Will Hurd
personnalité politique américaine
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William Ballard Hurd dit Will Hurd, né le à San Antonio, est un homme politique américain, représentant républicain du Texas à la Chambre des représentants des États-Unis de 2015 à 2021.
6 novembre 2018
| Will Hurd | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Représentant des États-Unis | |
| – (6 ans) |
|
| Élection | 4 novembre 2014 |
| Réélection | 8 novembre 2016 6 novembre 2018 |
| Circonscription | 23e district du Texas |
| Législature | 114e, 115e et 116e |
| Prédécesseur | Pete Gallego |
| Successeur | Tony Gonzales |
| Biographie | |
| Nom de naissance | William Ballard Hurd |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | San Antonio (Texas, États-Unis) |
| Nationalité | Américaine |
| Parti politique | Parti républicain |
| Diplômé de | Université A&M du Texas |
| Religion | Protestantisme[1] |
| Site web | hurd.house.gov |
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Biographie
Will Hurd est originaire de San Antonio. Après un diplôme obtenu à l'université A&M du Texas, il travaille pour la CIA de 2000 à 2009[2], notamment en tant qu'agent sous couverture en Afghanistan et Pakistan[3].
En 2010, il se présente à la Chambre des représentants des États-Unis dans le 23e district du Texas, qui s'étend d'El Paso à San Antonio le long de la frontière mexicaine. Il arrive en tête du premier tour de la primaire républicaine, mais est battu au second tour par Quico Canseco (en)[4],[5].
Il est à nouveau candidat en 2014 face au sortant démocrate Pete Gallego, vainqueur face à Canseco en 2012. Il remporte le second tour de la primaire républicaine face à Canseco[5] avec près de 60 % des voix[6]. Depuis 2006, le district ne cesse de basculer entre républicains et démocrates. Il a été remporté par Barack Obama en 2008 et par Mitt Romney en 2012[7]. L'élection est considérée comme serrée[8]. Will Hurd est élu représentant avec 49,8 % des voix contre 47,7 % pour Gallego[9]. Il devient le premier républicain afro-américain élu pour représenter le Texas au Congrès[10].
Candidat à sa réélection en 2016, il affronte à nouveau Pete Gallego. Le démocrate tente de lier Hurd à Donald Trump dans un district majoritairement hispanique[7]. L'élection est considérée comme l'une des plus compétitives du pays. Hurd est finalement réélu avec 48 % des suffrages contre 47 % pour Gallego[11].
En 2018, Hurd affronte la démocrate Gina Ortiz Jones, qui a notamment servi en Irak dans la United States Air Force. L'élection est à nouveau serrée. Le soir de l'élection, Hurd est donné vainqueur avant que la démocrate ne prenne la tête. Le lendemain de l'élection, le , Hurd devance Ortiz Jones de 689 voix. S'il reste des votes par correspondance à compter, le républicain se déclare victorieux[12]. Ortiz Jones reconnaît sa défaite le suivant[13],[14]. Hurd est finalement réélu avec 926 bulletins d'avance[15], soit moins d'un pour cent des voix[16]. Après les élections, il est l'un des trois seuls républicains à avoir été réélu dans une circonscription remportée par Hillary Clinton en 2016[17].
En , alors qu'il est le seul républicain afro-américain à siéger à la Chambre des représentants, Hurd annonce qu'il ne sera pas candidat à un nouveau mandat en 2020[18].
Positions politiques
Will Hurd est considéré comme un républicain modéré[15],[19]. Il est par exemple l'un des rares républicains à voter en faveur de l'Equaliy Act, interdisant les discriminations basées sur l'orientation sexuelle ou l'identité de genre[17]. En matière d'immigration, il introduit une proposition de loi pour prévoir la possibilité d'accorder la nationalité aux dreamers, arrivés illégalement aux États-Unis durant leur enfance[14].
Au Congrès, il a la réputation de travailler avec les républicains et les démocrates[18]. Il attire notamment l'attention des médias nationaux pour son road trip avec le démocrate Beto O'Rourke entre le Texas et Washington[14]. Il se spécialise en cybercriminalité[15].
Durant la présidence de Donald Trump, il ne vote que la moitié du temps avec le président, s'opposant notamment à sa politique à la frontière mexicaine (en grande partie comprise dans le district de Hurd)[18]. Hurd refuse toutefois de voter en faveur du lancement de la procédure de destitution de Donald Trump en 2019, soulignant que le comportement du président était « mal » mais pas suffisant pour une destitution[19].