Écologie coloniale
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L'écologie coloniale est l'idée que les processus d'appropriation de l'environnement seraient liés à l'exploitation et la domination des peuples indigènes, de leurs territoires ancestraux et de leurs cultures traditionnelles.[pas clair]
Cette culture aurait par la suite donné naissance à l'écologie scientifique occidentale et utilisée pour justifier un contrôle social et environnemental, y compris la dépossession des peuples colonisés de leurs terres et de leurs modes de vie et le rejet des systèmes de connaissances existants[1].
Ces mesures auraient profité aux industries coloniales telles que le caoutchouc, le sucre et la sylviculture, ayant joué un rôle essentiel dans l'émergence de l'ordre moderne et d'un système économique mondial en grande partie fondé sur l'extraction[1].
Dès les années 1970, des chercheurs afro-américains ont lié question écologique et la colonisation. « La véritable solution à la crise environnementale est la décolonisation des Noirs », a écrit Nathan Hare en 1970[2].
Le sociologue Terry Jones a parlé, lui, d’« écologie d’apartheid »[2].
Cette approche a été développée dans les années 1990 par des penseurs latino-américains dans les universités américaines, tels Walter Mignolo à Duke (Caroline du Nord), Ramón Grosfoguel à Berkeley ou Arturo Escobar à l’université de Caroline du Nord[2].
Actualité de la notion
Selon Greta Thunberg, le dans une tribune intitulée Why we strike again (« Pourquoi nous sommes à nouveau en grève »), dont elle est une des trois signataires, la crise climatique serait liée à l’histoire esclavagiste et coloniale de la modernité occidentale[2].
La crise climatique ne concerne pas seulement l’environnement. C’est une crise des droits humains, de la justice et de la volonté politique. Les systèmes d’oppression coloniaux, racistes et patriarcaux l’ont créée et alimentée. Nous devons les démanteler[2].
L'ONG internationale de défense de la faune sauvage WWF a été accusée de promouvoir un mode de conservation de la nature basé sur le colonialisme[3].