L’École des Mines de Berlin (bergakademie Berlin), construite entre 1875 et 1878 par l'architecte August Thiede au no44 Invalidenstraße (Berlin-Mitte), est aujourd'hui le siège du Ministère Fédéral des Transports et de l'Urbanisme.
En 1809 l’École des mines fut placée sous l'autorité d'une nouvelle administration, la Section des mines. Par décret du gouvernement, son «cabinet de Minéralogie» fut attaché en 1810 à la nouvelle Université Frédéric-Guillaume, avant de devenir en 1814 le «Musée minéralogique» du complexe universitaire Unter den Linden, mais toujours propriété de l’École des Mines. Ses Directeurs furent par la suite des professeurs de l'université enseignant à l’École des Mines.
Le , le Prince-régentGuillaume confia à l'inspecteur-général des mines Otto Ludwig Krug von Nidda(de) le déménagement de l’École des mines, reclassée en École supérieure[2] dans l'ancienne bourse des Lustgarten de Berlin. L'école bénéficia de l'attribution du fonds documentaire du service des mines, quelque 30 000 volumes. Au début, c'était une école de spécialisation en fin d’université. Elle rouvrit ses portes le , en accueillant une promotion de 44 étudiants. Son premier directeur fut Heinrich Lottner(de).
En 1873 l’École des mines fusionna avec l’Institut géologique de Prusse (chargé de dresser le cadastre général de la Prusse) pour former un organisme unique dirigé par Wilhelm Hauchecorne, le successeur de Lottner.
En 1907, l’École des mines fut à nouveau réorganisée et retrouva son autonomie. Le , elle devint finalement le département de génie minier de l’Institut technique royal de Charlottenburg.
Bibliographie
Hermann Wedding(de): Die Königlich Preußische Bergakademie in Berlin. In: Wilhelm Lexis (Hrsg.): Das Unterrichtswesen im Deutschen Reich. Vol. 4: Das technische Unterrichtswesen. Teil 2: Die Hochschulen für besondere Fachgebiete. A. Asher & Co., Berlin 1904, S. 4–14.
Karl Hugo Strunz: Von der Bergakademie zur Technischen Universität Berlin. 1770–1970. Förderer der Berliner Fakultät für Bergbau und Hüttenwesen e.V., Essen 1970.
↑ William Hector Lexis, Die Königlich Preußische Bergakademie in Berlin, Berlin, A. Asher & Co., coll.«Die Hochschulen für besondere Fachgebiete», , «Kapitel I»