Édouard-Charles-Victurnien Colbert

militaire et homme politique français (1758-1820) From Wikipedia, the free encyclopedia

Édouard-Charles-Victurnien Colbert, comte de Maulévrier ou Charles Colbert de Maulévrier (né le à Paris et mort le à Paris), est un militaire, et homme politique français des XVIIIe et XIXe siècles.

Faits en bref Naissance, Décès ...
Édouard Charles Victurnien Colbert
Charles Colbert de Maulévrier
Naissance
Paris
Décès (à 61 ans)
Ancien 1er arrondissement de Paris
Origine Drapeau du royaume de France : entièrement blanc Royaume de France
Allégeance Drapeau du royaume de France : entièrement blanc Royaume de France
Armée des émigrés
Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Arme Marine
Grade Contre-amiral
Années de service 17741818
Conflits Guerre d'indépendance des États-Unis
Guerres de la Révolution française
Distinctions Ordre royal et militaire de Saint-Louis, (Grand-croix)
Société des Cincinnati
Autres fonctions Député d'Eure-et-Loir de la Seconde Restauration
( - )
Famille Famille de Colbert
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Biographie

Issu de la famille Colbert, Édouard-Charles-Victurnien Colbert est le fils de René Édouard de Colbert, comte de Maulévrier, et de sa seconde épouse, Charlotte Jacqueline Françoise de Manneville. Il est un arrière-petit-fils d'Édouard-François Colbert (1633-1696), comte de Maulévrier, lieutenant-général des armées du roi, l'un des frères du Grand Colbert.

Il entre dans la marine française en étant admis en 1774 à l'école royale de la Marine du Havre. Au terme de sa formation, il est promu en 1777 enseigne de vaisseau. Il prend part à la guerre d'Amérique avec le grade de lieutenant de vaisseau, servant en particulier en 1781 à la bataille de Yorktown.

En 1790, il est reçu dans la société des Cincinnati [1], et est nommé capitaine de vaisseau en 1791[1].

Il émigra peu de temps après, fit la campagne de 1792 à l'armée des princes, et participe en juin et à l'Expédition de Quiberon. Échappé par miracle au « désastre de cette journée[1] », il put gagner la Vendée, et devint aide de camp de Stofflet, ancien garde-chasse du marquis Colbert de Maulévrier, son frère aîné[1]. En , il participe à Paris, à l'insurrection des sectionnaires contre la Convention, à l'issue de laquelle il parvient à s'enfuir et rejoindre Stofflet. Après la capture et l'exécution de ce dernier, en 1796, Colbert reprend le chemin de l'émigration et s'embarque pour les États-Unis, où il séjourne durant plusieurs années. Il s'y consacre à des voyages, dans les états de Pennsylvanie et de New-York, jusqu'à Québec, voyages dont il a laissé un récit qui a été publié[2].

Après l'amnistie des émigrés (), il rentre en France, où il se marie en . Il se tient à l'écart du régime impérial.

La Restauration le fit capitaine des gardes du pavillon amiral (1814).

Retiré à Montboissier (Eure-et-Loir), où il était propriétaire[3], il fut élu[4], le , au collège de département, député d'Eure-et-Loir, et fit partie de la majorité de la Chambre introuvable. Il vota constamment avec la majorité[1], et proposa, dans la session, de s'occuper d'une nouvelle rédaction des articles des différents codes, qui fût « en harmonie avec le gouvernement existant ». Le comte de Colbert-Maulévrier n'appartint pas à d'autres législatures.

Nommé, en 1816, au grade de contre-amiral en même temps qu'il était promu commandeur de l'ordre de Saint-Louis, il est mis à la réforme par l'ordonnance d', tout en restant capitaine de la garde du duc d'Angoulême[5].

Il ne put supporter cette sorte de disgrâce, et « mourut de chagrin[1] » le .

Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise (7e division)[6],[7], à Paris.

Écrits

  • La publication de La Gazette Française, feuille hebdomadaire imprimée à Newport à partir de , lui est attribuée[8].
  • Voyage dans l'intérieur des États-Unis et au Canada, édité en 1935 à Baltimore par l'Institut Français de Washington, 88 pages[2], lire en ligne.

Distinctions

Ascendance et postérité

Édouard Charles Victurnien Colbert était le fils cadet de René Henri Édouard Colbert Colbert (° 1706 - Lyons-la-Forêt), 2e marquis de Maulévrier, et de Charlotte de Manneville[10] 1731 - Rouen † exécutée le 8 thermidor an II () - Paris).

  • Il épouse, le à Versailles[11], Mlle Charlotte Pauline Christine de Montboissier-Beaufort-Canillac ( - Paris (paroisse Saint-Roch) † , inhumée au cimetière du Père-Lachaise, Paris XXe), fille de Charles-Philippe-Simon de Montboissier-Beaufort-Canillac, maréchal de camp, député aux Etats-généraux de 1789, et de Françoise Pauline de Lamoignon de Malesherbes. Elle était la petite-fille de Malesherbes. Ensemble, ils eurent :
    • Agathe Charlotte Pauline de Colbert (Paris, 6 avril 1804 - Caen, 3 septembre1833, inhumée au cimetière du Père-Lachaise (5e division)[12], mariée, le avec Antoine Bufile Woldemar René de Brancas, sous-préfet de Belfort (1815), puis de Nérac (1820), puis de Dieppe (1820), préfet de la Haute-Saône (1825), puis de l'Aube en 1829-1830 (1784-1842). Sans postérité ;
    • Marie Léontine de Colbert (Paris, 6 février1808 - Paris, 1877), à Paris Ier, avec Fernand de Fesques, marquis de La Rochebousseau (1801-1853). Officier de la Garde royale, il fait reconstruire le château de La Flotte. Sans postérité ;
    • Eugénie Louise Pauline de Colbert ( Montboissier, 14 juillet 1811 - Montboissier , 10 octobre 1863), mariée à Paris le avec Timoléon de Leusse (1804-1871), dont postérité.

Notes et références

Annexes

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