Àngel Almazán

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Décès
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MadridVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Ángel Almazán
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Biographie
Naissance
Décès
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MadridVoir et modifier les données sur Wikidata
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Commis, étudiant, employé ou employée de bureauVoir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Idéologie

Àngel[Selon qui ?] Almazán Luna, né le 22 septembre 1958 à Madrid et mort dans cette même ville le 20 décembre 1976, est un militant antifasciste espagnol.

Il est mort à l'âge de dix-huit ans à la suite des coups de la police après avoir participé à une manifestation convoquée par le Parti du Travail d'Espagne (PTE) le 15 décembre 1976 contre la Loi pour la réforme politique, votée lors du référendum pour la Réforme Politique ce même jour.

Àngel Almazán était le fils de Tomasa et Àngel et a grandi dans une famille de trois enfants dans l'arrondissement de Puente de Vallecas[1]. À la fin de sa scolarité, il a suivi une formation professionnelle de la branche d'Administration que, vers la fin des études, il a commencé à mener de front avec un travail de bureau. Il a acquis petit à petit un engagement politique, sans pour autant adhérer à aucun parti, bien qu'il ait fait partie de l'Association de voisins Doña Carlota-Puente de Vallecas[2].

Après la mort du dictateur Franco, le 15 décembre 1976 a eu lieu le référendum franquiste de la Réforme politique. Le Parti du Travail d'Espagne (PTE), alors encore illégal, a convoqué une manifestation sur la Place de Callao de Madrid pour demander l'abstention, à laquelle Almazán a participé. C'est au cours de celle-ci qu'il a été frappé par la police et a été emmené à l'hôpital Universitaire La Paz où il est décédé cinq jours plus tard.

Les obsèques ont eu lieu le 22 décembre, dans l'église du Dulce Nombre de María. Plus de trois mille personnes y ont assisté, réunies par l'Association de voisins; après la cérémonie, elles ont fait un parcours de protestation dans les rues du quartier. L'Association de voisins a publié un communiqué le 20 décembre dans lequel elle demandait l'éclaircissement des faits, que soient déterminées les responsabilités et elle dénonçait la tentative de dissimuler les faits de la part du gouvernement[3].

Dans le rapport d'autopsie, il était indiqué que la mort avait été causée par une hémorragie cérébrale traumatique consécutive à une fracture du crâne et que le cadavre présentait aussi divers coups. La famille est allée déposer plainte au tribunal. Pendant l'instruction, le juge, après avoir pris la déclaration des divers témoins, a transmis le cas à la juridiction militaire parce qu'il y avait des membres de la Police Armée concernés. À partir de ce moment, il ne pouvait plus y avoir d'avocats civils et la famille s'est retrouvée sans défense. En quelques jours, le cas a été fermé faute d'avoir pu démontrer qui avait causé les lésions mortelles, puisque les policiers interrogés, Francisco Zambrano García, Tomás González Cid et Leoncio Domínguez Rubio, sous les ordres du capitaine José González Pagliery, ont nié avoir frappé Almazán et ont déclaré l'avoir trouvé étendu au sol[4]. En 1977, la Loi d'Amnistie a empêché la famille de suivre la voie judiciaire[5].

Le 9 octobre 1999, la Loi de Solidarité avec les Victimes du Terrorisme est entrée en vigueur et Javier Almazán, frère d'Àngel, avec Saturnino Peña, l'un de ses amis, ont chargé l'avocat Teodoro Mota Truncet de présenter une demande pour qu'Àngel soit reconnu comme victime, mais cette demande a été déboutée. Il a été fait appel de cette résolution jusqu'à avoir épuisé toutes les possibilités, mais le résultat n'a pas changé[6].

En 2007, la Loi de Mémoire Historique 52/2007 du 26 décembre a été publiée, loi par laquelle étaient reconnus et élargis les droits et établies des mesures en faveur de ceux qui avaient subi des persécutions ou des violences pendant la guerre civile et la dictature et qui, en plus, comprenait la reconnaissance des personnes mortes en défense de la démocratie depuis le 1 janvier 1968 et le 6 octobre 1977, date d'entrée en vigueur de la Loi d'Amnistie. Une demande a été déposée à nouveau, et a abouti cette fois à une reconnaissance de la condition de victime d'Àngel Almazán, avec une déclaration dans les termes suivants:

« Étant établi que D. ANGEL ALMAZÁN LUNA a subi persécution et violence pour des raisons politiques et idéologiques, décédant le 15 décembre 1976 par suite des blessures infligées lors d'une manifestation organisée dans l'exercice de la liberté d'expression, qui fut violemment réprimée par la police, sans qu'une enquête soit correctement menée sur les faits, et VU que D. ÁNGEL ALMAZÁN LUNA a droit à obtenir la réparation morale envisagée par la Loi 52/2007, du 26 décembre, par laquelle la Démocratie Espagnole rend honneur à ceux qui ont subi injustement persécution ou violence pendant la guerre civile et la dictature, DÉLIVRE en sa faveur la présente DÉCLARATION DE RÉPARATION ET RECONNAISSANCE PERSONNELLE, en vertu des dispositions du paragraphe 1 de l'article 4 de la Loi mentionnée. »

Ce document de réparation ne déclare pas qui a causé la mort d'Àngel Almazán Luna[7],[8].

Inclusion du cas dans la plainte argentine contre les crimes du franquisme

Hommages

Références

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