Zoubida Assoul

femme politique algérienne From Wikipedia, the free encyclopedia

Zoubida Assoul, (arabe : زبيدة عسول) (berbère : ⵣⴱⵉⴷⴰ ⵄⵙⵓⵍ) née en 1956 à Tebessa, de Bir El-Ater, est une avocate et femme politique algérienne. Elle est présidente du parti Union pour le changement et le progrès (UCP) de 2013 à mai 2025.

Vice-présidentSlim Othmani
PrédécesseurParti créé
SuccesseurAmmouche Abdeldjalil
Date de naissance
Faits en bref Fonctions, Porte-parole de Mouwatana ...
Zoubida Assoul
Illustration.
Zoubida Assoul en 2024
Fonctions
Porte-parole de Mouwatana

(1 an et 26 jours)
Présidente de l'Union pour le changement et le progrès

(12 ans, 2 mois et 12 jours)
Vice-président Slim Othmani
Prédécesseur Parti créé
Successeur Ammouche Abdeldjalil
Membre du Conseil national de transition

(2 ans, 8 mois et 13 jours)
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Tebessa
Parti politique UCP
Diplômée de université de Constantine 1
Profession magistrate
avocate
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Biographie

Jeunesse, formation et début de carrière professionnelle

Née en 1956 à Tébessa[1] et issue de la tribu arabe des Ouled Sidi Abidh[2], elle est la fille d'Assoul Tebessi, un savant religieux[3]. Zoubida Assoul est l'aînée d'une fratrie de six enfants (quatre filles et deux garçons)[4]. Après deux ans d'études primaires dans sa ville natale, elle déménage à Khenchela avec ses parents et ses grands-parents paternels[4]. En 1976, Zoubida Assoul obtient un bac littéraire à Khenchela. Elle opte pour des études de droit et intègre l'université de Constantine dont elle sort diplômée en 1980 avec une licence en droit privé. Elle passe ensuite avec succès le concours de la magistrature[4].

En 1982, Zoubida Assoul devient juge des familles à l’âge de 26 ans, où elle sera confrontée à la condition féminine. En 1987, elle devient la première femme à être nommée cadre supérieure au ministère de la Justice. Une institution dans laquelle elle va occuper le poste de sous-directrice du département de protection des mineurs de la justice avant de devenir inspectrice jusqu'en 1993. En 1994, elle est nommée chargée des études au secrétariat général du gouvernement[4].

Parcours politique

Parlementaire

Pour pallier l'absence d'assemblée législative élue, un Conseil national de transition (CNT), est mis en place. Nommée membre du CNT, Zoubida Assoul occupe le poste de rapporteur de la Commission des affaires juridiques et ce, jusqu’à la fin du mandat du Conseil, en 1997, à la faveur de l’organisation d’élections législatives[4]. Avec la fin de son mandat au CNT, Zoubida Assoul fut écartée, la même année, du ministère de la Justice avec sa mise à la retraite à l’âge de 41 ans seulement[4].

Conseillère du président du Conseil de la nation

En 2000, elle devient conseillère du président du Conseil de la nation, la chambre haute du Parlement. Elle démissionne en 2004[5].

Dans l'opposition

Au sein de l'Union pour le changement et le progrès

En 2006, elle est élue présidente de l'ONG Réseau des femmes juristes arabes. L'association, qui a pour but de former des femmes dirigeantes, est dirigée par Assoul jusqu'en 2009[4].

Le , elle crée son parti politique : l'Union pour le changement et le progrès (UCP)[6].

En 2014, Zoubida Assoul est reçue par le Premier ministre Ahmed Ouyahia dans le cadre de consultations pour une nouvelle constitution[7].

En 2015, elle déclare que son modèle est Houari Boumédiène[6].

Annulation de la présidentielle de 2019 et avocate du Hirak

Elle est également la porte-parole de mouvement Mouwatana (Citoyenneté-Démocratie), créé le avec des hommes politiques (comme Soufiane Djilali, Ahmed Benbitour et Ali Benouari), la militante Amira Bouraoui et l'avocat des droits humains Salah Debbouz[8]. Ce mouvement rassemble deux formations : Jil Jadid et l’UCP[9]. Au sein de ce mouvement, elle milite contre le cinquième mandat de Abdelaziz Bouteflika[10], et pour un État de droit et une rupture radicale avec l’actuel régime algérien[9]. Zoubida Assoul a déclaré dans une émission télévisée sa volonté de se présenter à l'élection présidentielle de 2019[11].

En février 2019, dans le cadre de l'élection présidentielle algérienne du 18 avril 2019, elle annonce le ralliement de l'UCP à la candidature d'Ali Ghediri (suspecté d'être le candidat de Toufik[12],[13]) et elle n'est plus porte-parole de Mouwatana[14],[15].

Le 22 février 2019, lors du Hirak, organisé pour s'opposer au cinquième mandat d'Abdelaziz Bouteflika, Assoul est arrêtée lors des premières marches en compagnie des avocats Mostefa Bouchachi et Abdelghani Badi[16]. Durant le Hirak, elle a défendu de nombreux militants comme Mohamed Tadjadit[17], Nacer Meghnine[18], El Hadi Laassouli[19], Nabil Mellah[20], Rachid Nekkaz[21], Karim Tabbou[21], Lakhdar Bouregaa, Ali Ghediri, Ihsane El Kadi[22].

Elle a obtenu du juge lors du procès du détenu Tadjadit, qui se tenait à distance en raison du covid-19, d’afficher l’écran de la salle d'audience afin que tous les présents dans la salle puissent voir Mohamed Tadjadit et notamment ses parents[23].

Boycott des élections de 2021

En février 2021, Zoubida Assoul a proposé une feuille de route en appelant Abdelmadjid Tebboune à assainir la Constitution et convoquer des élections présidentielles anticipées, la présidente de l’UCP estime que la solution raisonnable à la crise politique actuelle que vit l’Algérie passera par l’organisation d’une élection présidentielle anticipée au cours de l’année 2022[24].

Le , Zoubida Assoul, annonce que l'UCP boycottera les élections législatives algériennes de 2021[25],[26]. Le l’UCP reçoit une mise en demeure de la part du ministère de l’Intérieur de ce qui s'apparente à une attaque contre les partis politiques du Hirak comme le PST, le PT et le MDS qui ont reçu les mêmes mise en demeure[27]. En janvier 2022, le Conseil d’État a débouté le ministère de l’Intérieur dans son action contre l’UCP qui garde son siège et son agrément[28], en attendant une décision sur le fond[29].

En avril 2022 elle est convoquée par la police pour avoir participé à une réunion officielle avec des représentants diplomatiques agréés par l’État algérien[30]. Elle répond par un communiqué de presse dans lequel elle affirme que l’Algérie ne peut pas vivre en autarcie et elle défendra toujours la souveraineté de l’Algérie[31].

Candidature avortée à la présidentielle de 2024 et départ de la tête de l'UCP

Le , elle annonce sa candidature à l'élection présidentielle algérienne de 2024[32],[33]. Estimant que le « boycott n'apporte rien », elle prône un changement par les urnes[32].

À deux jours du scrutin, elle appelle au vote blanc pour empêcher la récupération de l'abstention par le système politique. Son appel est cependant critiqué par des citoyens, qui prônent l'abstention, et estiment que participer au scrutin revient à le légitimer. Par ailleurs, le vote blanc n'est pas reconnu en Algérie, et est confondu avec le vote nul. Toutefois, ce dernier, dont le taux a été de 18,25 % lors des élections législatives algériennes de 2012, n'est lui aussi pas comptabilité dans les suffrages exprimés[34].

Le 31 mai 2025, Ammouche Abdeldjalil lui succède à la tête de l'UCP[35].

Références

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