Économie du Svalbard
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L'économie du Svalbard est dominée par l'extraction du charbon, le tourisme et la recherche. En 2007, 484 personnes travaillaient dans le secteur minier, 211 dans le secteur du tourisme et 111 dans le secteur de l'éducation. La même année, l'exploitation minière génère 2,008 milliards de couronnes, le tourisme 317 millions de couronnes et la recherche 142 millions[1].
En 2006, le revenu moyen des personnes économiquement actives est de 494 700 couronnes, soit 23 % de plus que sur le continent[2]. Presque tous les logements appartiennent à divers employeurs et institutions et sont loués à leurs employés ; il n'y a que quelques maisons privées, dont la plupart sont des chalets de loisirs. De ce fait, il est presque impossible de vivre au Svalbard sans travailler pour une institution établie[3]. Le traité du Spitzberg et la loi du Svalbard font du Svalbard une zone économique libre et une zone démilitarisée en 1925[4].
Pêche et chasse
Le Svalbard est toujours une base pour la chasse à la baleine et la pêche. En 1977, la Norvège revendique une zone économique exclusive (ZEE) de 200 milles marins (370 km ; 230 mi) autour du Svalbard[5], avec 31 688 km2 (12 235 mi2) d'eaux intérieures et 770 565 km2 (297 517 mi2) de ZEE[6]. La Norvège maintient une politique de pêche restrictive dans cette zone[5], et ces revendications sont contestées par la Russie[7].
Brassage
La création d'une brasserie dans l'archipel du Svalbard nécessite une modification de la législation norvégienne, qui interdisait jusqu'en 2014 la production commerciale de boissons alcoolisées dans cette région. Svalbard Bryggeri lance la production de plusieurs bières à Longyearbyen en 2015, après la modification de la loi. 16 % de l'eau utilisée pour le brassage provient de la fonte des glaces du glacier Bogerbreen, vieux de 2 000 ans. La brasserie affirme être la plus septentrionale au monde[8].