Édouard Gosselin
From Wikipedia, the free encyclopedia
| Naissance | |
|---|---|
| Décès | |
| Sépulture |
Cimetière Saint-Gervais (d) |
| Nationalité | |
| Domicile | |
| Activités |
| A travaillé pour | |
|---|---|
| Membre de | |
| Distinction |
Édouard Hippolyte Gosselin est un greffier-archiviste au palais de justice de Rouen, puis un érudit et historien français, né le à Paris, et mort le à Rouen[1].
Édouard Gosselin est né à Paris de parents originaires de Rouen. Après avoir passé sept années de service actif dans l'armée, dont trois en Afrique dans un bataillon de zouaves, il est venu s'installer à Rouen auprès de sa mère devenue veuve. Il est simple employé aux bureaux de la préfecture, et deux mois plus tard, il travaille au greffe de la cour d'appel de Rouen. Devenu un ami de M. Lintot, il l'a remplacé comme greffier audiencier en 1849. Il est devenu plus tard secrétaire de la questure de la Cour et le titre de conservateur des registres de la Chambre des notaires.
Cette position modeste a été amplifiée grâce à une circonstance particulière qui lui a permis de s'orienter vers des études historiques. En effet, il existait dans les combles du Palais de Justice un amas considérable de vieux documents dont la destruction était réclamée depuis longtemps. Dès 1840, le Conseil général avait demandé au gouvernement d'accorder une allocation pour procéder au classement des archives de la Cour royale. Le , le doyen des présidents écrit aux commissaires inspecteurs de la Cour « ces tas de papiers en pourriture, qui étaient en même temps qu'un foyer d'infection un sujet d'inquiétude » et les pressait d'aviser « à l'enlèvement de ces chiffons presque sans valeur ». Le , une commission réunie par le préfet a exprimé le vœu que ces papiers « fussent mis à la disposition du Domaine, pour la vente en être faite sous le contrôle et la surveillance de personnes qui seraient désignées dans l'intérêt de la Cour et du département ». Les mesures étant mal définies, l'avis n'est pas suivi. Une nouvelle commission est réunie par le préfet en 1851 qui passe plusieurs jours pour examiner les papiers de rebut entassés dans le grenier du Palais de justice. C'est alors un amas poudreux, putréfié nauséabond de 75 à 80 mètres cubes dont un dixième est irrécupérable. Le rédacteur du rapport de la commission remarque que ces documents intéressent tous les départements de l'ancienne province de Normandie car ils étaient du ressort du Parlement de Normandie, de la Cour des aides et de la Cour des comptes, joints à ceux de l'époque de la Révolution. Le département de la Seine-Inférieure est particulièrement intéressé car ce dépôt comprend en outre un résidu des fonds des bailliages, des amirautés, des maîtrises des eaux et forêts, des greniers à sel et des hautes justices établis dans la circonscription de ce département. Ce rapport adopté à l'unanimité, le préfet a accordé 3 000 francs pour faire le dépouillement des papiers entassés dans les combles du Palais de justice, le conseil général de la Seine-Inférieure vota 2 000 francs et le département de l'Eure 1 000 francs. Édouard Gosselin est chargé de ce travail par un arrêté préfectoral du . Ce dernier se mit immédiatement à cette tâche et termina le triage en . Les collections des archives purent être complétées, les registres égarés retrouvèrent une place sur les rayons et d'autres documents furent déposés aux archives des départements de la Seine-Inférieure et de l'Eure.
Du dépouillement et de l'examen de ces documents, Édouard Gosselin a tiré des notes manuscrites qui lui ont permis de rédiger des articles parues dans la Revue de Normandie dont il a été un des rédacteurs les plus féconds entre 1861 et 1869, et dans les Mémoires de l'Académie des sciences, belles-lettres et arts de Rouen.
Édouard Gosselin est devenu membre de l'Académie de Rouen le et la Société rouennaise de bibliophiles[2] le choisit pour président au moment de sa fondation et édita en 1871 le Discours du siège de la ville de Rouen au mois de novembre 1591 de Guillaume Valdory (154.?-1601). La Société de l'histoire de Normandie l'a élu membre de son conseil en 1875. Il a aussi été membre de la Société des antiquaires de Normandie.
Ses obsèques sont célébrées dans la cathédrale Notre-Dame de Rouen et il est inhumé au cimetière Saint-Gervais de Rouen[3].
Décoration
Officier d'académie, le [4].