L'activisme de Mgogwana commence en 2019, alors qu'âgée de onze ans et s'inquiétant de la pollution, des conditions météorologiques inhabituelles et de la menace d'une crise de l'eau dans son pays[5]. Elle inspire les jeunes Africains à la rejoindre dans son combat pour la justice climatique. Aux côtés de Kiara Nirghin et Ruby Sampson, elle est perçue comme l'incarnation sud-africaine de l'engagement climatique, à l'image de la militante suédoise Greta Thunberg[6].
En effet, en janvier 2019, elle fait du bénévolat auprès du Earthchild Project Eco-Warriors, un programme parascolaire qui vise à combiner formation au leadership, compétences de vie et éducation environnementale[7],[8],[9].
Elle appelle à un changement de comportement en faveur de la nature face aux conditions climatiques irrégulières à Khayelitsha en accusant le gouvernement[10],[7].
En mars 2019, elle milite pour le climat en faisant sa première marche de jeunes devant le Parlement du Cap pour exiger de meilleures politiques et une meilleure justice[3]. Durant cet événement, elle s'adresse à un public de 2 000 jeunes du Cap sur la justice climatique[3].
En août 2019, elle devient l'une des principales conférencières du symposium du FNUAP sur la santé sexuelle et reproductive, le genre et la résilience au changement climatique à Johannesburg. Son activisme s'inspire du mot zoulou « Ubuntu », qui signifie « Je suis, parce que tu es »[11].
Depuis 2022 et en collaboration avec l'Alliance africaine pour le climat, le Vukani Environmental Justice Movement in Action et GroundWork, elle est impliquée dans l'affaire judiciaire #CancelCoal menée par des jeunes pour empêcher l'expansion du parc de charbon du gouvernement sud-africain à Mpumalanga[3],[12].