Édouard Kaiser
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(à 76 ans) La Chaux-de-Fonds |
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Édouard Kaiser est un peintre de paysages et de scènes de la vie industrielle et horlogère de La Chaux-de-Fonds, en Suisse, où il naît en 1855 et meurt en 1911.
Édouard Kaiser se forme d'abord dans l'atelier de son père, qui est lui-même graveur et guillocheur à La Chaux-de-Fonds[1],[2]. Dès 1869, il suit des cours du soir de dessin et de peinture à l'école d'art de La Chaux-de-Fonds. Ses professeurs Jules-Jacques Jacquot-Guillarmod et William Hirschy l'encouragent dans sa carrière artistique[1]. Il complète ensuite sa formation artistique grâce à des voyages à Paris, en Italie, en Belgique et aux Pays-Bas[1],[2].
Il obtient le brevet fédéral pour l'enseignement du dessin en 1879, et dès lors, donne des cours parallèlement à sa carrière artistique[1]. Il est professeur de dessin à l'école primaire dès 1878, puis au gymnase de La Chaux-de-Fonds en 1903[2]. La figure de l'artiste professeur, qui abandonne le projet d'une carrière auréolée de gloire au profit de la pédagogie et de transmission, apparaît progressivement au XIXe siècle. Le « Père Kaiser » en fait partie, et initie de nombreux futurs artistes de La Chaux-de-Fonds aux beaux-arts[3]. Kaiser s'investit dans la pédagogie et l'enseignement du dessin, et vers 1894, il est le premier à faire travailler ses élèves avec des objets en trois dimensions (modèle en plâtre, plante, animal), et non plus des lithographies comme c'était le cas auparavant[4].
En 1892, son épouse Rosine Graber et lui-même ont un fils, Édouard Kaiser fils (1892 - 1957) qui deviendra lui aussi peintre[5].
Œuvres
Édouard Kaiser est connu pour ses paysages et ses scènes de genre illustrant la vie industrieuse Chaux-de-Fonnière[1],[2]. Son style réaliste et descriptif, teinté d'idéalisme rappelle les œuvres de son mentor Albert Anker, avec qui il entretient une longue correspondance dès 1892[1],[2],[6]. C'est Anker qui incitera Kaiser à poursuivre ses choix de sujets humbles et mélancoliques[1],[3].
L'art moderne et les mouvements d'avant-garde ne se fleurissent pas à La Chaux-de-Fonds à la fin du XIXe siècle. La tradition figurative prévaut et le courant Chaux-de-Fonnier que l'on appellera le « réalisme socialiste », dont Kaiser est l'une des figures, se développe[1].
En 1900, il gagne une médaille d'argent à l'Exposition universelle de Paris avec son tableau Atelier de boîtiers[2],[3].
Ses œuvres sont principalement conservées au musée des beaux-arts de La Chaux-de-Fonds et au musée d'art et d'histoire de Neuchâtel[2].