William Little Hughes

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Pseudonyme
William O'GormanVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
William Little Hughes
Biographie
Naissance
Décès
Pseudonyme
William O'GormanVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Domicile
Activité
Rédacteur à
La gazette des femmes (d), Le Monde Illustré, La République des lettres, Revue fantaisiste (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Père
William Hughes
Mère
Margaret Hughes
Autres informations
A travaillé pour
Date de baptême

William Little Hughes né le à Dublin et mort le à Pars 8e, est un traducteur et fonctionnaire d’origine irlandaise.

Il était connu par des traductions très estimées des œuvres de Dickens[1].

Fils de William et de Margaret Hughes, il a été élevé en France, dont il a fait sa patrie adoptive[2]. Entré, en avril 1864, comme traducteur de l’anglais vers le français au bureau de la presse du Ministère de l’Intérieur (France)[3], poste qu’il a exercé jusqu’à sa mort, il a été parmi les plus anciens du bureau de la presse, où il est devenu commis principal[4]. Il a également été le secrétaire de Jules Simon[5].

Écrivain très pur, très correct et élégant, mais également chercheur érudit[6], il a publié, entre 1858 et 1890, plusieurs traductions, adaptations et imitations pour différentes maisons d’édition, dont Hachette, J. Hetzel et A. Hennuyer, principalement de romans anglais et américains, dont Devereux (1864) d'Edward Bulwer-Lytton, la Petite Dorrit (1869) de Charles Dickens et les Aventures de Tom Sawyer (1884) et Les aventures de Huck Finn : l'ami de Tom Sawyer (1886) de Mark Twain ou des contes d’Edgar Allan Poe faisant suite à ceux que Baudelaire n’avait pas traduits. Son nom apparait également, aux côtés de celui de Rurie Tchedorine dans la traduction du Le Bal masqué de Michel Lermontov[7].

Plusieurs grands hommes de lettres, dont Philarète Chasles et Charles-Augustin Sainte-Beuve[2], aimaient à consulter Hughes pour des questions de traduction ou de compréhension de l’anglais. Hughes aurait également entretenu une amitié avec Auguste Lacaussade, poète, journaliste et traducteur réunionnais, à qui il a dédié sa traduction des Mémoires d’un valet de pied (1859)[8]. Fervent collectionneur des œuvres originales et traduites de William Shakespeare[9], dont il avait réussi à réunir dans sa bibliothèque la plupart des ouvrages écrits sur lui en toutes les langues[10], il a collaboré de nombreuses revues, dont La Gazette des femmes[2], et Le Monde illustré. On retrouve ses traductions dans toutes les revues du groupe parnassien, dans la République des Lettres et même dans la coquette Revue fantaisiste de Catulle Mendès[10].

Certaines de ses traductions sont, comme cela pouvait encore être le cas, à l’époque, de « belles infidèles », c’est-à-dire des adaptations, voir des imitations d’après original[11].

Frappé subitement, dans son bureau du Ministère de l’Intérieur, au moment où il dépouillait les journaux d’Angleterre[6], d’apoplexie, il a été transporté à l’hospice Beaujon sans que personne ait l’idée de prévenir sa famille ou la vieille bonne qui demeurait près de lui[10]. Le neveu de Hughes, prévenu par la bonne que son employeur n’avait pas reparu, devra, pour avoir des nouvelles de son oncle, se rendre en personne au Ministère, où on l’informera du transport à l’hospice Beaujon. Arrivé sur place, celui-ci ne pourra qu’identifier la dépouille de son oncle, mort la nuit précédente. Les obsèques ont eu lieu le lendemain[4].

Publications partielles

Notes et références

Liens externes

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