Édition en Acadie

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L'édition en Acadie[note 1] a une histoire récente mais mouvementée. La première maison d'édition, les Éditions des Aboiteaux, fut fondée par Anselme Chiasson en 1962.

Les Éditions Perce-Neige sont fondées en 1980 à Moncton et animées par le poète Gérald Leblanc jusqu'à sa mort en 2005[1]. Représentante de « l'école de Moncton », la maison publie surtout des nouveaux titres mais aussi des classiques, à raison de six à sept titres en moyenne par année[1]. La plupart des poètes y sont publiés, ainsi que la majeure partie des romans sur des préoccupations contemporaines[1]. Les Éditions La Grande Marée, la seule maison d'édition située à l'extérieur de Moncton, est fondée à Tracadie-Sheila en 1994 par Jacques Ouellet[1]. Elle publie cinq ou six titres par an sur presque tous les genres et les sujets mais cet éclectisme et la faible qualité de certains textes nuisent à sa reconnaissance[1]. En 1996, la femme de lettres Marguerite Maillet fonde Bouton d'or Acadie, spécialisée dans la littérature jeunesse, que ce soit d'auteurs acadiens ou étrangers[1]. Respectés pour leur qualité graphique et littéraire, la douzaine de titres publiés annuellement couvrent divers intérêts mais valorisent le respect d'autrui et de l'environnement[1]. Fondée en 2001 par Denis Sonier, les Éditions de la Francophonie publient de tout – toutefois peu de poésie et beaucoup de mémoires – pourvu que le texte soit convenablement écrit, qu'il ait un potentiel commercial et que l'auteur accepte de partager le risque financier[1]. Elle axe sa mise en marché sur le milieu de l'auteur et parvient à se rentabiliser ; Louis Haché soutient ces pratiques alors que David Lonergan doute qu'elle n'a d'autre utilité que de gonfler l'égo des auteurs[1].

Bouton d'or Acadie et La Grande Marée n'ont même pas d'employés permanents, alors que les Éditions de Grand-Pré ne fonctionne que lorsque son principal bénévole, le professeur Henri-Dominique Paratte, peut s'en occuper[1]. La première maison d'édition, les Éditions d'Acadie, fait faillite en 2000[1]. Il n'y a donc plus d'éditeurs de manuels scolaires ou d'ouvrages académiques, excepté dans quelques cas l'Université de Moncton, collaborant entre autres avec l'Université de Poitiers[1]. Pourtant, publier un livre est facile et il semblerait, selon ce que rapporte David Lonergan, qu'un livre publié en Acadie se vende proportionnellement mieux qu'un autre vendu dans une autre province[1]. Les pratiques et les capacités financières des éditeurs acadiens ont tout de même incité plusieurs auteurs, dont Herménégilde Chiasson, France Daigle et Claude Le Bouthillier, à se faire publier au Québec[1]. Toutefois, d'autres comme Antonine Maillet l'ont fait parce qu'il n'y avait tout simplement pas d'éditeur à l'époque de leur écriture[1].

En 2020, les Éditions Bouton d'or Acadie lancent une bannière de littérature destinée à un public adulte, Mouton Noir Acadie[2].

Revues littéraires

Les artistes acadiens ont souvent de la difficulté à faire parler d'eux dans les médias d'envergure[3]. Il n'y a pas de revue culturelle du genre de Liaison au Québec ni revue artistique ni périodique culturel gratuit[1]. L'Acadie nouvelle et Radio-Canada annoncent bien quelques publications mais souvent par un bref commentaire ou une entrevue de l'auteur[1]. Il y a toutefois une revue littéraire, Ancrages, publiée depuis 2005 en remplacement d'Éloizes, qui avait disparu en 2003[1]. Depuis 2012, Ancrages publie des numéros sur internet et organise des évènements littéraires.

Bibliothèques et librairies

Notes et références

Voir aussi

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