Écomusée industriel des Forges d'Inzinzac-Lochrist
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| Type |
Municipal |
|---|---|
| Ouverture | |
| Site web |
| Collections |
Patrimoine industriel |
|---|---|
| Genre |
Outils, costumes traditionnels, machines de forges |
| Époque |
Fin XIXe à milieu XXe siècle |
| Label |
| Pays |
France |
|---|---|
| Département | |
| Commune | |
| Adresse |
Mail François-Giovannelli 56650 Inzinzac-Lochrist |
| Coordonnées |
L'écomusée industriel des Forges d'Inzinzac-Lochrist situé à Inzinzac-Lochrist, dans le Morbihan, en Bretagne, est une structure culturelle dont le but est de conserver la mémoire ouvrière des Forges d'Hennebont, qui ont fonctionné de 1860 à 1966. Sous l'impulsion de Gisèle Le Rouzic, cet écomusée a vu le jour en 1981, en réaction à la destruction des bâtiments des Forges. Implanté dans un ancien bâtiment des Forges, il était couplé jusqu'en 2002 à la Maison de l'eau, aujourd'hui fermée au public.
Installé dans l'ancien laboratoire des Forges d'Hennebont, l'écomusée présente, en s'appuyant sur de nombreux documents et objets, la fondation des Forges, les mouvements syndicaux, les grèves, les Forges pendant la Seconde Guerre mondiale, les aspects techniques du travail dans les Forges, etc.
Origine
La première usine est fondée en 1860 par les frères Trottier, originaires d’Angers[2]. L'implantation à Lochrist est motivée par les atouts du territoire : la présence du Blavet, qui fait la liaison avec les ports d’Hennebont et de Lorient ; la proximité de forêts exploitées par la scierie ; et la main d’œuvre locale abondante et peu chère[3].
En 1882, la Société générale des cirages français rachète les Forges[4]. Henri Trottier reste directeur et c’est son fils, Jules Trottier, qui prend sa place.
Apogée
Sous la direction de Camille-Horace Herwegh (directeur de 1912 à 1938), les usines sont modernisées, entraînant une forte hausse de la production[3].
À la veille de la Seconde Guerre mondiale, les forges emploient plus de 3 000 ouvriers[4].
Fermeture
Si la Première Guerre mondiale a été favorable à la production des Forges, la Seconde Guerre mondiale a un impact plus négatif. Beaucoup d'ouvriers sont appelés en Allemagne pour le service du travail obligatoire (STO), tandis que le charbon et les péniches de l'entreprise sont réquisitionnés pour participer à l'effort de guerre. La production des usines chute alors de manière radicale[5].
Déjà affaiblies par la guerre, les Forges d'Hennebont souffrent dans les années 1950 de la modernisation rapide des grands sites industriels du Nord de la France et de l’Allemagne. Les usines ne parviennent plus à leur faire concurrence[6]. En 1966, malgré de longues grèves et manifestations, les usines ferment définitivement laissant 1 350 employés au chômage[7].
Travail de mémoire
La destruction des usines commence dans les années 1970. En 1972, une association se forme, visant à la conservation de la mémoire ouvrière. Ses membres sauvent bon nombre d’outils et d'archives encore présents dans les bâtiments. Les ouvriers font également don de leurs outils, objets personnels et costumes pour alimenter les collections du futur écomusée des Forges[8].
Aujourd'hui la collection compte environ 3 000 photographies et autant d'objets (outils et machines des Forges, instruments de navigation, costumes traditionnels, objets du quotidien).
La Maison de l’eau
À partir de juillet 1985[9], l'écomusée des Forges est couplé à la Maison de l’Eau, qui couvre la thématique de l’écosystème et des transports fluviaux. Les Forges ont en effet bénéficié de la présence du Blavet pour le transport des marchandises et la production d'électricité. Ce second musée, abrité dans l'ancienne maison du garde des Forges, est aujourd'hui fermé au public[10].
Gisèle Le Rouzic (1939-2015)
Fondatrice et première directrice de l’écomusée, Gisèle Le Rouzic est fille d’un ouvrier des Forges, Joseph Le Rouzic[11]. Elle quitte Lochrist au cours de ses études pour devenir professeure. À son retour, elle est très émue par la destruction des Forges. Elle va effectuer un long travail de recherche et de conservation de cette mémoire ouvrière (notamment par le recueil de témoignages oraux). Aidée des membres de l'association des Amis et de ses élèves, elle s'entretient longuement avec les anciens des Forges qui acceptent de répondre à ses questions[12].
En 1984, elle publie trois livres qui reprennent ces témoignages, mêlés à ses propres souvenirs d'enfant et à des éléments relevant d'un travail de recherche historique : La Montagne des Forges d'Hennebont, Voyage aux Forges d'Hennebont et La Bataille des Forges d'Hennebont.
L'écomusée
Situé dans l’ancien laboratoire des Forges, où étaient pratiqués des tests chimiques sur les tôles, l’écomusée des Forges ouvre ses portes en 1981[13], grâce au travail de l’association des Amis de l’écomusée. Ces derniers bénéficient du soutien du maire de l'époque, Jean Giovannelli.
Le ministre de la culture Jack Lang inaugure officiellement l'écomusée en avril 1985[14].
Localisation
L'écomusée est installé à Inzinzac-Lochrist, côté Lochrist, dans l'ancien laboratoire des forges, sur le mail François-Giovannelli, qui longe le Blavet[11].
Contrairement à ce que pourrait laisser croire leur nom, les Forges d'Hennebont n'étaient donc pas situées côté Hennebont.
