Économie de Sao Tomé-et-Principe
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| Économie de Sao Tomé-et-Principe | |
Vue du restaurant du resort Pestana Ecuador, sur l'îlot Rolas , à S. Tomé | |
| Monnaie | Dobra (STN) |
|---|---|
| Année fiscale | calendaire |
| Organisations internationales | UA, OMC, CEEAC |
| Statistiques | |
| Produit intérieur brut (parité nominale) | 864 millions de dollars (2024)[1] |
| Produit intérieur brut en PPA | 1,554 millions de dollars (2024)[1] |
| Rang pour le PIB en PPA | total : 187e par tête : 144e |
| Croissance du PIB | 3.9% (2017) |
| PIB par habitant en PPA | 6,422 dollars (2024)[1] |
| Inflation (IPC) | 11.57 % (2024)[2] |
| Population active | 52,490 (2007) |
| Commerce extérieur | |
| Exportations | 57,1 millions de dollars (2023)[3] |
| Biens exportés | Pétrole brut 54 %, fèves de cacao 15,3 %, huile de palme 6,81 % et autres |
| Principaux clients | |
| Importations | 185 millions de dollars (2023)[4] |
| Biens importés | produits alimentaires, machines et équipements, acier, produits pétroliers, ciment et matériaux de construction |
| Principaux fournisseurs | |
| Finances publiques | |
| Dette publique | 37.3 % du PIB (2024)[5] |
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L'économie de Sao Tomé-et-Principe est celle d'un petit pays insulaire d'Afrique centrale, ancienne colonie portugaise, que les principaux indicateurs situent parmi les moins développés de la planète et dont la moitié de la population vit sous le seuil de pauvreté[6]. L'archipel de Sao Tomé-et-Principe tire traditionnellement l'essentiel de ses ressources de l'agriculture, et notamment de la production de cacao — ce qui lui a valu le surnom d'« île Chocolat »[7] —, mais fonde de nouveaux espoirs sur l'exploitation des hydrocarbures et le tourisme.
Indépendant depuis 1975, le pays reste tributaire à 75 % de l'aide internationale[8]. Très endetté, le pays a bénéficié en 2007 d'une série de mesures qui lui ont apporté une véritable bouffée d'oxygène. Dans le cadre de l'Initiative pays pauvres très endettés (PPTE), le a vu l'annulation de 91 % de la dette extérieure envers les bailleurs de fonds multilatéraux – tels que le FMI, la Banque mondiale (BM) ou la Banque africaine de développement (BAD) –, pour un montant d'environ 350 millions de dollars. Peu après, le Club de Paris annulait à son tour la quasi-totalité de la dette bilatérale, soit 24 millions de dollars[9].
En 2003, les habitants de Sao Tomé-et-Principe perçoivent en moyenne 280 dollars par année et par habitant, avec un chômage élevé[10].
En 2007, le pays se situait au 123e rang sur 177 du classement selon l'indice de développement humain (IDH) du PNUD, avec un PIB par habitant s'élevant à 780 dollars[9]. En 2008, Sao Tomé-et-Principe se classe 128e sur 179 pour le même indice et figure au 176e rang sur 181 au classement Doing Business 2009 de la Banque mondiale[6].
Avec un déficit chronique de la balance commerciale, le pays reste dépendant des importations et s'expose au risque inflationniste. L'inflation était de 21,4 % en 2007[9], elle a atteint 24 % en 2008[6]. Néanmoins, en 2009, le taux a été ramené à 17,1 %, notamment par une politique budgétaire et monétaire rigoureuse. Grâce à un accord avec le Portugal, le gouvernement prépare pour 2010 l'arrimage à l'euro de la monnaie nationale, le dobra[11], et espère faire reculer encore l'inflation.
Le pays importe surtout des denrées alimentaires, le cacao représente 90 % des exportations[8], avec quelque 4 000 tonnes par an[9] – ce qui reste modeste par rapport à la production mondiale.
Les habitants de l'archipel sont depuis longtemps tentés par l'émigration en raison des difficultés économiques aggravées par la crise mondiale et l'instabilité politique[12].
