Younous Mahadjir nait en 1952 à Baro, dans la région du Guera. Il est diplômé en radiologie[2].
Il commence son militantisme en 1969, en réaction aux exactions commises par le gouvernement dans sa région natale. Ce qui le conduira à rejoindre la rébellion. En 1978, cet engagement lui vaut quatre mois de prison[2].
En 1986, il fonde le Syndicat des agents de la santé et des affaires sociales (SYNTAS), qui deviendra plus tard l’Union des syndicats du Tchad (UST). Il participe ainsi à de nombreux mouvements de grève, dont celui de 1996 qui paralyse les hôpitaux pendant quatre mois.
En juin 2025, il a été nommé le président du conseil d'administration de la caisse des retraités civils du Tchad ( CRCT)[3],[4],[5].
Au cours de son parcours de militant syndicaliste, Younous Mahadjir a été arrêté à plusieurs reprises. En septembre 2012, la chambre correctionnelle de citation directe du tribunal de première instance de N'Djaména l'a condamné, ainsi que MM. Djondang et Barka, à 18 mois de prison avec sursis et à une amende de 1,5 million de francs CFA pour « incitation à la haine ethnique »[6],[7].
En 2016, ils avaient appelé à une marche pacifique contre la candidature d’Idriss Déby , au pouvoir depuis 26 ans. Cependant, le procureur a retenu trois chefs d’accusation à l’encontre de Younous Mahadjir, Mahamat Nour Ahmed Ibédou, Nadjo Kaïna, porte-parole de la coalition Ça suffit, et de Céline Narmadji, porte-parole du mouvement Iyina. Ils sont accusés de tentative de trouble à l’ordre public, d'opposition à une autorité légitime et de provocation à un attroupement non armé[8],[9],[10].