Yves Kovacs

réalisateur et critique de cinéma français From Wikipedia, the free encyclopedia

Yves Kovacs est un réalisateur français, critique de cinéma, né le à Tours et mort le à Paris[1]. Il réalise, à partir de 1967, plus de 200 films ou émissions pour la télévision. Son film Malévitch ou l'impatience des limites reçoit le Grand premier prix du Festival international du film d'art en 1979 et le Sept d'or du meilleur documentaire la même année. Ses archives ont été confiées par son épouse, Françoise Kovacs, à l'Inathèque, la Bibliothèque du Film de la Cinémathèque française et la Bibliothèque Kandinsky du Centre Pompidou.

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Yves Kovacs
Yves Kovacs en 1997.
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Biographie

Critique de cinéma

Yves Kovacs, auteur et réalisateur, est né à Tours en 1934. Après des études secondaires, il obtient une bourse de la fondation Zellidja pour un voyage d'étude en Grèce. Étudiant cinéphile, il dirige et anime des ciné-clubs comme celui du Mans et fréquente assidûment la Cinémathèque. Après des études de droit, de lettres et la préparation du concours de l'Idhec, il se consacre au journalisme et à la critique de cinéma et photo, entre autres pour : Radio-Cinéma-Télévision puis Télérama, Études cinématographiques, les Cahiers du Cinéma, Film Journal, Kosmorama. Il publie notamment, en 1963, dans les Cahiers du Cinéma une interview de Robert Bresson et collabore à l'ouvrage collectif Le Western, publié chez Plon (10/18). En 1965, il est rédacteur en chef de la revue Surréalisme et Cinéma (2 vol. Ed. Lettres Modernes). Vivant et travaillant à Paris, il y est mort le .

Assistant réalisateur

En 1958, puis de 1962 à 1967, il est assistant-réalisateur : au cinéma, auprès d'Orson Welles (en tant qu'assistant stagiaire sur Le Procès) et de Claude Chabrol (sur Les Cousins) ; à la télévision, aux côtés d'Alexandre Astruc (Le Puits et le Pendule), de William Klein (pour la série Les Femmes aussi), d'Abel Gance (Marie Tudor), d'Éric Rohmer (pour la série Cinéastes de notre temps), de Roberto Rossellini (La prise de pouvoir par Louis XIV) et aussi de Michel Mitrani, Jean Prat et Pierre Prévert.

Réalisateur

Yves Kovacs réalise plus de 200 films ou émissions pour l'ORTF et le Service de la Recherche, puis TF1, Antenne 2, FR3, la SFP, l'Ina, La Sept, Arte et des sociétés privées. Pendant trois décennies, il cherche à transmettre l'émotion et le plaisir ressentis face à l'œuvre d'artistes plasticiens ou d'écrivains, de Chardin à Soulages, de Tanizaki à Nathalie Sarraute, dans un esprit de partage, rigoureux sans être pédant, accessible sans céder à la facilité. Et pendant 30 ans, il photographie des personnalités de toutes sortes qu'il fixe sur la pellicule. L'ensemble de l'œuvre d'Yves Kovacs offre tout un pan de sa vision du monde, entre abstraction et figuration, nostalgie et modernisme, nature et culture... Vision qui n'est pas seulement esthétique mais aussi sensible et affective, la haute conception qu'il se fait de son rôle de réalisateur de service public se doublant d'un véritable amour de son métier. Autant homme d'images que de mots, il trouve sans doute par ce biais l'occasion d'exprimer ce qui lui tenait à cœur et de montrer ce qui, selon lui, participait du beau et du vrai.

À partir de 1967, il collabore à de nombreux magazines artistiques télévisés comme Champ visuel, Le Monde des arts, Des Yeux pour voir, Des Formes et des couleurs et Haute Curiosité.

DE 1975 À 1981, il réalise 15 documentaires pour la série Zig Zag produite par Teri Wehn-Damisch, notamment Malévitch ou l'impatience des limites ou Un Outil pour demain : le Centre Pompidou, puis, en 1983, Paris-Paris ou le Temps d'une génération, diptyque mêlant les événements historiques et artistiques de 1936 à 1958.

Parallèlement, il aborde plusieurs grands genres : documentaire scientifique (L'Arbre à fièvre : la quinine), historique (La Marne), musical (Récré à l'Opéra présenté par Dorothée) et littéraire (Nathalie Sarraute ou la voix de l'indicible, Éloge de l'ombre[2] sur l'œuvre du même nom de Junichiro Tanizaki).

Sur un scénario de Pierre Dumayet, il tourne, en 1989, 2 films pour la série Musée d'Orsay, dont L'Art nouveau. Pour sa série Les Mémorables, il est le coordonnateur des épisodes consacrés à Céline, Bachelard, Piaget, Paulhan et Chagall.

Son œuvre a donné lieu à une rétrospective au cinéma du Musée du Centre Pompidou, comportant 44 films, du au .

Photographe

Son intérêt très vif pour la photographie ne l'empêche pas de garder cette passion secrète. L'exposition de 75 de ses photos (portraits, repérages, paysages, natures mortes...) lors de l'hommage que la Société Civile des Auteurs Multimédia (Scam) - dont il était sociétaire, lui consacre en 2000 suscite d'ailleurs la surprise chez ceux qui les découvrent.

À mentionner, sa photo d'Arnoldo Foà dans Le Procès d'Orson Welles publiée comme photo du mois dans Les Cahiers du Cinéma (n°132, ), et sa photo de Marcel Duchamp qui fait la couverture de L'Arc (n°59, 1974).

Filmographie

  • 1968 : Voyage sentimental : Simone Signoret
  • 1972 : Aujourd'hui, l'art vivant
  • 1973 : Les Stars (avec Catherine Deneuve et Jean-Louis Trintignant)
  • 1974 : Richard Lindner, un peintre de la solitude, 1974
  • 1974 : Étienne Hajdu, ou le monde parallèle
  • 1975 : Fernando Botero ou le paradis perdu
  • 1975 : Izis ou le regard habité
  • 1975 : Un outil pour demain (Centre Pompidou)
  • 1976 : Rythme, couleur, Sonia Delaunay
  • 1976 : Picabia ou l'auberge espagnole
  • 1976 : Raymond Hains
  • 1977 : Gérard Titus-Carmel ou l'aventure du trait
  • 1977 : Motherwell, rêve et réalité
  • 1977 : 65 ans de photographie, André Kertesz
  • 1978 : L'Affiche
  • 1978 : Malévitch ou l'impatience des limites
  • 1978 : Ce corps que l'on habite (avec Roland Barthes)
  • 1979 : Nathalie Sarraute ou la voix de l'indicible
  • 1979 : Chardin
  • 1980 : Du geste à l'infini, Hans Hartung
  • 1981 : La passion de Théophile (Laënnec)
  • 1982 : Dissident, il va sans dire (pièce de Michel Vinaver avec Emmanuelle Riva)
  • 1983 : Paris-Paris ou le temps d'une génération en deux parties
  • 1984 : La Marne en deux parties
  • 1984 : Images franco-allemandes
  • 1985 : Éloge de l'ombre (de J. Tanizaki), avec Pierre Paulin, Jean-Pierre Raynaud et Pierre Soulages, prod. Pierre Dumayet
  • 1987 : Rouge-Bordeaux
  • 1988 : La Harpe égyptienne
  • 1989 : Les Mémorables: Céline, Bachelard, Piaget, Paulhan, Chagall
  • 1989-1990 : L'Art et la ville (série Le Musée d'Orsay)
  • 1990 : L'Art nouveau série Le Musée d'Orsay
  • 1991 : Henri Gaudin, architecte
  • 1997 : Projection au Majestic hommage à La Belle et la bête de Jean Cocteau

Prix, distinctions et hommages

  • Grand premier prix du Festival international du Film d'art de Paris et Sept d'or du meilleur documentaire en 1979 pour Malévitch ou l'impatience des limites[réf. nécessaire]
  • Sélection de la meilleure vie d'artiste au Festival international du Film d'art pour Hans Hartung, du geste à l'infini[réf. nécessaire]
  • Prix du meilleur documentaire aux 2e Rencontres européennes de télévision, Reims en 1989 pour L'Espoir (1936-1944), première partie de Paris-Paris ou le temps d'une génération[réf. nécessaire]
  • Rétrospective Yves Kovacs au Cinéma du Musée du Centre Pompidou (février-)
  • Sélection de ses films présentée à Rome dans le cadre du Festival Eurovisioni à la Villa Médicis, 1992
  • Hommage à Yves Kovacs organisé par la Scam, 2000
  • Hommage à l'Institut hongrois de Paris dans le cadre du Mois du film documentaire, 2005
  • Projection de plusieurs de ses films au Musée national Marc Chagall (Nice) à l'occasion de la Nuit des musées, 2008

Travaux sur le parcours d'Yves Kovacs

Deux thèses lui sont consacrées :

  • La Passion de Théophile, autour de son film sur Laënnec, auteur : Alain Chaussée, 1981
  • Una Politica autorialista e un giovane cinefilo, La creazione e lo studio dell' archivio Yves Kovacs alla Cinémathèque française, auteur : Alberto Beltrame, 2017

Références

Liens externes

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