Né vers 817[3] dans le comté de Fenzhou (aujourd’hui Fenyang dans le Shanxi)[4], il réussit les examens impériaux et devient jinshi (érudit) sous le règne de l’empereur Wuzong, en 846[2]. En 854, comme il est sélectionné pour ses capacités en rédaction et en jugement, il est nommé officier de district à Zhouzhi[2]. Puis, il obtient ensuite des postes à Taiyuan, Shan'guo et à Heyang. Lorsque le chancelier Li Fu (李福) est gouverneur militaire à Huazhou, il recommande Xue Neng comme juge-conseiller du circuit. Ce dernier exerce ensuite les postes de censeur impérial, de fonctionnaire subalterne au ministère de la Justice section des Affaires des fonctionnaires[2],[5]. En 867, il retourne à la capitale Chang'an. Il est promu successivement à des fonctions comme directeur du département des Affaires protocolaires, directeur des finances, directeur au ministère de la Justice, préfet intendant de Tongzhou et intendant par intérim de la préfecture de Jiazhou[5],[2]. Ensuite, il assume temporairement la fonction de préfet de la capitale Chang'an[2],[5].
Après, il est nommé gouverneur militaire du district de la région de Ganhua, puis appelé à la cour où il devient ministre des Travaux publics[5],[2]. Ensuite, il est de nouveau nommé gouverneur militaire d’abord du district de Xuzhou, puis du district de Zhongwu[2].
En 880, sous l’empereur Xizong, son subordonné Zhou Ji (Tang dynasty)(en) se révolte, se déclare gouverneur provisoire de Zhongwu et chasse Xue Neng[6] qui tente de fuir à Xiangyang. Mais, ce dernier poursuivi par les soldats rebelles et tué avec toute sa famille[7],[a 1],[1].
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Xue Neng gouvernait avec rigueur et vigilance, ne favorisant aucun intérêt personnel. «Bien qu’il se trouve en temps de troubles, occupant un poste officiel important, il ne possède pas de talents militaires, mais il est fervent défenseur du bouddhisme et respecte scrupuleusement la loi.»[a 2],[5].
Poésie
À l’époque des Tang, les échanges amicaux entre lettrés sont très répandus. Xue Neng est passionné de poésie. Comme il passe presque toute sa vie en fonction dans des régions éloignées, beaucoup de ses poèmes sont destinés à être envoyés en cadeau ou sont des œuvres de voyages et de visites de sites. Ses poèmes portent surtout la vie quotidienne et les échanges avec des amis, certains traitent de sujets politiques, mais sa vision reste relativement étroite[5].
Il est dit qu’il compose un poème par jour et qu’il a composé dix rouleaux de poésie. Aujourd’hui, quatre rouleaux ont été conservés et édités[2]. Dans l’anthologie Poésie complète des Tang (全唐詩), 4 volumes sont consacrés à Xue Neng[1].
Au bord du ruisseau, une femme lave de la soie,
Sous le pavillon, les pommiers sauvages sont en fleur.
Même en regardant au loin, je porte dans le cœur mon pays natal,
Avec beaucoup de sentiment, j’imagine fonder un foyer.
Les montagnes semblent hors du réel.
Ce lieu est déjà le bout du monde.
Nul poème ne peut dissiper mon chagrin,
Et le roi Liang voudrait des rites toujours plus somptueux.
Notes et références
Notes
↑Une autre source dit qu’on ignore ce qu’il advint de lui.
↑Traduction libre de: «然身处乱世,官居要职,却无军事之才,又崇尚佛教,奉法惟谨。»
Références
123(zh) plusieurs contributeurs, 中国大百科全书 (Encyclopédie de Chine, Xue Neng), 中国大百科全书出版社,
↑(zh) compillé et édité par 聞一多 (Wen Yiduo), 唐詩大系 (Grande collection de poésie des Tang), Chongqing, entre 1930-1940
↑(zh) «唐代河东道文人园林别业补考 (Étude complémentaire sur les jardins et résidences secondaires des littérateurs de la voie de Hedong sous les Tang)», 太原理工大學學報 (社會科學版 (Journal de l’Université polytechnique de Taiyuan) (édition sciences sociales), no6, , p.9-11
↑(zh) Zhao Ying (赵瑩), Liu Xu (刘昫); Zhang Zhao (张昭), Jia Wei (贾纬), Zhao Xi (赵熙), et autres sous les Jin postérieurs, Ancien livre des Tang (c:旧唐书; t: 舊唐書) (Jiu Tang Shu), vol.partie inférieure, volume 19, Shuju, ordonné en 941, achevé en 945
↑(zh) 司馬光 (Sima Guang), 資治通鑑 (Miroir complet pour aider à la gouvernance), vol.253, cour impériale Song, commencé en 1065 et terminé en 1084
Liens externes
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