On suppose que E est un espace vectoriel de dimension finie n, I un intervalle de ℝ et y' = ay une équation différentielle linéaire homogène sur E, avec a continue de I dans l'espace L(E) des endomorphismes de E. On note S l'espace solution, qui est un espace vectoriel de dimension n par le théorème de Cauchy-Lipschitz.
Soit y1, ... yn un système de n solutions de l'équation différentielle. On qualifie ce système de système fondamental de solutions quand il constitue une base de S.
On appelle wronskien de ce système le déterminant

Pour le calculer précisément, il faut spécifier une base de référence.
Par l'isomorphisme de conditions initiales, le wronskien est nul en un point si et seulement si le système de solutions est lié. En conséquence, si le wronskien s'annule en un point, il s'annule en tout point.
L'équation d'évolution du wronskien est

Le wronskien est donc connu à une constante multiplicative près :

Démonstration
On utilise la
différentielle du déterminant donnée sous la forme

(cf
Déterminant), où
A et
H appartiennent à M
n(ℝ).
Soit aussi Y la matrice formée des colonnes y1, …, yn de sorte que Y'(t) = a(t)Y(t). On dérive W par rapport au temps et l'on obtient (cf. Théorème de dérivation des fonctions composées) :

D'après la formule de Laplace on obtient
Une autre démonstration, qui n'utilise pas la différentielle du déterminant est donnée dans l'article détaillé.
Il apparaît notamment que le wronskien est soit toujours nul, soit jamais nul, ce qui confirme les observations du paragraphe précédent.
Connaissant n – 1 solutions indépendantes de l'équation, l'expression du wronskien peut être utilisée pour en déterminer une de plus et résoudre complètement l'équation.
On s'intéresse à l'équation

où les fonctions ai sont continues à valeurs réelles (ou complexes).
On sait que cette équation peut être ramenée à une équation du type précédent en prenant pour vecteur inconnu

Le wronskien d'un système de n solutions est alors défini par

Son équation d'évolution est
