Yvonne Moreau
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| Naissance | |
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| Nom de naissance |
Yvonne Marie Marceau |
| Pseudonyme |
Estafette rouge |
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| Activités | |
| Conjoint |
Lazare Moreau |
| Membre de | |
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| Distinction | |
| Archives conservées par |
Service historique de la Défense (GR 16 P 429952) |
Yvonne Moreau, née Marceau le 2 juillet 1921 à Larochemillay et morte le 23 janvier 2013 à Autun[1], est une institutrice et résistante française[2]. Elle a participé aux actions du maquis Louis pendant la Seconde Guerre mondiale.
Jeunesse
Yvonne Marceau est née à Larochemillay (Nièvre) le 2 juillet 1921. Son père Francis est journalier et sa mère Lazarine (née Jault) est couturière.
Elle passe son enfance dans le Morvan, entre Larochemillay et Arleuf.
Elle commence ses études à l'école normale d'institutrices de Nevers en octobre 1940.
Engagement dans la Résistance
Dès le début de l'Occupation, elle cherche à entrer en contact avec des organisations qui se mettent en place pour résister.
A la Toussaint 1942, elle prend le poste d'institutrice à Millay. Elle ramasse des tracts imprimés en français et parachutés par les Anglais. Elle assure leur transport de nuit et leur distribution à Nevers et Imphy, où elle a tissé des liens lors de stages pendant sa formation d'institutrice[3]. À la fin de l'année 1943, les voyages liés aux transports d’informations et de tracts cessent, pour cause de dénonciation à Imphy[4].
Le 31 mai 1944, Yvonne Marceau fera la connaissance de Lazare Moreau (alias Oscar), résistant assidument recherché par les Allemands, aguerri pour l’utilisation des explosifs. Celui-ci est caché et a besoin de chaussures puisqu’il s’est enfui pieds nus. A la demande d’un ami, André Barnay, elle lui porte des chaussures.
Tout début juin 1944, la résistante rencontre le Capitaine Louis, connaissant ses engagements, il accepte l’aide qu’elle lui propose[5]. Elle devient agent de liaison du maquis Louis où elle acquiert le surnom d'« estafette rouge », en raison de la couleur de son pull-over. Elle est également en relation avec l’abbé Bonin, curé de Millay, énergiquement investi dans l’organisation de la lutte contre le STO, dans l’aide aux prisonniers de guerre, dans l’accueil des résistants, dans ses contacts permanents avec le maquis Louis.
Le 12 août 1944, Yvonne Marceau réussit à sortir de la clinique de Luzy, Henri Goulot, blessé à la suite d’une attaque au lieu-dit Le Chalet, commune de Larochemillay[6],[7]. Il est « rapatrié » au maquis des Fraichots.
Le 16 août 1944, un groupe de gendarmes qui se rend en car au maquis Louis provoque un émoi dans la population de Larochemillay qui croit à une attaque allemande et s'enfuit ou se cache. Yvonne Moreau est la première à se risquer et à se porter au-devant d'eux. Elle leur indique finalement le chemin du maquis[8],[9].
Le 9 septembre 1944, la ville de Luzy est libérée, après l’installation de petits groupes dans les villages des alentours : Yvonne Marceau participe activement à la libération.
L'après-guerre
Yvonne épouse Lazare Moreau en 1946. Elle est institutrice à Millay jusqu’en 1976.
A la retraite, Yvonne Moreau s'est consacrée à l'histoire de ces hommes et femmes, qui, par leur courage et leur patriotisme, ont contribué à libérer la France, dans un livre « Moi, Yvonne MOREAU, résistante... ou Les mémoires d'une jeune fille engagée », publié en 2010. Elle s'implique avec son mari dans la création du Musée de la Résistance de Saint Brisson.
Yvonne Moreau contribuera à faire vivre la mémoire de la Résistance jusqu'à sa mort en 2013, elle repose au cimetière de Larochemillay.

