Xavier Azalbert
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| Président BonSens.org (d) | |
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| Directeur de la publication FranceSoir | |
| Rédacteur en chef FranceSoir |
| Naissance | |
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| Nationalité | |
| Domicile |
Saint-Cloud (- |
| Activités |
Éditeur associé, militant anti-vaccins, homme d'affaires |
| A travaillé pour |
McKinsey & Company ( - |
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| Propriétaire de | |
| Membre de |
BonSens.org (d) |
Xavier Azalbert, né le à Revel (Haute-Garonne), est un entrepreneur et conspirationniste français.
D'abord employé de grandes entreprises, il se met à son compte puis prend en 2014 la tête du quotidien généraliste France-Soir, qu'il transforme en un site d'actualités complotiste portant le même nom : FranceSoir. Le média s'oriente alors vers la publication de fausses informations, beaucoup relevant du complotisme. Il diffuse par ailleurs de la désinformation sur plusieurs sujets.
Xavier Azalbert se fait également connaître pour ses prises de positions controversées ; à partir des années 2020, il est condamné par la justice.
Jeunesse et début de carrière
Xavier Azalbert naît le [1] à Revel, en Haute-Garonne[2],[3].
Il fait des études de mathématiques et d'économie et sort diplômé de l'université de Toulouse en 1988, avec une spécialisation en économétrie. Il prétend par la suite avoir étudié à la Toulouse School of Economics, créée en 2011, ce que l'établissement dément[4].
Il se fait embaucher par le cabinet de conseil McKinsey[5], avant de rejoindre Fidelity Investments, multinationale américaine spécialisée dans la gestion d'actifs[6]. Il s'oriente ensuite vers le secteur de la banque en ligne, mais aussi du BTP et de la dépollution des sols (notamment avec une entreprise majeure du secteur, Valgo), en créant ou reprenant des entreprises[7]. Il est notamment le dirigeant de la société Mutualize, qui rachète en 2016 la néo-banque Morning[8].
Amateur de cyclisme et de triathlon, il voyage au Brésil ou en Afrique du Sud pour participer à des courses[6]. Il possède également des parts dans un restaurant de plage brésilien et y a implanté des sociétés immobilières. En 2019, il aurait même demandé à y résider[4].
Prise en main de France-Soir
En 2014, Xavier Azalbert prend le contrôle du journal France-Soir, issu de la Résistance et fondé en 1944. La prise de contrôle se fait aux dépens de Philippe Mendil, acheteur du média deux ans plus tôt et qui doit devenir l'associé d'Azalbert. Celui-ci estime que sa « confiance a été trahie »[6].
Initialement, Azalbert n'impose pas de changement de la ligne éditoriale, FranceSoir se contentant de reprendre des dépêches d'agences de presse comme l'AFP. Il est même apprécié par les employés pour sa capacité à attirer des investisseurs et ses talents de négociateur, et son esprit « crédule face aux fausses informations » fait sourire en interne[6]. Il utilise toutefois le site pour faire la promotion de ses performances sportives et de ses entreprises[6].
Mais en 2019, les journalistes se mettent en grève[5], afin de réclamer le respect de la convention collective des journalistes et la création d'une mutuelle d'entreprise[6]. Les collaborateurs du journal protestent également contre ce qui est décrit par un ancien employé comme « un modèle à base de jeux concours et de sponsoring de rubriques »[5]. Les relations avec Xavier Azalbert se tendent ; celui-ci exige désormais de relire chaque article avant publication et met en place « un climat de méfiance et de surveillance généralisée ». Après six semaines de grève, les quatre derniers employés sont licenciés « pour motif économique ». Ils sont remplacés par des contributeurs dont l'identité reste floue[6]. C'est le début d'un « virage éditorial », selon l'avocat des journalistes, amorcé sous l'impulsion d'Azalbert, qui réoriente le média vers la désinformation et le complotisme[5].