William Maginn

From Wikipedia, the free encyclopedia

Naissance
Décès
Nationalité
William Maginn
Biographie
Naissance
Décès
Nationalité
Activités

William Maginn, né le à Cork (Irlande) et mort le à Walton-on-Thames (Angleterre), est un journaliste, poète et écrivain irlandais. Il est surtout connu pour ses articles de critique littéraire. Il laisse, parfois sous le pseudonyme Sir Morgan O'Doherty, une œuvre assez abondante mais peu marquante dans les annales de la littérature. Il a servi de modèle pour le personnage du Captain Shandon de Pendennis, et sa fin tragique pour celle du héros de Mémoires de Barry Lyndon, romans de William Makepeace Thackeray.

Vue de Cork où William Maginn est né.
Blackwood's Magazine auquel William Maginne a collaboré.

Il collabore d'abord à la revue Blackwood's Edinburgh Magazine, puis, après un séjour à Londres de 1824 à 1826, devient correspondant à Paris en 1826 du The Representative, journal fondé par l'éditeur John Murray, dont la carrière est relativement brève. L'année suivante, il contribue à la création du Standard, organe de presse ultra tory, dont il assure la rédaction avec la collaboration d'un de ses condisciples de Trinity College, Stanley Lees Giffard. Il collabore également à l'hebdomadaire The Age, journal à scandale paraissant le dimanche. En 1830, il pousse à la création du Fraser's Magazine dont il devient l'un des plus chauds partisans. Ses Homeric Ballads (Ballades d'Homère) reçoivent un accueil louangeur de la part de la critique et sont régulièrement publiées dans la revue de 1839 à 1842. Lors du lancement en 1837 du Bentley's Miscellany[N 1], avec pour premier rédacteur en chef Charles Dickens qui y commence cette même année la publication en feuilleton de son roman Oliver Twist, Maginn écrit le « Prologue » en guise de préface[1] et y publie pendant plusieurs années une série de Shaskespeare Papers qui s'efforcent d'explorer les personnages shakespeariens selon une approche rationnelle. Ainsi Falstaff est examiné par le biais de sa mélancolie, considérée comme l'ingrédient premier de sa personnalité. Indépendamment de cette activité journalistique, il écrit quelques courtes œuvres de fiction habilement conçues et des contes, par exemple The Man in the Bell (L'homme dans la cloche) publié dans le Blackwood's en 1821, ou Welch Rabbits ( Lapins gallois), parus dans Bentley's en 1842.

Paysage du Surrey où William Maginn a passé les derniers mois de sa vie.

En 1836, il se bat en duel avec le député Grantley Berkeley ; trois coups sont tirés sans que personne soit touché. C'est Maginn qui a provoqué ce duel à la suite des attaques du député à l'encontre de James Fraser du Fraser's Magazine, irrité qu'il est par le compte-rendu peu favorable que Maginn fait de son roman Berkeley Castle.

William Maginn est l'un des plus brillants chroniqueurs de son temps ; pourtant, il ne laisse que peu d'œuvres marquantes. Sa dernière année est peu glorieuse ; rattrapé par sa prodigalité, il se retrouve en 1842 dans la prison pour dettes de la Fleet, d'où il ne ressort, rongé par la tuberculose, que grâce à la Loi sur les Débiteurs insolvables (Insolvent Debtor's Act). Il meurt dans la plus grande pauvreté au mois d'août de cette même année à Walton-on-Thames, laissant son épouse Ellen, ses deux filles Annie et Ellen, et son fils John[2].

William Makepeace Thackeray l'a pris pour modèle de son personnage Captain Shandon dans Pendennis (1848), et sa triste fin l'a inspiré pour celle de son héros Barry Lyndon (Mémoires de Barry Lyndon, 1844 / 1856) qui termine lui aussi ses jours à la Fleet. Thackeray évoque Maginn alors qu'il lit un hommage nécrologique paru dans le Fraser's Magazine à l'époque où Barry Lyndon commence à être publié et qu'il est loin d'en avoir achevé le manuscrit. Il commente l'événement en disant : « Maginn, beau sujet pour moraliser » (« Maginn, a famous subject for moralising »)[3].

Publications

Annexes

Liens internes

Related Articles

Wikiwand AI