Yolette Lévy
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| Yolette Lévy | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Conseillère municipale | |
| – (13 ans) |
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| Biographie | |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Haïti |
| Date de décès | (à 80 ans) |
| Lieu de décès | Val-d'Or |
| Nationalité | Canadienne |
| Syndicat | Centrale de l'enseignement du Québec Syndicat des travailleurs de l'enseignement du Nord-Ouest québécois |
| Profession | Enseignante Syndicaliste Militante féministe |
| Distinctions | Médaille du lieutenant-gouverneur |
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Yolette Lévy, née le en Haïti et morte le , est une femme politique et militante de Val-d'Or, en Abitibi-Témiscamingue. Elle est pendant de nombreuses années conseillère municipale à Val-d'Or. Elle œuvre aussi en tant que militante féministe, syndicaliste et défend les droits des aînés.
Née le en Haïti, Yolette Lévy est originaire de Cap-Haïtien[1]. Elle est arrivée à Val-d'Or, en Abitibi-Témiscamingue, en 1969, pour y travailler comme enseignante de chimie à la polyvalente Le Carrefour[2].
Elle travaille d'abord comme pharmacienne en Haïti, son pays d'origine[3]. Elle fuit le duvaliérisme pour aller enseigner pendant quatre ans au Zaïre (aujourd’hui la République démocratique du Congo) au service de l'UNESCO. Son mari Jean Alfred et elle déposent ensuite leurs candidatures pour des postes d’enseignant à Val-d'Or, en Abitibi[4].
Yolette Lévy meurt le à la Maison de la source Gabriel[5].
Vie privée
Yolette Lévy est la mère de trois enfants : Yolette, Jean-Emmanuel et Henry-Philippe Alfred[5].
Politique municipale
Yolette Lévy siège pendant 13 ans comme conseillère municipale à Val-d'Or, soit de 1996 à 2009[2]. Elle est réélue aux élections municipales de 2000, 2001 et 2005[6], mais a perdu ses élections en 2009[7]. Lors de ses mandats, elle contribue à la révision de la politique familiale, à la mise en place du service de transport en commun Taxibus, au déploiement de Val-d’Or ville en santé, à la création de l'activité Val-d'Or s'endimanche (devenue Val-d'Or s'embellit), à défendre des organismes communautaires et elle soutient le développement culturel[6].
Engagements sociopolitiques
Syndicalisme
En 1972, elle s'implique pour la première fois dans le syndicat des enseignants. En , elle remplace Réal Couture à la présidence du Syndicat des travailleurs de l'enseignement du Nord-Ouest québécois (STENOQ)[8] et le , elle en est élue présidente par acclamation[9]. Elle occupe ce poste pendant trois ans, jusqu'en [10]. Elle est ensuite élue à l'exécutif de la Commission des enseignants des commissions scolaires de la Centrale de l'enseignement du Québec, en [11].
Féminisme
Au cours de sa carrière syndicale, elle défend plusieurs dossiers concernant les femmes, comme les congés de maternité, le droit à l'avortement, les services de garde et mène une grande bataille en lien avec l'équité salariale[3]. Elle anime aussi des ateliers sur l'implication des femmes en politique[3].
Relations interculturelles
Yolette Lévy est aussi l'une des fondatrices de La Mosaïque, l'association interculturelle d'accueil et d'intégration des personnes immigrantes de l'Abitibi-Témiscamingue. Avec Enrique Colombino, Gustave Ng. Kiyanda, Clotaire Moulounda et Abel Edmond, elle dépose les lettres patentes de l'organisme le auprès du gouvernement du Québec. L'association reçoit sa reconnaissance officielle le [12].
Droit des aînés
Enfin, en 2015, elle devient présidente de la section de l’Association québécoise de défense des droits des personnes retraitées et préretraitées (AQDR) de Val-d’Or[13].
Éducation
Yolette Lévy est vice-présidente du conseil d'administration de l'Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT) de 1998 à 2005[14],[15],[16],[17],[18],[19].