Ziya Gökalp
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| Député turc |
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Çemberlitaş (en) |
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Université d'Istanbul Formation vétérinaire (en) |
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Ziya Gökalp, né Mehmet Ziya le à Çermik dans la région de Diyarbakır et mort le à Istanbul, est un sociologue, écrivain et poète turc. « Gökalp », adopté après la révolution des Jeunes-Turcs en 1908, signifie « Héros bleu » ou « Héros du Ciel ».
Né dans la province de Diyarbakır, descendant d'une famille d'oulémas, il fait ses études au collège militaire et au lycée de cette ville, avant de s'inscrire en 1895 à l'École vétérinaire d'Istanbul. Il est arrêté en 1898 en raison de soupçons d'appartenance au comité Union et Progrès. Professeur de sociologie à Salonique, puis à l'université d'Istanbul de 1913 à 1919, il fut le promoteur du « pantouranisme », qu'il concevait (sauf dans deux écrits mineurs, l'un publié en 1914, dans le contexte de flambée patriotique suivant la déclaration de guerre, l'autre en 1918, alors que l'Empire russe s'était effondré), comme une union culturelle plutôt que politique — en tout cas pour sa génération[1]. Gökalp définissait la nation par la langue et la culture, à laquelle pouvait s'ajouter la religion ; en revanche, à l'inverse, il rejetait les définitions racistes et exclusivistes[2].
Son slogan « turquiser, moderniser, occidentaliser », qu'on retrouve dans son ouvrage de 1913 Türkleşmek, İslâmlaşmak, Muâsırlaşmak (Devenir turc, musulman, contemporain) inspira Mustafa Kemal Atatürk[3] notamment concernant la laiklik (« laïcisation de la société ») théorisée en 1931. Il désirait faire de l'islam une « culture éthique rationaliste et scientifique[4] ».
Il est l'auteur de la phrase : « Les mosquées sont nos casernes et les croyants nos soldats ».