Ze života hmyzu
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| Titre original |
(cs) Ze života hmyzu |
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Pièce de théâtre Représentation (en) |
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Ze života hmyzu (littéralement en français De la vie des insectes), est une pièce dramatique allégorique, issue de l'œuvre commune des frères Karel Čapek et Josef Čapek.
Elle est publiée pour la première fois en 1921[1]. Dans cette comédie en trois actes, les auteurs abordent une vision critique de la société contemporaine, où toutes les relations sont déterminées par des intérêts égoïstes[2]. Selon Marek Vácha (cs), les frères Čapek se sont vraisemblablement inspirés des travaux de l'entomologiste et prééthologiste Jean-Henri Fabre[3], dont certains ont été publiés en tchèque dans les années 1920. La pièce a été ultérieurement adaptée par l'écrivain irlandais Flann O'Brien[4].
Préface
Un vagabond ivre se plaint dans son soliloque qu'on l'appelle « homme », alors que lui-même ne tolérerait pas une telle insulte de sa part. Il ne se sent pas offensé par cette insulte, ce qui prouve qu'il est un homme. Il décide que si les gens refusent d'être traités ainsi, il les considérera comme des insectes. Un pédant armé d'un filet à papillons apparaît, percevant l'ordre de la nature dans l'éternelle lutte de l'amour. Le vagabond développe cette idée en vers.
Acte un
Au premier acte, le vagabond apparaît parmi cinq papillons (Iris, Clythia, Felix, Viktor et Otakar). Il y a deux couples et un poète. Les femelles flirtent alternativement avec les deux papillons avant de s'envoler avec celui de l'autre. L'une revient après un moment, car son bien-aimé a été dévoré par un oiseau. Mécontente de devoir pondre des œufs, fruit de son amour, elle s'envole à la recherche d'un autre papillon. Le papillon poète reste seul, n'ayant pas réussi à attirer de femelles avec ses poèmes.
Deuxième acte
Au deuxième acte, un couple de scarabées apparaît, roulant leur boule de crottes pour y trouver refuge. C'est un bien précieux et le sens de leur vie. Cependant, alors qu'ils cherchent un abri, un autre scarabée leur vole leur boule. Le grillon, tout aussi gourmand, se réjouit qu'un autre grillon ait été mangé par un oiseau et puisse emménager dans son appartement avec sa femme, enceinte. Cependant, au bout d'un moment, tous deux deviennent victimes d'une lumka, qui crée des réserves de nourriture pour sa fille, la larve. Celle-ci est finalement dévorée par un parasite, avec les réserves créées par son père.
Lors de la rencontre, le vagabond parle à la poupée, qui crie sans cesse que quelque chose de grand et de magnifique naîtra d'elle.
Acte trois
Le troisième acte est consacré aux fourmis, qui travaillent à un rythme effréné et ne prêtent aucune attention aux individus. Nombre d'entre elles succombent à la cadence du travail et meurent pour le bien de tous. La communauté entière est dirigée par une fourmi aveugle, qui détermine la cadence de travail en comptant jusqu'à quatre. Désireuses de s'approprier un vaste territoire et de dominer les autres espèces de fourmis, les fourmis livrent bataille aux fourmis jaunes, la seule espèce qu'elles n'ont pas encore conquise ni détruite. Ces dernières finissent par remporter la guerre. Le chef des fourmis jaunes victorieuses se proclame « maître de l'univers », puis prie Dieu et parle d'honneur national, d'intérêts commerciaux et d'histoire. À cet instant, un vagabond le piétine avec des paroles haineuses.
Épilogue
Le vagabond se réveille dans l'obscurité. Soudain, la lumière s'allume et il aperçoit une nuée d'éphémères, se réjouissant de la vie et mourant en dansant. La chrysalide du deuxième acte se transforme également en éphémère et finit par mourir.
À la fin, le vagabond meurt à son tour, et deux limaces indifférentes assistent à sa mort. Un bûcheron arrive dans la forêt et exprime l'idée que lorsqu'une personne meurt, une autre naît.
Fin alternative
Le drame propose également une fin alternative : le vagabond ne meurt pas, mais après le départ des limaces, il se réveille et découvre que tout cela n'était qu'un rêve. Lorsque les bûcherons apparaissent, ils lui proposent un travail et le vagabond est intégré à la société.