Zone de glace bleue
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Une zone de glace bleue (en anglais : blue-ice area) est une zone couverte de glace de l'Antarctique où le transport et la sublimation de la neige portée par le vent entraînent une perte de masse nette de la surface de la glace en l'absence de fonte, formant une surface bleue qui contraste avec la surface blanche plus commune du continent. Environ 1 % seulement de la zone de glace de l'Antarctique peut être considérée comme une zone de glace bleue.

Ces zones de glace bleue se forment généralement lorsque le mouvement de l'air et de la glace est obstrué par des obstacles topographiques tels que des montagnes qui émergent de la calotte glaciaire, générant des conditions climatiques particulières où l'accumulation nette de neige est dépassée par la sublimation éolienne et les transports de neige.
Les zones de glace bleue sont parfois utilisées comme pistes pour les avions.
Intérêt scientifique
Les zones de glace bleue suscitent un intérêt scientifique pour l'étude des météorites et pour celle de l'histoire du climat[1].
Un grand nombre de météorites s'accumulent dans les zones de glace bleue, soit qu'elles y tombent directement et y restent, soit qu'elles tombent ailleurs dans la calotte glaciaire et sont transportées vers une zone de glace bleue par l'écoulement glaciaire.
C'est aussi dans les zones de glace bleue qu'on trouve les plus vieux échantillons de la glace, datant de jusqu'à 3,1 millions d'années (Ma). Ces échantillons permettent de mesurer la concentration en dioxyde de carbone (CO2) et en méthane (CH4) dans des bulles d'air plus vieilles que celles des carottes continues. Des échantillons couvrant la période 3,1–0,5 Ma montrent qu'entre 2,9 et 1,2 Ma il n'y a pas eu de changement marqué pour le méthane et une petite baisse d'environ 20 ppm pour le dioxyde de carbone, et que les concentrations sont restées stables (± 10 ppm) lors de la transition du Pléistocène moyen[2].
