Zalika Souley
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زليخة سولي |
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Zalika Souley est une actrice nigérienne, née le à Niamey et disparue le 27 juillet 2021 à Niamey à l’âge de 74 ans, demeure une figure emblématique du cinéma nigérien et africain[1]. Zalika Souley est l'une des premières femmes qui s'impose sur les écrans du Niger, elle marque l’histoire par son audace et son talent dans un contexte où les femmes sont rarement visibles dans ce domaine. Son parcours reflète non seulement la passion et la détermination d’une artiste, mais aussi la force d’une pionnière qui ouvre la voie à de nombreuses générations d’actrices. À travers ses rôles, Zalika Souley incarne l’identité culturelle et sociale de son pays, elle laisse un héritage inestimable qui continue d’inspirer au-delà des frontières[2].
Elle est une des premières actrices professionnelle de cinéma en Afrique[3], elle fait aussi du théâtre et de la télévision. En 2003, la réalisatrice nigérienne Rahmatou Keïta lui consacre un documentaire : Allèèssi, une actrice africaine.
Enfance et débuts
Zalika Souley est née le à Niamey capitale du Niger, arrive par pur hasard au cinéma. Elle fait ses premiers pas en 1966 en jouant dans le film Le retour d'un aventurier.
Carrière
En 1966, à 19 ans, Zalika joue le rôle féminin principal dans le film Le Retour d'un aventurier de Moustapha Alassane. La plupart de ses travaux ultérieurs sont pour Oumarou Ganda : Cabascabo (1968), Le Wazzou polygame (1971).
En 1972, elle joue Saïtane et L'Exilé (1980). Elle joue également dans F.V.V.A.: Femmes Voitures Villas Argent (1972), dans Petanqui (1983) et l'Aube noire (1983) de Djingarey Maïga.
Zalika Souley est très vite, solliciter par de nombreux réalisateurs africains de l'époque. Oumarou Ganda pour Le Wazzou polygame, Saïtane, l'Exilé, mais aussi Mustapha Alassane, Mustapha Diop, Djingarey Maïga... Quand on lui parle argent, elle parle honneur et respect : « Je suis élevée au rang d'officier de l'Ordre du mérite ivoirien. Je reçois la même décoration en Tunisie. En Algérie je reçois une médaille. » Zalika Souley considère le cinéma comme un combat que les africains doivent gagner malgré les différents écueils qui minent la profession, mais aussi comme une école pour l'éducation des différentes générations. Zalika Souley est aujourd'hui une figure emblématique du 7è Art africain, elle est la première actrice professionnelle[4].
Zalika apprécie les attributs de la richesse et de la célébrité, elle atteint une notoriété pour un comportement public alors considéré comme provocateur, comme s'habiller en pantalon. Cependant, l'industrie cinématographique nigérienne décline à partir des années 1980. Le documentaire de 2004 de Rahmatou Keïta Al'lessi... Une actrice africaine dépeint la vie de Souley. Au moment où Keïta fait son film, Souley et ses quatre enfants vivent dans une maison de deux pièces à Niamey, mènent une vie difficile. Le film finit avec l'information que Zalika est maintenant en Europe et travaille comme femme de chambre, elle est forcée d'émigrer en 2000.
Zalika Souley meurt le des suites d'une longue maladie[5]. Une rue (rue FK 65) est rebaptisée en août 2025 à son nom pour la rendre un hommage et valoriser le patrimoine culturel et historique du Niger[6].
Distinctions
Élevée au rang d'officier de l'ordre du Mérite ivoirien;
Décorée au rang d'officier de l'Ordre du mérite en Tunisie;
Elle reçoit une médaille en Algérie.