Yvan Theys

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Yvan Theys
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Yvan Theys, né le à Marke en Belgique et mort le ), est un artiste peintre et sculpteur belge.

Il fait des études à l’École supérieure des arts Saint-Luc à Tournai[1]. Un nouveau cours de peinture où se développe une démarche plus libre vis-à-vis de l'art du peintre y est alors créé autour du sculpteur et peintre belge Eugène Dodeigne auquel il s'agrège [1].

Il commence sa carrière de peintre dans les années 1960, développant un art personnel proche de la nouvelle abstraction en dehors des courants du Pop Art ambiant[2]. Il trouve dès le début ses sources auprès des grands maîtres[2]. Dans une interview en 1984, il déclarera d'ailleurs que pour créer un art qui dure, il est nécessaire de posséder des références solides... "Je me rends compte, dit-il, combien mes racines sont européennes. Je suis si souvent confronté à Van der Goes, Rubens, Ensor, Le Greco, Caravage"[1].

Á partir de 1959; il est professeur à l'Institut Saint-Luc de Tournai, à la suite d'Eugène Dodeigne[1]. Il y restera professeur pendant 37 ans, jusqu'en 1996[1].

En 1963, il commence ses premières expositions solo, et reçoit, un an plus tard, la "Première mention Prix Jeune Peinture Belge".Exposant avec Roger Raveel et les hollandais Alphons Freymuth et Reinier Lucassen, ils développent une nouvelle vision entre la figuration et l'abstraction: sans véritablement former un groupe, mais ils seront au fondement de la Nouvelle figuration[1].

En 1965, le commissaire général Jan Van Lerberghe le sélectionne pour représenter la Belgique à la IV° Biennale de Paris au musée d'art moderne. Il y présente: "L'agneau mystique", triptyque d'après le panneau central des fréres Van Eyck, 1963 (huile, 180 x 450) - "Ma femme au miroir" 1965 (huile, 100 x 81) - "Le cours", 1965 (huile, 160 x 200).

Dans les années 1980, sa rencontre avec le monde de la danse et la chorégraphe Pina Bausch[3], donne un élan à sa peinture où apparaissent des figures dynamiques et monumentales[2]. Il s’adonne aussi à la sculpture avec des assemblages, de grands bronzes…

En 1985, le commissaire Paul Delmotte le choisit pour représenter la Belgique à la 17° Biennale de São Paulo. Le catalogue parle des thèmes abordés dans son œuvre : la peur, l'érotisme et la mort.

Il commence les collages dans les années 1960.

Il rencontre d’emblée un succès international. Ses expositions personnelles le conduisent au Brésil, en Suisse, au Japon, aux États-Unis, en Hongrie...

Yvan Theys restera proche de Rainier Lucassen, et d’Alfons Freymuth, ainsi que d'Eugène Leroy, Eugène Dodeigne et Roger Raveel[4].

Il a marqué le regard de nombreux architectes, plasticiens et réalisateur qui fréquentèrent son atelier de Saint Luc Tournai : Pascal Courcelles, Thierry Diers, Eric Dossin, François Dumoulin, Philippe Muyl, Benoît Rafray, Jean-Michel Wilmotte[5].

Œuvre

Yvan Theys a développé une peinture figurative expressionniste dans laquelle il insérait éléments abstraits et signes géométriques, d’une manière qui lui est propre.

Son œuvre, proche de la nouvelle figuration, n’entre dans aucun courant précis. Nous pouvons néanmoins trouver de nombreuses références dans son travail comme celle du mouvement CoBRA dont il était proche, ainsi que des éléments se référant au Bauhaus ou au pointillisme[2].

Sa peinture est épaisse, les contours des figures fortement cernés, les perspectives sont étranges.

Beaucoup de force et de tensions visuelles apparaissent dans ses œuvres, avec une charge émotive très prégnante, que ce soit dans le geste abstrait autant que figuratif.

Lorsqu'il s'attaque aux œuvres tri-dimensionnelles, elles aussi sont faites de tension, d'angles aigus ; de l'assemblage de carton, de plâtre… passant au bois dans les années 1990, puis au bronze à partir de 1994[1] qu'il patine lui-même. Il n'hésite pas à y ajouter des touches de couleur peintes, individualisant chacune de ses sculptures.

Toute son œuvre est tournée autour de la destinée humaine, de la confrontation de l'homme et de la femme, avec, toujours, une très forte charge émotive, cela encore plus dans ses dernières œuvres.

Prix

Entre autres prix, il reçoit :

  • en 1987, du Ministère de la culture de la communauté flamande, un prix pour l’ensemble de son œuvre ;
  • en 2001, il devient membre de l’Académie Belge des Sciences et des Arts.

Collections

Expositions individuelles

Notes et références

Voir aussi

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