Il a travaillé comme chauffeur de taxi et a vécu à Tbilissi. Bien qu’il fût membre du Parti communiste (ce qui était courant à l’époque), il a cherché à organiser un mouvement indépendantiste géorgien. Pendant son service militaire dans les années 1970, il aurait tenté de fonder une « Parti national de Géorgie », et au début des années 1980, il fut l’un des initiateurs de la Organisation national-libératrice de Géorgie, qui promouvait l’indépendance du pays du Soviétique Union.
En 1984, Lachkarachvili est arrêté et condamné pour « activités antisoviétiques » liées à ce mouvement clandestin. Il fut emprisonné dans des camps stricts et exilé. En 1987, il fut gracié par un décret du Présidium du Soviet suprême de l’URSS durant la période de la perestroïka et libéré[2].
Après sa libération, il rejoignit des cercles dissidents à Tbilissi. Mais en 1988, sous pression du KGB de la RSS de Géorgie, il fut contraint de quitter le pays et s’installa à Paris, où il continua son engagement politique et culturel, collaborant notamment avec la rédaction géorgienne de Radio Free Europe / Radio Liberty.
En 1992, il retourna en Géorgie et travailla jusqu’en 1995 au Secrétariat du Parlement géorgien, mais après les élections de 1995 il ne fut pas élu parlementaire. Il revint ensuite vivre à Paris de manière permanente[3].