Édith Maruéjouls

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Édith Maruéjouls
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Distinctions

Édith Maruéjouls, née le , est une universitaire française, docteure en géographie, spécialiste de la géographie du genre[1],[2].

Après un DEA de sociologie obtenu en 1997, Édith Maruéjouls travaille pendant dix-huit ans pour des collectivités territoriales comme experte des politiques de jeunesse et de l'égalité de genre dans l'espace. Elle est ensuite contactée par le milieu universitaire pour participer à la création du réseau Mixité, Parité, Genre, qui travaille sur les inégalités de genre liées aux loisirs. Elle participe au colloque de l'Institut supérieur des ingénieurs-animateurs territoriaux (ISIAT) « Mixité, parité, genre : quels enjeux pour l’animation ? » en janvier 2006 à l'IUT Michel de Montaigne Gradignan[3].

Le conseil régional d'Aquitaine lui propose de soutenir une thèse sur les équipements publics sous l’angle du genre[4]. En , elle soutient sa thèse de doctorat, « Mixité, égalité et genre dans les espaces du loisir des jeunes. Pertinence d’un paradigme féministe »[5], à l'université Bordeaux-Montaigne sous la direction de Guy Di Méo[6].

Elle crée en 2014, le bureau d’études L’ARObE[7] (L'Atelier Recherche OBservatoire Égalité)[8] spécialisé sur les questions d’égalité dans l’espace public, la cour d’école et les loisirs des jeunes[9],[10],[11],[12],[13],[14].

Elle est membre active du conseil scientifique de l'association Genre et ville[15].

En 2022, elle publie un ouvrage intitulé Faire je(u) égal (éditions Double ponctuation) présentant sa démarche et sa méthode de travail, en particulier sur les cours de récréation. Fin 2025, elle publie Faire société égale (éditions Double ponctuation), en co-écriture avec Célia Ferrer : une approche holistique des différentes façons de rendre notre société plus égale, basée sur des expériences de terrain très concrètes.

Inégalités de genre et espace public

Elle met en évidence que la plupart des espaces de loisirs urbains sont conçus pour les hommes et fréquentés en majorité par les hommes. Dans les cours de récréation, aux garçons est alloué un espace central et unifié, tandis que les filles sont reléguées sur les côtés dans des espaces morcelés, maintenant symboliquement et inconsciemment les inégalités de genre dans l'espace public[16],[14],[13].

Publications

  • Loisirs des jeunes dans le secteur public : comment éviter l’exclusion des filles ?, Mixité, Parité, genre dans les métiers de l’animation, L’Harmattan, Paris, 2006, p. 115-122.
  • « La Mixité à l’épreuve du loisir des jeunes dans trois communes de Gironde », Agora Débats Jeunesse, no 59, INJEP, , p. 79-91[17].
  • « La Pratique sportive révélatrice des inégalités femmes/hommes », Sportives, jeux et enjeux, no 112, Université des femmes, juillet/, Belgique, p. 9-14.
  • « Filles/garçons : l'offre de loisirs – Asymétrie des sexes, décrochage des filles et renforcement des stéréotypes », avec Yves Raibaud, Ville école intégration, no 167, Sceren CNDP-CRDP, , p. 86-91[18].
  • « La Budgétisation sensible au genre », avec Yéléna Perret, Profession Banlieue, no 34, , Saint-Denis[19].
  • Faire je(u) égal - Penser les espaces à l'école pour inclure tous les enfants, Joinville-le-Pont, éditions Double ponctuation, 2022.

Distinctions

Notes et références

Voir aussi

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