William Woodville Rockhill
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| Ambassadeur des États-Unis en Roumanie (d) | |
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| Ambassadeur des États-Unis auprès de l'Empire ottoman (d) | |
| Ambassadeur des États-Unis auprès de la Chine impériale (d) | |
| Ambassadeur des États-Unis auprès de l'empire russe (d) |
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East Cemetery (d) |
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| Enfant |
Margarita Schneditz (d) |
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William Woodville Rockhill ( – ) est un homme politique et diplomate américain.
Il est né à Philadelphie en Pennsylvanie en 1854, et était le fils de Thomas Cadwalader Rockhill (1820-1849) et Dorothea Anne Woodville (1823-1913)[1].
Il fit ses études en France, au lycée Bonaparte (actuel lycée Condorcet), à Paris, où il fréquenta également les cours de Philippe-Édouard Foucaux sur le bouddhisme tibétain[2] et à Saint-Cyr, avant de s'engager dans l'armée française en Extrême-Orient.
Rockhill fut attaché d'ambassade de 1884 à 1887 auprès des Qing et de leurs vassaux coréens, les Joseon[3]. En 1884, Rockhill traduisit et publia en français La vie de Bouddha[3]. Il rencontra Sarat Chandra Das à Pékin en 1885[2]. Il séjourna également en Mongolie et au Tibet de à août 1889 puis à nouveau en 1892, sans pouvoir atteindre Lhassa[2]. Il rendit compte de son expédition à la Smithsonian Institution.
En 1908, quand le 13e dalaï-lama se trouvait au Wou-T'ai-Chan dans la province du Shanxi, il s'y rendit pour le rencontrer[4] et reçut de sa part une xylographie du Sūtra du Diamant comportant un colophon de sa main et une thangka représentant Tsongkhapa[5]. Il le rencontra plusieurs autres fois à Pékin où il eut un autre entretien avec lui. Il dressa un portrait de lui particulièrement précis[6].
Rockhill fut Troisième Secrétaire d'État assistant des États-Unis de 1894 à 1896 puis Secrétaire d'État assistant des États-Unis de 1896 à 1897[7],[8].
De 1898 à 1899 il fut ministre plénipotentiaire des États-Unis en Grèce, en Roumanie, ainsi qu'en Serbie[9],[10],[11]. Il fit d'Athènes sa résidence principale durant cette période.
Lorsque la révolte des Boxers éclata en 1900, Rockhill était envoyé spécial à Pékin. Il fut ensuite de 1905 à 1909 ministre plénipotentiaire auprès des Qing[12]. Il fit collection de quelques rares pièces d'art chinois, aujourd'hui conservées à la bibliothèque du Congrès[3].
Il fut ambassadeur en Russie de 1909 à 1911[13], puis dans l'Empire ottoman de 1911 à 1913[14].
Rockhill mourut à Honolulu en 1914. Il est enterré au cimetière de Litchfield dans le Connecticut[15].
