Zoghman Mebkhout
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Prix Servant () |
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Zoghman Mebkhout, né à Méchria le [1], est un mathématicien franco-algérien connu pour ses travaux en analyse algébrique, en géométrie et en théorie des représentations, et plus précisément en théorie des D-modules.
Zoghman est l'un des premiers mathématiciens nord-africains à avoir connu une renommée internationale. Un symposium a été célébré en l'honneur de son 60e anniversaire à Séville, et il a été invité plusieurs fois à l'Institute for Advanced Studies.
Alexandre Grothendieck écrit dans Récoltes et semailles[2] :
« La « version Mebkhout » dont j’ai voulu me faire l’interprète, me semble consister pour l’essentiel en les deux thèses que voici : 1. Entre 1972 et 1979, Mebkhout aurait été seul, dans l’indifférence générale et en s’inspirant de mon œuvre, à développer la « philosophie des D-Modules », en tant que nouvelle théorie des « coefficients cohomologiques » en mon sens. 2. Il y aurait eu un consensus unanime, tant en France qu’au niveau international, pour escamoter son nom et son rôle dans cette théorie nouvelle, une fois que sa portée a commencé à être reconnue. [...] Je viens d’avoir connaissance de plusieurs faits nouveaux , qui montrent qu’il y a lieu de nuancer fortement le point 1 ci-dessus. »
Grothendieck a changé plusieurs fois d'avis. Après avoir nuancé son propos dans un premier temps, il a finalement présenté ses excuses à Masaki Kashiwara, dont les travaux auraient été passés sous silence[3].
Zoghman Mebkhout est actuellement[Quand ?] directeur de recherches au CNRS[4].
Né le à Méchéria, un village de l'Ouest algérien, Zoghman Mebkhout a fait sa scolarité durant l'Algérie française. Il a 14 ans lorsque l'Algérie devient indépendante et 17 lorsqu'il prend le bateau pour la France[5].
Poussé par sa famille et ses professeurs, il entame des études mathématiques poussées : après deux ans de classes préparatoires, il intègre les Ponts, change d'orientation professionnelle pour faire une thèse sous la direction de Jean-Louis Verdier, qu'il soutient en 1979. Il est recruté au Centre national de la recherche scientifique[Quand ?].
En 2002, l'Académie des sciences lui remet le prix Servant. Pour ses soixante ans, en 2008, l'université de Séville organise un symposium d'une semaine en son honneur.