Zaër
confédération tribal arabe marocaine
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Zaër (arabe : زعير ), au singulier Zaari, sont une confédération tribale de l'Atlas marocain. D'origine arabe Banu Maaqil[1] , les Zaër sont arabophones.
(ar) زعير
Za’ri
| Échelon |
Confédération Tribal |
|---|
| Région principale | |
|---|---|
| Chef-Lieu |
| Période d'apparition | |
|---|---|
| Mode de vie |
Nomade (Historiquement) Sédentaire (Actuellement) |
| Fait partie du groupe tribal |
| Langue principale | |
|---|---|
| Surnom |
"زعير بلاد الخير", "Za’ir bled el-khir", Zaër terre de bonté/de bien |
Le pays Zaër est délimité, au nord et au nord-est par le fleuve Bouregreg, à l'est, et au sud par le fleuve Cherrat et au sud-ouest tout comme à l'ouest par l'océan Atlantique. Ce territoire est une ample composante de l'ensemble des plaines atlantiques du Maroc. Il y coule plusieurs fleuves, dont les oued Grou et oued Mechra, des affluents du Bouregreg.
Les tribus Zaër sont délimitées, à l'extrême nord mais à une moindre mesure, par la tribu Banu Hasan du Gharb, au nord et au nord-est par la tribu des Zemmour, à l'est par les tribus de Zemmour et des Zayanes, et au sud et au sud-est par la confédération tribale de la Chaouia et par la tribu Ouardigha de la confédération des Tadla.
Origines
Au cours de la période s'étalant du XIe au XIIIe siècle, des tribus arabes venues d'Ifriqya (Actuelle Tunisie) et du Maghreb central sont installées par les Almohades et par les Mérinides dans plusieurs territoires du Maroc. Parmi ces territoires, il est essentiel de citer l'entiereté de la Tamesna, incluant de ce fait le territoire des Zaër. L'installation de ces tribus arabes, pour la plupart des Hilaliens et des Banu Maqil, induit en moins de 3 siècle l'arabisation de la région et la disparition du Lisan al-Gharbi, dialecte berbère originel des Berghouatas.
Histoire
Période Alaouite
Ère de Hassan Ier
En 1884, les Ouled Kathir, une fraction des Zaër, se révolte contre la puissance des Guich al-Oudaya. En réponse les tribus Daghma, Arab Sabah, el-Oulalda, El-Lamagha, et Mahreza s'allièrent contre les Zaër et prévenu le caïd des Oudaya, Allal ben Idriss al-Jerrari. Une autre tribu, les el-’Agban se rendirent sur les terres des Zaër pour les prévenir de cette alliance contre eux. Les événements sont principalement relatés dans une lettre du caïd au sultan. Allal ben Idriss enverra un corps d'armée en partant pour une embuscade par la forêt, mais arrivé vers la vallée de ’Akrache, la bataille faisait rage. La confrontation fera quelques morts[2]. Ce même caïd des Oudaya sera signalé au sultan par El-Kebir ben al-Hassan al-Qassissi, caïd des Zaër, en effet al-Jerrari aurait des tendances tyrannique envers la tribu des Zaër, leur prenant leurs biens sans leur rendre, même aux plus haut gradés, ou bien dans la façon qu'il récupère la zakat perçu au sultan, prenant des troupeaux entiers aux habitants ou leur demandant des sommes excessives (50 riyals notamment)[2].
Période coloniale
Au début des années 1910, un bref conflit éclate entre les forces coloniales françaises et les tribus Zaër à la suite de la mort d'un lieutenant français. La France sortira victorieuse de cette brève période de violence et s'emparera du Maroc en tant que protectorat en 1912[3].
Tribus
Les Zaër se subdivisent en 2 larges confédérations[4] elles-mêmes divisées en tribus et en fractions de tribus. Lkefiane habite dans l'ouest du pays Zaër tandis que Lemzarâa occupe la partie orientale du territoire. Le tout va comme suit :
- Lkefiane : elle inclut plusieurs tribus et sous-tribus
- Lemkhalif:
- Leghoualem : Chlouha, Lkdadra, lâbabssa
- Ouled Âamrane : Aït Akka, Hdada, Jebliyine, Lekdarmia
- Aït Laâroussi : Ouled Moussa, Lekmala, Er-Rhouna, Ouled Youssef, Nâamcha, Aït Termouss, Aït Ech-Cherki, Aït Kas, Aït Sidi Mohammed Ben Mbarek
- Lehlalif:
- Lehlalif Lfoukania: Oulad Masâoud, Laâttatra, Oulad âamir
- Lehlalif Tehtania: Es-Sâidia, Oulad Ahmed, Oulad Chamsia, Es-Sadrata
- Oulad Dahou:
- Aït Ben Amr, Aït Ben Ahmed, Lghettsat, Aït Lekbir, Lekrarma, Aït Cheikh
- Errouached:
- Ejjaj Lekhmssane, Oulad Bouâalou, Oulad Khennis, Aït Mamoun, Laâzazba
- Oulad Zid:
- Es-Selamna:
- Es-Smaâla, Echrarda, Oulad Brahim, Oulad Bourzek, Sidi Ben Daoud, Oulad Ali
- Beni Abid:
- Ezzaâriyine, Laâbadla, Echkrane
- Er-Remamha:
- Er-Remamha, Oulad Said, Oulad âazouz, Oulad Salem
- Oulad Taib:
- Lehouamid, Lmekhlifate, Lehrirate
- Lemkhalif:
- Lemzarâa:
- Oulad Khalifa:
- Oulad Khalifa: Echlihiyine, Oulad Had, Echlihiyine Lahrar, Lemhafid, Ben Ali, Oulad Hmama
- Oulad Bza Ou Aït Brous: Lehrayr, Aït Hamou Sghir
- Leqrib: Eddioucha, Oulad Masâoud, Oulad Yahya, Lebzayz
- Lbouâazaouiyoune: Lehrahra, Oulad Said
- Ennejda:
- Oulad Aziz, Lehouamide, Oulad 'Iyad, Errtama, Lfarhane, El-Merrakchia, Oulad Oun
- Oulad Ali:
- Errekaab, Oulad Boubaker, Lehsasna, Lemrachich, Oulad Ben Diya
- Oulad Kthir:
- Oulad Hmamed, Oulad Mbarek, Chttatba, Oulad Bouttib, Oulad Merzouk, Leâouamer, Chraka, Oulad Mansour, Oulad Rzek, Oulad Ghnim, Oulad Boufayda
- Oulad Mimoun
- Oulad Chit, Oulad Saleh, Oulad Masâoud, Lebrachoua, Leqssisate, Oulad Layla, Oulad 'Iyad, Echrachra
- Oulad Khalifa:
Relations inter-tribales
Relations avec Rabat
Les relations avec la ville furent très compliqués, Rabat est entourée de tribus arabes, dont les Arab Sabah, les Oudaya, les Haouzia et les Zaër. Ce sont ces derniers décrits étant les plus dangereux. Les Zaër étant des nomades pasteurs, dépendant de l'élevage et ayant des terres peu-fertiles, les mouvements de population et pérégrinations furent généralement suivies de raids contre d'autres tribus voisines et également la ville de Rabat[5].
Relations avec les Beni Khirane
Les relations entre les Beni Khirane et les Zaër sont décrites comme très fraternelles, la grande confédération ayant beaucoup d'influence sur les Beni Khirane. Les Beni Khirane ont les liens les plus étroits avec les Zaër, dont aucune autre tribu dépasse ce rang de fraternité[6].
Personnalités
Personnalités religieuses
- Mohammed ben Cherif as-Sahabi, de son nom complet Mohammed ben Cherif as-Sahabi al-Abidi az-Zaari, né en 1949 au village Ain Rabi’a, dans la fraction Beni Abid des Zaër, est un savant salafiste marocain[7].