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Yvonne Vernière

helléniste française From Wikipedia, the free encyclopedia

Yvonne Vernière, née Yvonne Hass le à Paris (18e arrondissement)[1], morte le à Colombes (département des Hauts-de-Seine), est une universitaire française.

Nom de naissance
Yvonne Joséphine Marie HassVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Faits en bref Naissance, Décès ...
Yvonne Vernière
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Biographie
Naissance
Décès
Nom de naissance
Yvonne Joséphine Marie HassVoir et modifier les données sur Wikidata
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Marc Vernière (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
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Biographie

Famille

Yvonne Joséphine Marie Hass est la fille aînée de huit enfants d'une famille parisienne aisée de catholiques pratiquants.

Son père, Georges Jules Hass, né en 1888 à Paris (14e arrondissement), est inspecteur des travaux. Durant la Grande Guerre, il est mobilisé au sein du 25e régiment d'artillerie ; au terme de la guerre, il est cité à l'ordre du régiment à trois reprises, et est élevé au grade de lieutenant[2].

Sa mère, Yvonne Mangin, est institutrice et se charge de son éducation primaire « dans une optique rousseauiste », avant qu'elle n'intègre le lycée Fénelon[3].

Carrière d'enseignante

Yvonne Hass effectue ses études en classes préparatoires littéraires au lycée Louis-le-Grand. En 1936, elle est reçue à l'École normale supérieure au sein de la même promotion qu'Arlette Koeltz et que Suzanne Rey[4],[3], et fait partie des quarante-et-une femmes admises à l'École normale avant que le concours ne soit interdit aux femmes en 1940[5].

Yvonne Hass effectue son diplôme d'études supérieures sur la Daphné d'Alfred de Vigny. En 1939, elle est reçue, la huitième ex æquo avec Arlette Koeltz, l'agrégation de lettres[6]. Le même année, elle épouse Paul Vernière[3]. De leur union naissent quatre enfants, dont le géographe Marc Vernière, mort accidentellement[3].

Pour se rapprocher de son époux mobilisé, elle accepte d'enseigner la philosophie au lycée de Niort, puis prépare à l'École navale à Saint-Jean-d'Angély[3]. En 1943, elle est affectée au lycée de Bordeaux[3]. De 1951 à 1957, elle enseigne en première au lycée Fromentin, puis devient assistante de grec ancien à la Faculté des lettres d'Alger[3]. De retour en France métropolitaine, elle travaille au lycée de Talence, puis est mutée en khâgne au lycée Camille-Jullian, où elle « réussit brillamment »[3]. En 1964 toutefois, elle se décide à entamer une nouvelle carrière : nommée en octobre assistante à la Faculté des lettres de Nanterre[3]. Elle soutient une thèse de 3e cycle (1970)[7], puis une thèse d'État (1974)[8], après quoi elle est nommée professeur à l'université Lyon-III[3].

Elle reste attachée à sa foi chrétienne[3]. Profondément marquée par la guerre d'Algérie, et bien qu'elle ne soit pas « politiquement engagée », elle signe en 1960 le Manifeste des intellectuels français pour la résistance à l'abandon[9]. Elle conservera la nostalgie de l'Algérie française[3]. Elle participe aussi aux activités des associations d'amitié entre France et Israël[3].

Elle meurt le à Colombes, des suites d'une maladie[3].

Travaux

Spécialiste de Plutarque, elle écrit une vingtaine d'articles à son sujet[3]. Elle rédige aussi de nombreuses recensions dans la Revue des études grecques[3].

Elle traduit le livre I de la Bibliothèque historique de Diodore de Sicile[3].

Elle s'intéresse particulièrement au grec ancien comme « véhicule » de la pensée philosophique, et se consacre à l'histoire des religions et la philosophie religieuse[3].

Ouvrages

Références

Annexes

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