’à 60 ch MT8-132.2, évolution du TZ-4K-14, a été reprise par la société Šálek sro. de Prostějov[7].

Les automobiles

Ansaldo Tipo 4 (modèle ayant servi de base aux modèles Wikov)
Wikov IV/16 (coté droit sans porte pour le conducteur)
Wikov IV/16 (vue coté gauche)
Wikov 7/28 Limousine (1928)
Wikov 7-28 Supersport (1929-31)
Wikov 7/28 version ambulance (1930)
Wikov 35 Limousine (1931)
Wikov 35 Kapka SuperSport (1931)
Wikov 40 Limousine (1936)
Wikov 70 Phaeton (prototype)
Wikov 70 Cabriolet (prototype)

Wikov a.s. débute la construction de voitures Wikov en 1924 mais l'arrête en 1937. L'objectif de la société était de fabriquer en petite série des voitures destinées à une clientèle aisée. Dès 1924, l'entreprise se lance dans la réalisation des premiers prototypes, mais ceux-ci ne sont produits qu'à quelques exemplaires :

Prototypes

Le 1er prototype est construit après réception d'une Ansaldo Tipo 4C achetée en 1922 au Salon de l'automobile de Vienne qui servit de modèle pour la conception de la première automobile Wikov. Les premières études de conception du premier prototype basé sur le modèle Ansaldo ont demandé 2 ans. En 1924, 5 prototypes ont été fabriqués[8],[9] sur des châssis Ansaldo Automobili produits sous licence. À l'origine, il était prévu d'utiliser les carrosseries du modèle Ansaldo avant de construire un propre atelier de carrosserie[10]. Tous les moteurs adoptaient, comme l'Ansaldo Tipo 4, un moteur avec arbre à cames en tête selon le brevet Ansaldo.

Le nombre de prototypes varie fortement selon les sources[10]. On trouve généralement :

  • IV/12 - 2 unités équipées d'un moteur 4 cylindres de 985 cm³ développant 12 ch à 2 000 tr/min. Des essais ont aussi été menés sur une voiture plus puissante et mieux équipée, avec une cylindrée allant jusqu'à 1 500 cm³.
  • IV/16 - 4 unités équipées d'un moteur 4 cylindres de 1 244 cm³ développant 16 ch à 2 600tr/min avec une boîte de vitesses mécanique à 3 rapports. La voiture pouvait atteindre une vitesse maximale de 70 km/h[11].
  • IV/18 - 15 (ou 20 selon les sources) unités équipées d'un moteur 4 cylindres de 1 340 cm³ développant 18 ch. Fin 1925, les 15 prototypes équipés d'un moteur de 1 340 cm³ (5/20 ch) étaient produits[9].
  • V/20 - 20 (ou 40 selon les sources) unités équipées du même moteur 4 cylindres en ligne de 1340 cm³ mais dont la puissance est portée à 20 ch (14,7 kW), vitesse maximale de 80 km/h[8].


Soit un total de 41 (ou 66) unités. D'autres sources, plus fiables, indiquent que 5 Wikov IV/16 ont été produites en 1925 et 15 V/20 à la fin de cette même année[9],[12].

Les premiers exemplaires ont été produits avec un seul type de carrosserie, phaeton 3 portes, 4 places, avec un simple toit en toile repliable. Les carrosseries des autres modèles IV/18 et V/20, même équipées de moteurs plus puissants, étaient presque identiques à celles de l’IV/16 et présentaient les mêmes caractéristiques techniques[13]. La voiture comportait 2 portes à gauche et une seule porte à droite, réservée aux passagers arrière. La roue de secours était montée à l’emplacement de la porte conducteur l’obligeant à entrer par la porte du passager avant. L’emplacement de la pédale d’accélérateur, à gauche de la pédale de frein, était également une différence inhabituelle par rapport aux autres voitures[8].

Wikov 7/28

En 1927, Wikov signe un accord avec le constructeur italien Ansaldo Automobili pour fabriquer l'Ansaldo Tipo 10 sous licence renommée Wikov 7/28. C'est la 1re voiture Wikov produite en série à partir de la fin d'année 1927, équipée du moteur Ansaldo de 1 453 cm³ développant 28 ch à 2 600 tr/min. La voiture était disponible avec empattement standard pour les versions berline 4 portes, coupé, cabriolet, Sport ou long pour les versions limousine 6 places, pick-up et ambulance. En raison de son prix élevé, seulement 280 exemplaires ont été produits jusqu'en 1932. La Wikov 7/28 a été le modèle de base de la gamme Wikov. De nombreux modèles ont très vite été dérivés qui ont permis le développement et la production de véhicules équipés de moteurs de 1,75 et 2 litres : les Wikov 35, Wikov 40 et leurs versions utilitaires et camions. La série 7/28 a été fabriquée de 1927 à 1932 en 280 exemplaires, toutes versions confondues.

Wikov 7/28 Supersport

1re voiture de course tchécoslovaque qui a participé à la première édition du grand prix sur le circuit Masaryk de Brno le 28 septembre 1930.

Wikov 35

Evolution de la 7/28, la Wikov 35 est techniquement plus aboutie. Elle a été fabriquée à 150 exemplaires entre 1930 et 1934, équipée d'un moteur 4 cylindres de 1 743 cm³ développant 35 ch 2 800 tr/min avec un couple de 114 Nm à 1 600 tr/min. La voiture était déclinée en plusieurs carrosseries : phaéton 4 places, roadster, cabriolet et landaulet avec un empattement de 280 cm pour 1 170 kg et limousine 4 et 6 places avec un empattement de 300 cm. La série 35 a été fabriquée de 1930 à 1934.

Wikov 35 « Kapka »

La Wikov 35 « Kapka », (goutte en anglais), dérivée de la Wikov 35, est la 1er voiture tchécoslovaque dotée d'une carrosserie aérodynamique. Présentée pour la première fois à l'automne 1931 à Prague, la voiture suscita un vif intérêt non seulement en Tchécoslovaquie. Le véhicule était sans doute trop en avance sur son temps. À cause de sa forme extraordinaire, allant à l'encontre des règles classiques de l'époque, elle est restée un "phénomène" à regarder sans jamais susciter le moindre intérêt du public. Le gros défaut de cette voiture, malgré son apparence aérodynamique, résidait dans ses performances très médiocres : les déflecteurs ajoutés augmentaient son poids de plus de 100 kg par rapport à la berline.

Ce modèle avant-gardiste était basé sur la berline Wikov 35 standard, avec un châssis cadre rectangulaire en bois, des essieux rigides suspendus par des ressorts à lames longitudinales semi-elliptiques, des amortisseurs hydrauliques, des freins à tambour et une direction à vis sans fin avec volant à gauche.
La voiture était propulsée par le moteur de la berline, 4 cylindres avec arbre à cames en tête de 1 741 cm³ développant 35 ch à 2 800 tr/min, couplé à une boîte de vitesses à trois rapports. Le réservoir de carburant, d'une capacité de 40 litres, était placé devant la cloison séparant le compartiment moteur. Le carburant, un mélange essence-alcool rendu obligatoire en 1932, était acheminé gravitairement au carburateur.
La carrosserie de type coupé à 2 portes présentait des formes aérodynamiques avec une face avant évoquant une torpille ou un obus d'artillerie. Son châssis en bois supportait la carrosserie, en tôle d'acier, fabriquée à la main. Le premier modèle d'octobre 1931, avait des phares intégrés dans les ailes avant. L'arrière comportait un énorme aileron vertical central. Les portes étaient articulées contre le vent (portes suicide). La visibilité vers l'arrière à travers deux petits hublots ronds était très limitée. Derrière la banquette arrière on trouvait un compartiment, accessible uniquement de l'intérieur, où étaient rangées 2 roues de secours sur lesquelles on pouvait poser d'éventuels bagages.
La Wikov 35 « Kapka » avait un empattement de 3,00 mètres avec des voies avant et arrière de 1,28 m. Elle mesurait 4,90 m de long, 1,55 m de large et 1,60 m de haut. Son poids à vide dépassait 1 400 kg, ce qui lui empêchait d'atteindre des vitesses supérieures à 100 km/h.

Au printemps 1932, la deuxième 35 Kapka fabriquée fut mise en circulation. Elle se distinguait de la précédente par la forme de ses ailes avant et ses phares légèrement avancés.

En juin 1933, une Wikov 35 Kapka, participa à la première édition des 1000 miles de Tchécoslovaquie. Elle dut abandonner en raison d'une surchauffe moteur. Cette voiture n'était que partiellement nouvelle. En effet, l'usine réutilisa la carrosserie du premier exemplaire (invendu ?) de 1931 pour le monter sur un châssis de Wikov 40, équipé d'un moteur de 1 941 cm³ développant 40 ch (29 kW).

Les coûts de production trop élevés, les performances insuffisantes et la consommation de carburant excessive ont limité sa production à seulement 3 ou 6 exemplaires, selon les sources.

Wikov 40

Les études de la Wikov 70 ont permis au bureau d'études de concevoir la Wikov 40 dont 330 exemplaires ont été fabriqués entre 1933 et 1937. C'est le modèle le plus réussi du constructeur avec son moteur 4 cylindres de 1 943 cm³ développant 43 ch (33 kW) à 2 800 tr/min avec un couple de 131 Nm à 1 600 tr/min. Son châssis, hérité de la Wikov 35, de 300 cm d'empattement, permettait de recevoir des carrosseries berline 2 portes, coupé et roadster. Des versions avec carrosserie profilée étaient également proposées. La version limousine 4 portes 6 places avait un empattement long de 325 cm. La série 40 a été fabriquée de 1933 à 1937.

Wikov 70

Les premières études pour ce modèle ont débuté en 1930 et 1931. C'était un véhicule très haut de gamme, une grosse limousine jugée majestueuse avec un empattement de 325 cm. Elle devait être dotée d'un moteur 8 cylindres en ligne, dérivé de celui de la Wikov 35 en doublant le nombre de cylindres, refroidi par eau, de 3 485 cm³ développant une puissance de 67,3 ch (51,6 kW) à 3 000 tr/min avec un couple de 215 Nm à 1 600 tr/min. En 1933, plusieurs prototypes Wikov 70 ont été fabriqués et, en 1934, le modèle Wikov 40 a commencé à être fabriqué. La production en série de la Wikov 70 n'a jamais été envisagée, car jugée beaucoup trop coûteuse.

Wikov Baby

En 1932 Wikov reprend le projet de construction d'un petit modèle populaire. Il développa plusieurs prototypes de la petite Wikov-Baby, dotée d'un châssis tubulaire et d'un moteur bicylindre en V de 619 cm³ développant 18 ch à 3 000 tr/min, placé à l'arrière avec une boîte de vitesses mécanique à 3 rapports. Cependant, le modèle n'a jamais été commercialisé, l'analyse économique de ses coûts de production n'ayant révélé aucune possibilité de rentabilité. Entre 1933 et 1934, 5 prototypes auraient été construits, équipés d'abord d'un moteur monocylindre 2 temps DKW de 350 et 500 cm³ puis, d'un moteur Wikov bicylindre à refroidissement liquide. Le dernier prototype était doté d'un moteur radial trois cylindres. La Wikov Baby ne fut jamais produite en série. Certaines sources indiquent que 8 prototypes auraient été construits et certains vendus.

Caractéristiques techniques

La Wikov Baby était un petit roadster 2 portes 2 places :

  • empattement : 2,32 m,
  • longueur : 3,48 m,
  • largeur : 1,38 m,
  • hauteur : 1,38 m,
  • voies AV & AR : 1,12
  • poids : 400 kg,

pouvant atteindre 70 km/h[14].

Au total, la société Wikov n'a produit qu'environ 760 voitures particulières et 450 camions durant son existence, ce qui explique pourquoi les voitures de cette marque sont aujourd'hui très prisées des collectionneurs.

Production automobile Wikov entre 1932 et 1937[8] :

Les différentes automobiles produites[15] :

Modèle Motorisation Dates production Quantité
IV/12 4 cylindres 985 cm³1925-322
Prototypes
IV/16 4 cylindres 1 244 cm³1925-324
Prototypes
IV/18 4 cylindres 1 340 cm³1925-3215
Prototypes
V/20 4 cylindres 1 340 cm³1925-3220
Prototypes
7/28 4 cylindres 1 476 cm³1927-32280
7/28 Utilitaire 4 cylindres 1 476 cm³1927-32
7/28 1500 Sport 4 cylindres 1 476 cm³1928-29
35 4 cylindres 1 743 cm³1930-34150
35 Kapka 4 cylindres 1 743 cm³1931-323
Prototypes
70 8 cylindres 3 485 cm³1933-342
Prototypes
40 4 cylindres 1 941 cm³1933-37330
Baby 2 cylindres en V 619 cm³1933-375
Prototypes
Camion MNO 1,0 / 1,5 pz 4 cylindres 1 941 cm³1925-40450

Nota : Les chiffres de production sont des estimations et divergent selon les sources car les archives de l'entreprise n'ont pas été conservées.

Production annuelle :

1924 1925 1926 1927 1928 1929 1930 1931 1932 1933 1934 1935 1936 1937 1932–1937
automobiles 81 54 58 39 25 7 264
pick-up
fourgonnettes
26 19 11 10 10 5 81
autobus 5 1 1 2 9
ambulance 2 2
Total 112 73 70[15] 52 35 14 (ou 17)[15] 356

Les chiffres détaillés de la production entre 1924 et 1932 sont inconnus. La production globale serait de 780 automobiles et dérivés plus 450 petits camions.

Petit camion Wikov MNO 1,0 / 1,5 tz

C'est le modèle qui a été le plus produit par la division automobile de Wikov. La production de l'usine était limitée à 2 ou 3 véhicules par jour. Après avoir livré toute la commande militaire obtenue en 1936, la production cesse définitivement en 1940 après en avoir fabriqué 450 unités. Durant les années suivantes, jusqu'à sa nationalisation en 1948, l'usine a été reconvertie en atelier de réparation. Les série des petits camions 1,0 / 1,5 tz (charge utile 1,0 et 1,5 tonne) a été fabriquée de 1933 à 1940. Plusieurs exemplaires ont été réquisitionnés puis commandés par la Wehrmacht durant le Seconde Guerre mondiale[16].

Les véhicules préservés

En 2023, il semble que seulement une trentaine d'automobiles Wikov ont survécu. Une quantité relativement importante au regard d'une production de seulement 680 exemplaires au total entre 1924 et 1937.

Ces véhicules préservés sont principalement conservés dans des institutions tchèques et des collections privées comme le musée Veteran Arena d'Olomouc abritant la plus grande collection au monde de voitures Wikov.

Implication dans les courses

L'implication de Wikov dans le sport automobile a été limitée durant l'entre-deux-guerres, l'entreprise privilégiant les machines industrielles au développement de voitures de course. Néanmoins, elle remporta plusieurs succès en endurance et autres compétitions.
Le pilote d'usine Adolf Szczyzycki, présent de 1928 à 1934, remporta plusieurs victoires :

  • le rallye Auto-Moto des Hautes Tatras en 1930 et 1931 au volant d'une Wikov 35,
  • la course de côte Lysá Poľana-Morskie Oko dans la catégorie 1,5 litre en 1931,
  • circuit d'Ostrava, vainqueur dans la catégorie "Voitures de course" en 1932,
  • 6e dans la catégorie Voiturette (jusqu'à 1 500 cm³) du Grand Prix de Brno avec une Wikov 7/28 Sport,
  • circuit d'Ostrava, vainqueur dans la catégorie "Voitures de course" en 1933.
  • 1000 Miles de Tchécoslovaquie de 1934, au volant d'une Wikov 40,

Le constructeur a abandonné toute participation en sport automobile après 1934.

Les moteurs électriques

La société Wikov a été un acteur important dans le développement de l'électrification et des moteurs électriques, survenu après la Première Guerre mondiale en Tchécoslovaquie, ce qui a conduit la société Wichterle & Kovářik a.s. à produire ses propres moteurs électriques pour des machines agricoles aussi des utilisations industrielles à partir de 1937.

Notes et références

Bibliographie

Voir aussi

Related Articles

Wikiwand AI