Freddy Gomez

historien, correcteur d'imprimerie, syndicaliste et éditeur libertaire From Wikipedia, the free encyclopedia

Freddy Gomez, né en 1950, est un historien de formation, correcteur d'imprimerie, militant syndicaliste libertaire et éditeur libertaire français.

Faits en bref Naissance, Nationalité ...
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Fils de l’exilé anarcho-syndicaliste espagnol Fernando Gómez Peláez, il participe depuis plusieurs décennies à la mouvance libertaire[1].

En 2001, il fonde et anime avec Monica Gruszka[2], la « Revue de critique bibliographique et d'histoire du mouvement libertaire »[3], À contretemps[4],[5] qui est, selon Philippe Pelletier, « pour beaucoup la meilleure revue anarchiste en langue française »[6].

Il se réclame d’un « anarchisme hétérodoxe » et publie en 2015, Éclats d’anarchie, passage de mémoire, une longue conversation avec le militant syndicaliste et anarchiste Guillaume Goutte, où il évoque ses diverses aventures éditoriales, humaines, militantes et syndicales, en France et en Espagne[7].

Biographie

Le logo de la Confederación Nacional del Trabajo.

Il est le fils de Fernando Gómez Peláez[8], journaliste et correcteur, correspondant de guerre, anarcho-syndicaliste espagnol, militant du mouvement libertaire et de la Confédération nationale du travail[9],[10].

En Mai 68, Freddy Gomez est actif dans un comité d’action lycéen[1].

Tout jeune, il fréquente les militants de la Confédération nationale du travail (en espagnol Confederación Nacional del Trabajo, CNT) en exil à Paris[11].

Il participe à la revue Frente Libertario animée par son père entre 1970 et 1977, en réponse à la crise de la CNT. Ce courant dissident suivait les nouvelles aspirations libertaires et antiautoritaires de la jeunesse espagnole[12]. Il collabore à la revue Cuadernos de Ruedo ibérico[13].

Il est, à cette époque, un témoin engagé dans la reconstruction puis l’implosion de la CNT en Espagne entre 1976 et 1979[12].

Archiviste, il filme dès 1976, aux côtés de l’Italien Paolo Gobetti (le fils du grand intellectuel libéral antifasciste Piero Gobetti), des entretiens avec des survivants de la guerre civile espagnole[12].

Il est membre du syndicat des correcteurs de la Confédération générale du travail (CGT)[1].

En 2001, il fonde la revue À contretemps, consacrée à une histoire critique de l’anarchisme, où il s’intéresse « aux hétérodoxes, aux francs-tireurs, aux inclassables, et même aux énergumènes de l’anarchie »[12].

En 2018, il publie Dédicaces : un exil libertaire espagnol (1939-1975), hommage aux anarchistes espagnols en exil à Paris[14]. Son personnage de fiction Cristobal Bárcena participe à la Retirada et à Mai 68. Les personnages qu’il croise : Federica Montseny, Fernando Gómez (le père de l'auteur), Antonio Téllez, Georges Brassens, Armand Robin, José Peirats, Tomás Ibáñez en revanche sont bien réels.

En 2025, il publie Folies d’Espagne qui « s’intéresse aux ombres et lumières de l’activité anarchiste durant la guerre civile et dresse un panorama critique des succès et des échecs de cette révolution où, pour la seule fois dans l’histoire, du moins aussi massivement, un peuple en armes résista au fascisme tout en aspirant au communisme libertaire »[15]

Publications

Contributions à des ouvrages collectifs

Préface

Postfaces

Articles

Sources

Notes et références

Voir aussi

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