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Yirmisekizzade Mehmed Saïd Pacha

diplomate, Empire ottoman From Wikipedia, the free encyclopedia

Yirmisekizzade Mehmed Saïd Pacha est un diplomate et grand vizir de l'Empire ottoman, mort en . Pacha est un titre de fonction.

MonarqueOsman III
PrédécesseurNişancı Ali Pasha
SuccesseurKöse Bahir Mustafa Pasha
PrédécesseurSa'deddin Pacha al-Azm
Faits en bref Fonctions, Grand vizir de l'Empire ottoman ...
Yirmisekizzade Mehmed Saïd Pacha
Illustration.
Fonctions
Grand vizir de l'Empire ottoman
–
(5 mois et 7 jours)
Monarque Osman III
Prédécesseur Nişancı Ali Pasha
Successeur Köse Bahir Mustafa Pasha
Beylerbey d'Égypte
–
(1 an)
Prédécesseur Sa'deddin Pacha al-Azm
Successeur Köse Bahir Mustafa Pacha
Biographie
Date de décès
Lieu de décès Constantinople (Empire ottoman)
Nationalité Ottomane
Père Yirmisekiz Mehmed Efendi
Profession Diplomate

Image illustrative de l’article Yirmisekizzade Mehmed Saïd Pacha
Grands vizirs ottomans
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Portrait de Mehmed Saïd fait à Paris par Joseph Aved, 1742.

Carrière

Mehmed Saïd, d'origine géorgienne par son père[1], est le fils du diplomate Yirmisekiz Mehmed Efendi qu'il accompagne comme secrétaire dans son ambassade en France en 1720-1721. Il passe pour un grand admirateur de la culture et du mode de vie des Français dont il parle la langue couramment[2]. Il est lui-même envoyé comme ambassadeur en Suède et en Pologne en 1733[3]. Son prédécesseur en Suède, Mustapha Aga (en), avait été envoyé pour tenter de recouvrer les dettes contractées par Charles XII de Suède pendant son exil en terre ottomane[4]. En 1734, la diète de Suède accepte de reconnaître les dettes de Charles XII en échange d'un traité de commerce avec la Sublime Porte qui sera signé le à Constantinople, la Suède, pour solde de la dette, offrant aux Ottomans un vaisseau de 70 canons et 30 000 fusils[5].

Mehmed Saïd exerce ensuite les fonctions de beylerbey de Roumélie[6] avant d'être envoyé à Paris en 1742. Il laisse un récit d'ambassade (Sefâretnâme) moins célèbre que celui rédigé par son père[3].

Du au 1er avril 1756, il exerce les fonctions de grand vizir. Il meurt en [1].

Réception de l'ambassade de Mehmed Saïd à Varsovie en 1731, esquisse de Joachim Daniel von Jauch (en).

Rôle culturel

Musique

Pendant son séjour à Paris, Mehmed Saïd tient une place de choix dans la vie culturelle. Le musicien Michel Corrette lui dédie un Concerto turc joué le à la Comédie italienne en présence de l'ambassadeur[7],[8]. On exécute en son honneur un « Divertissement, dédié à Son Excellence Saïd Mehemet, Pacha » incluant une Marche turque composée par Alexandre de Villeneuve (1677-1756.). Ce goût des musiques à tonalité orientale (alla turca) se retrouve à la même époque sur les scènes de Vienne[7].

Conversation

Montesquieu, dans ses Pensées inédites de son vivant, cite un propos que lui avait tenu Mehmed Saïd pendant son séjour à Paris :

« J’ai entendu dire une bonne chose a l’ambassadeur turc le 18 fevrier 1742. Je luy disois ches Locmaria ou nous dinions que je trouvois contraire aux maximes d’un bon gouvernement que le grand sïgneur fit etrangler ses bachas a sa fantaisie il les fait etrangler dit il sans en dire la raison pour ne pas révéler ou faire connoitre les deffauts de son serviteur que dites vous des hommes, qui dorent même la statue de la tyrannie[9]. »

Références

Voir aussi

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