Yuk Young-soo

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PrédécesseurGong Deok-gwi
SuccesseurPark Geun-hye
Décès (à 48 ans)
Séoul, Corée du Sud
Yuk Young-soo
Yuk Young-soo en 1963.
Yuk Young-soo en 1963.
Première dame de la Corée du Sud
  
(12 ans, 4 mois et 22 jours)
Prédécesseur Gong Deok-gwi
Successeur Park Geun-hye
Biographie
Naissance
District de Okcheon, dans l'actuel Chungcheong du Nord, Corée japonaise, actuelle Corée du Sud
Décès (à 48 ans)
Séoul, Corée du Sud
Conjoint Park Chung-hee
Enfants Park Geun-hye et deux autres enfants
Université Baehwa Women's High School

Yuk Young-soo
Hangeul 육영수
Hanja 陸英修
Romanisation révisée Yuk Yeong-su
McCune-Reischauer Yuk Yŏngsu

Yuk Young-soo, née le dans le district de Okcheon, et tuée par arme à feu le à Séoul, est la femme du troisième président sud-coréen Park Chung-hee, ainsi que la mère de la onzième présidente sud-coréenne, Park Geun-hye, première femme à obtenir la présidence de ce pays.

Yuk Young-soo est née le dans le district de Okcheon, dans le Chungcheong du Nord durant l'occupation japonaise de la Corée. Elle est la cadette de trois filles d'un riche propriétaire terrien. Elle obtient un diplôme de l'école pour femme Baehwa[1]. Après des études à l'étranger au lycée de filles Bae Hwa à Séoul, elle travaille comme professeure d'économie domestique à l'école professionnelle publique de filles d'Okcheon, pendant un an et trois mois, à partir de l'âge de 20 ans[1].

En tant que Première dame

Elle rencontre son mari, le lieutenant-colonel Park Chung-hee, en , grâce à un ami commun[2], et l'épouse le de la même année à Daegu[3], au moment où éclate la guerre de Corée[1]. Malgré le soutien de sa mère, son père s'oppose à ce mariage, ce qui ne la dissuade pas[3].

Alors que son mari est chargé d'organiser les services du renseignement militaire[4], elle exprime son souhait de faire sa part en tant que « femme d'un révolutionnaire »[1]. Elle s'engage dans la Croix-Rouge et dans des associations familiales, dont une association d'accompagnement d'enfants atteints d'autisme[1]. Elle est également proche du peuple et des défavorisés, visitant des malades atteints de la lèpre par exemple[5].

Quand son mari devient président de Corée du Sud en 1962, elle n'hésite pas à l'influencer en traitant les plus petites plaintes civiles et en lui transmettant des pétitions[1], ou notamment en 1963, à grande échelle, quand elle invite l'ambassadeur américain Samuel D. Berger (en) à la Maison-Bleue, pour dénouer des tensions avec ce diplomate. Son mari plaisantait régulièrement à ce sujet, allant jusqu'à la considérer comme « le premier parti d'opposition »[1].

En 1969, elle crée une fondation privée ayant pour but d'améliorer le bien-être des enfants sud-coréens[6].

Assassinat

Le , lors d'une cérémonie organisée en l'honneur de la journée nationale de la libération de Corée ayant lieu à Séoul[7], elle est assassinée par Mun Se-gwang[8], un zainichi et partisan des idées du régime nord coréen[9],[10], alors que ce dernier visait Park Chung-hee[3],[11].

L'assaillant avait pour projet d'abattre le président sud coréen, mais étant mal placé dans la foule, il se rapproche, se tirant une balle dans la jambe avec son Smith & Wesson Model 36 par mégarde en se frayant un chemin vers le podium. Ayant ainsi alerté la sécurité, il court alors dans l'allée, ouvrant le feu de manière peu précise[12]. Sa quatrième balle touche alors la Première dame à la tête, la blessant gravement. Immédiatement après l'arrestation de Mun, Park finit son discours, avant de ramasser le sac à main et les chaussures de sa femme et de quitter la scène, se dirigeant à l'hôpital[7].

Pendant ce temps, Yuk Young-soo est alors transportée à l'hôpital de Séoul en urgence[8], où elle se fit opérer pendant près de cinq heures[8], mais elle décède néanmoins de ses blessures, la balle étant restée logé dans l'hémisphère droit de son cerveau[7].

Postérité

Tombe de Park Chung-hee et de son épouse Yuk Young-soo au cimetière national de Séoul.

Elle bénéficie d'obsèques nationales le [13]. Elle est enterrée au cimetière national de Séoul, aux côtés de son mari, assassiné lui cinq ans plus tard[14]. Ce dernier à d'ailleurs écrit un poème à la mort de sa femme, poème qui figure sur son épitaphe[14].

Sa fille Park Geun-hye devient alors la Première dame de Corée du Sud[15], rentrant en urgence de ses études en France à l'université Joseph-Fourier[16],[17],[18]. Elle occupe ce poste pendant cinq ans, jusqu'à l'assassinat de son père en 1979[19].

Elle reste aux yeux du peuple sud coréen la Première dame la plus appréciée[5], renvoyant une image de femme calme, sage et tempérée[20]. Pour les célébrations de son 42e anniversaire de mort, un concert est organisé à Séoul[21].

Vie personnelle

Elle et son mari ont trois enfants, dont Park Geun-hye, qui devient la première présidente de la Corée du Sud, destituée en 2017[22], et actuellement emprisonnée au centre pénitentiaire de Séoul[23]. Sa deuxième fille, Park Geun-ryeong, reprend la tête de la fondation créée par sa mère en 1990, après que sa sœur aînée en a été écartée[24].

Elle était une fervente bouddhiste[25].

Galerie

Notes et références

Annexes

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