En 1920, Hardy, en coopération avec Walter Morley Fletcher, secrétaire du Comité de la recherche médicale, persuade les gestionnaires de l'héritage de Williap Dunn(en) d'utiliser l'argent pour des recherches en biochimie et en pathologie. À cette fin, ils accordent au professeur de Cambridge Frederick Gowland Hopkins la somme de 210 000 £ en 1920 pour l'avancement de ses travaux en biochimie. Deux ans plus tard, ils dotent le professeur Georges Dreyer (1873-1934) de l'université d'Oxford d'une somme de 100 000 £ pour ses recherches en pathologie[5]. L'argent permet à chacun des récipiendaires d'établir une chaire et des laboratoires d'enseignement et de recherche sophistiqués, le Sir William Dunn Institute of Biochemistry(en) à Cambridge et la Sir William Dunn School of Pathology(en) à Oxford. À eux deux, les deux établissements produisent dix lauréats du prix Nobel, dont Hopkins, pour la découverte des vitamines, et les professeurs Howard Florey et Ernst Chain (Oxford), pour leurs travaux sur le développement de la pénicilline.
Hardy apporte également d'importantes contributions au domaine de la tribologie. Aux côtés d'Ida Doubleday, il introduit le concept de lubrification limite[6]. Hardy est désigné comme l'un des 23 «Men of Tribology» par Duncan Dowson(en)[7].
Anobli en 1925, William Bate Hardy meurt à Cambridge en 1934.
↑ Rideal, «In memoriam. Sir William Bate Hardy, F. R. S., 1864–1964», Transactions of the Faraday Society, vol.60, , p.1681–7 (DOI10.1039/TF9646001681)
↑ Biographical Index of Former Fellows of the Royal Society of Edinburgh 1783–2002, The Royal Society of Edinburgh, (ISBN0-902-198-84-X, lire en ligne)
↑ Hardy et Doubleday, «Boundary lubrication.— The paraffin series», Proceedings of the Royal Society of London. Series A, Containing Papers of a Mathematical and Physical Character, vol.100, no707, , p.550–574 (DOI10.1098/rspa.1922.0017, lire en ligne)
↑ (en) Dowson, «Men of Tribology: William Bate Hardy (1864–1934) and Arnold Sommerfeld (1868–1951)», Journal of Lubrication Technology, vol.101, no4, , p.393–397 (ISSN0022-2305, DOI10.1115/1.3453381, lire en ligne)