William Thomas Markham naît le 13 juillet 1830 à Becca Hall(en), la demeure familiale construite en 1783 dans le village d’Aberford (Yorkshire). Il est le fils aîné de William Markham (1796-1852), propriétaire terrien fortuné, et de son épouse Lucy Anne née Holbech (ca. 1809-1880). Parmi ses arrière-grands-parents, on compte William Markham (1719-1807), archevêque d’York de 1776 à sa mort, et Oldfield Bowles (1739-1810), propriétaire terrien et peintre paysagiste réputé[1],[3].
Les aides de camp du général George Brown, tirage par Roger Fenton (1855). De d. à g.: William Thomas Markham, Richard L.O. Pearson (son futur beau-frère)[4], Arthur E.V. Ponsonby[5].
William Thomas Markham débute ses études dans une école de Southwell puis les poursuit au collège d’Eton. Il s’oriente ensuite vers la carrière militaire, et intègre en décembre 1848 la Rifle Brigade au sein de laquelle il sert au Canada. Nommé premier lieutenant en avril 1854, il rejoint en décembre de la même année le régiment des Coldstream Guards. Il sert durant la Guerre de Crimée et participe, comme aide de camp du général George Brown, à la bataille de l’Alma, au siège de Sébastopol et à la prise de Kertch. Il quitte ensuite l’armée régulière en 1856, pour se consacrer au domaine hérité de son père quatre ans plus tôt[1].
Le 15 avril 1857, il épouse Anne Emily Sophia Grant, dite «Daisy» (1836-1880), fille du célèbre peintre écossaisFrancis Grant, qui lui donnera treize enfants[1],[3]:
Major Ronald Anthony Markham (ca. 1905-1910)Ronald Anthony Markham (1870-1914), militaire au sein du régiment des Coldstream Guards à partir de décembre 1890, grièvement blessé au combat le 23 octobre 1914 lors de la Première bataille d’Ypres, avec le grade de major, et décédé deux jours plus tard à l’hôpital de Boulogne[6],[7]
Ethel Winifrid Victoria Smith née Markham (1871-1946)
Nigel Ivan Markham (1872-1905), établi en Nouvelle-Zélande à partir de 1892, capitaine au sein du 6th NZ Mounted Infantry déployé en 1901 lors de la Seconde guerre des Boers, gravement blessé et rapatrié en Angleterre en 1902, et décédé le 12 février 1904[8]
Après son mariage, William Thomas achète une maison à Melton Mowbray et fait bâtir Solent Lodge, une maison située en bord de mer à Cowes sur l’île de Wight[1],[9].
Pantomime at anchor off the Squadron headquarters, with Colonel Markham approaching in a longboat (1867), par Arthur Wellington Fowles. Coll. privée.
Comme son père, il est passionné de nautisme et devient lui aussi membre du prestigieux Royal Yacht Squadron de Cowes en mai 1862. Il possède successivement les yachtsSultana, Coquette, Pantomime, Harlequin et Vol-au-vent, à bord desquels il participe à des compétitions jusqu’en 1881[1],[9].
William Thomas Markham est un peintre aquarelliste de formation autodidacte, qui réalise des œuvres paysagères et des scènes de genre inspirées de ses voyages et de ses campagnes militaires. Parmi ses œuvres, on trouve les journaux de bord illustrés de ses yachts successifs[10], un carnet illustré relatant la croisière de William et de son épouse Daisy autour de la Méditerranée durant l’été 1857[11], ou un journal, illustré d’aquarelles, rassemblant les notes prises lors de sa campagne militaire en Crimée en 1854-1855[12].
De santé déclinante dans les dernières années de sa vie, il meurt le 10 juillet 1886 à Cowes et est inhumé le 14 juillet au cimetière Northwood de cette localité[2],[13].
Galerie
Journal illustré de William Thomas Markham durant la guerre de Crimée (1854-1855), Coll. privée.
Stamboul - Seraglio. Seraskier Tower & Mosques of St Sophia & Achmet from my tent. Camp at Scutari (1854), National Army Museum, Londres.
In the cavalry camp at Devna (ca. 1854), Coll. privée.
Journal de bord des yachts Sultana, Coquette, Pantomime, Harlequin et Vol-au-Vent (1862-1876) Cette page concerne le Sultana (12-13 juillet 1862). Coll. privée.
Fellow Passengers on board the Messagerie Imperiale Steamer 'Hydaspes' to Malta (1857), Coll. privée.
Références
1234567«Colonel William Thomas Markham of Becca», dans Sir Clements Markham, K.C.B., Markham Memorials, vol.II, Londres, Spottiswoode & Co., (lire en ligne), p.139-141